Bon je sais que la semaine dernière  je vous ai laissé sur votre faim, donc j'ai essayé de me rattraper... Merci pour vos mails, vous êtes géniales.

Bonne lecture

So ;)

 Et du Chaos Naîtra la Création…

 

                                                                                                                                       Onzième Partie

 

                                                                                                                                       Par SoFrost

 

 

 

Chapitre 65 : Sara

 

Je n’aurais jamais cru que le sol serait si froid. Non pas que j’aie eu tellement d’occasions de me retrouver par terre, ou que je me sois vraiment interroger sur la température du sol. Mais maintenant je le sais, c’est froid, assez froid pour me donner des frissons malgré toute l’épaisseur de mes vêtements.

 

Adam est en train de respirer profondément au dessus de moi. Il me regarde intensément, je me demande à quoi il pense à cet instant précis. Dans une main il a un flingue – dont le canon est actuellement contre mon front – et l’autre tient ma gorge fermement. Alors mes bras sont peut être libres, mais pour le coup l’idée de bouger n’est pas vraiment attrayante.

 

« Greg, dit lui de la fermer, » dit soudain Adam avec une voix calme et égale. Il me faut une minute pour comprendre ce à quoi il fait référence et prendre conscience du fait que Grissom est en train de gueuler à travers le microphone de la salle d’observation. Je sens la main d’Adam se refermer sur mon cou, me coupant presque complètement la respiration.

 

Greg ne bouge pas. Il ne montre aucun signe d’avoir compris ou même entendu les mots d’Adam. Il est aussi raide qu’un piquet et tient son arme de toutes ses forces. Il transpire abondamment et sa respiration est superficielle. Moi aussi, j’ai du mal à respirer.

 

« Greg ! » j’arrive à dire, et réussis à attirer son attention. Il me regarde comme s’il venait juste de sortir de sa transe. Les mots d’Adam lui pénètrent enfin le cerveau et il se tourne vers la vitre sans teint.

 

 « La ferme Grissom, la ferme ! » il crie presque, ce qui fait effectivement taire Grissom.

 

Une fois le silence de retour, je vois l’ombre d’un sourire se peindre sur les lèvres d’Adam. « Merci Greg, » dit il en libérant un peu de pression de sur ma gorge. Pas trop, mais assez pour que je puisse respirer. « Pfffiou… »  il soupir. « Tout est à nouveau sous contrôle, » il ricane. Il regarde Greg et l’observe pendant un long moment. « Ça va mon pote ? » il demande presque avec sincérité.

 

« Laisse la partir Adam, » dit Greg après une pause.

 

« Je vais prendre ça pour un oui, » Adam réplique avant de me regarder. « Et toi Sara ? »

 

« Je me porte comme un charme, » je dis sarcastiquement.

 

« Greg à cet instant précis il s’agit de garder son calme. Parce que si quelqu’un perd son calme les conséquences risqueraient d’être moches à voir. Et on ne veut surtout pas ça, n’est ce pas ? Alors je te le demande Greg, est ce que tu es cool ? » demande Adam. Et comme Greg ne répond pas il ressert son étreinte sur ma gorge, cette fois il m’étrangle ce qui me fais tressaillir avec panique. « Ecoute Greg, quand je te pose une question j’attends une réponse, » ajoute-t-il en tournant la tête vers Greg, son expression est sévère. Je commence à me tortiller en dessous d’Adam, le manque d’oxygène est insoutenable. « Est-ce que tu m’a compris Greg ? »

 

Greg acquiesce de la tête mais Adam de cesse pas de m’étrangler alors je lutte encore pour ne pas m’évanouir. « Encore une fois, est ce que t’es cool ? » Greg bouge la tête à nouveau. « Bien, » dit Adam en relâchant enfin la pression qu’il exerçait sur mon cou. Je respire aussi profondément que je le peu – ce qui n’est pas beaucoup.

 

Adam est calme et concentré, il ne semble pas nerveux, il ne semble même pas se préoccuper de la situation.

 

Greg ferme les yeux et prend une grande inspiration.  « Adam laisse la partir. On parlera. Réfléchit un peu, t’es cerné, il y a au moins vingt personnes derrière cette porte qui ne veulent qu’une chose, t’abattre. Alors parlons calmement, et laisse la partir, » dit il d’une voix contrôlée.

 

Adam rit un peu avant de secouer la tête. « Greg, réfléchit un peu deux secondes. Est-ce que tu crois vraiment que je me souci de sortir de là vivant ? »

 

« Je suppose donc que la réponse est non, » répond Greg après un moment.

 

« Très malin, » Adam réplique. Les choses vont de mieux en mieux, ma vie est entre les mains de quelqu’un qui se fout de tout et qui n’a rien à perdre. Géniale la perspective.

 

« Tu avais planifier tout ça, » ma voix résonne, gagnant l’attention d’Adam.

 

Il me regarde avec intensité. « T’as raison, c’est vrai. Pas au début cela dit, mais une fois que j’en ai appris un peu plus sur toi, j’ai décidé qu’il fallait absolument qu’on se rencontre. »

 

Comme c’est touchant.

 

« Si ça n’avait pas été pour toi, tout aurait été fini il y a bien longtemps, » il ajoute.

 

« Je suppose que je devrais me sentir chanceuse » je réplique sans émotions.

 

« Tu devrais. J’ai fait tout ça pour avoir une chance… » il laisse sa phrase en suspens.

 

« Une chance de quoi Adam ? » demande Greg.

 

« Ben, j’ai une proposition pour Sara, » Adam répond à Greg avant de s’adresser à moi. « J’ai une proposition pour toi, » il fait preuve de politesse ce qui est complètement absurde et dans d’autres circonstance j’aurais peut être ris.

 

« Quelque part je doute que ça va m’intéresser, » je lui réponds.

 

« Bordel, où sont tes manière ? Tu dois écouter ma proposition avant de donner ton opinion dessus même si tu ne fais que prétendre que tu y réfléchi, » il me réprimande.

 

J’ai l’impression que le canon de son arme est sur le point de me traverser le crâne. « Autant pour moi, » je m’excuse plus ou moins.

 

« J’étais sérieux plus tôt. Je suis surpris et impressionné que tu sois allé si loin dans la vie avec toutes ces choses toujours dans ton système, » Adam commence « Je sais ce que t’as dû traversé parce que nous aussi on a traversé ça, » son regarde est intense et profond, il garde le silence pendant quelques secondes comme s’il attendait une réponse ou une réaction de ma part. « Est-ce que tu vas avoir l’audace de nier que tu traverse encore toutes ces choses ? »

 

Je pourrai le nier. Mais ce serait un mensonge. De manière générale je ne mens pas. De plus avoir une arme sur la tête a tendance à me faire éviter toute forme de déni.  Et puis je ne sais pas, mais il y a quelque chose chez Adam qui m’empêche de mentir. Je ne pourrai pas lui mentir alors même que ma vie en dépend. Je suis comme un livre ouvert pour lui, peu importe à quel point j’essaie je n’arrive pas à trouver un endroit où me cacher. Et à cet instant, il s’agit de faire face à moi-même pour la première fois depuis bien longtemps.

 

« Alors ? » il demande.

 

« Non, » je réponds dans un murmure.

 

Greg essaie de bouger mais Adam presse ma gorge à nouveau. « Est-ce que tu sais combien de temps cela prendra à une balle pour traverser son crâne ? Hein Greg ? » il lui demande avec furie dans les yeux. « Ben, peu importe à quel point tu es rapide ce sera toujours plus rapide que toi, » la voix d’Adam est calme et assurée mais le sérieux de sa menace est là. Une fois qu’il est sûr que Greg ne fera rien, il retourne son attention sur moi. « T’en n’as pas marre de tout ça ? » il me demande.

 

« Marre de quoi ? » je questionne, confuse.

 

« De recommencer encore et encore, » dit il d’un air simplement. « Chaque fois que tu vas de l’avant, ça te rattrape. Peu importe combien d’amour tu reçoit, ou à quel point tu te sen mieux, chaque fois il y a quelque chose qui craque et tout revient, et ça te met la tête à l’envers. Bam ! Retour à la case départ, » il s’arrête, perdu dans ses pensées. « Alors me voilà, je suis là pour te faire une proposition. Je t’offre ta liberté. La liberté par rapport à tout ça, » dit il sérieusement.

 

Je déglutis avec peine. « Comme tu l’as offerte au filles ? » je demande.

 

« Non, t’as toujours rien pigé. Je ne leur ai rien offert. Je leur ai fourni l’aide qu’elles attendaient de moi. Elles m’ont demandé d’être libre et je les ai aidé. Mais là, je te demande de choisir, ce que tu veux vraiment, » il soupire. « Sara, tu ne peut pas échapper à ton passé parce qu’il fait partie de toi. C’est un cercle vicieux, ça ne s’arrêtera jamais. Il y aura toujours ce moment où tout ce que t’auras construit se cassera la gueule à cause de toute cette merde que tu dois endurer, » il s’humidifie rapidement les lèvres. « Je t’offre la paix d’esprit. »

 

Je ferme les yeux,  ma tête tourne si vite que j’en ai le vertige. Ses mots ont un effet dévastateur sur moi. Ils sont si proches de la vérité, c’est une image parfaite de ma vie.

 

Je commence à penser à Catherine. Puis je pense à Babycake, à Nancy et Jérémy, à Greg, Nick, Warrick – mes frères, Grissom – mon mentor, Brass – le père que je n’ai jamais eu, Doc Robbins, Travis et encore Catherine. Ma famille dysfonctionnelle, mais le mot clef c’est ‘famille’. C’est étrange parce que ce n’est pas la première fois que cette pensée me traverse l’esprit, mais jusqu’ici ça n’avait pas tellement d’importance.

 

Greg, j’aimerai pouvoir lui dire que ce qui est en train d’arriver et qui éventuellement arrivera n’est pas de sa faute. Qu’il s’en sort comme un chef. Je ne peux pas imaginer ce qu’il doit ressentir actuellement.

 

Alors que l’oxygène me manque à nouveau j’ouvre la bouche pour essayer de respirer. Au lieu de ça, le goût du métal froid envahi ma bouche et ensuite j’entends le clic du cran de sécurité qui est retiré. Ça ramène mon attention dans la pièce. J’ouvre les yeux et regarde Adam à nouveau.

 

« Ne t’évade pas en ma présence Sara. Il faut que tu reste ici pour prendre une décision, » dit il doucement.

 

Un autre clic résonne dans le silence étrange. « Adam, ne fait pas ça, » dit Greg d’une voix tremblante.

 

« Tu crois pouvoir me tirer dessus Greg ? Est-ce que t’as déjà tuer quelqu’un avant ? » Adam répond sans me quitter du regard. « Vas y, appuies sur la détente, » il met Greg au défi toujours en me fixant du regard. Il prend une grande inspiration. « Maintenant, Sara, as-tu pris une décision ? Est-ce que tu veux être libre une fois pour toute ou est ce que tu préfère continuer à recommencer sans cesse ? »

 

En fait, j’ai sérieusement réfléchit à sa proposition.

 

« Haapaimoraneuhuheuéroihihieneingue, » je réponds. C’est ça foutez vous de moi, mais je voudrais bien vous y prendre à essayer de parler avec un flingue dans la bouche.

 

« Pardon ? » Adam dit d’un air faussement naïf, apparemment très amusé par la situation, avant de retirer son arme de ma bouche mais il le garde très près de mes lèvres.

 

« Ça  n’a pas d’importance vu que c’est toi qui tiens le flingue, » je répète. Quelle importance ? Après tout il me tuera peut être peu importe ma réponse, alors j’ai décidé de laisser aller. Il n’y a rien que je puisse faire sauf attendre.

 

« Je suppose que t’a raison à un certain niveau. Mais ça a une importance pour moi, » Adam réplique.

 

« Alors dans ce cas, juste entre toi et moi…je choisi de continuer à recommencer encore et encore, » je dis d’une voix tendue.

 

« Pourquoi ? » il me demande avec un regard confus.

 

« Parce que, j’ai découvert récemment que ça en valait toujours la peine, » je réponds simplement. Ça me vaut d’avoir à nouveau le flingue dans la bouche, mauvaise réponse je suppose.

 

« Vraiment ? » il demande.

 

Je ne réponds pas et me contente d’affirmer avec ma tête. Il ricane. « On pensait ça nous aussi, mais à la fin de la journée c’était toujours la même chose. Toute cette merde était toujours là, nous empoisonnant l’esprit, et ruinant tout ce qu’on essayait de construire. Chaque fois qu’on allait de l’avant ça nous aspirait à nouveau dans l’ombre et putain on a essayé dur, » les larmes coulent à flot sur ses joues. « En fin de compte on était étouffé par le sentiment d’ultime, de complet, absolu…vide, » dit il en soulignant chaque mot. Il ferme ses yeux et prend une grande inspiration. Quand il rouvre ses yeux il y a de la détermination dans son regard. Il me lance un sourire radieux et sincère, mais ensuite ce sourire s’estompe.

 

Je suppose que c’est là que tout s’achève...

 

Je pense très fort à Catherine pour me calmer. Mon cœur menace de me détruire la cage thoracique d’une seconde à l’autre. Laisse partir, Sara, lâche prise ma grande.

 

« Je t’en prie Sara, pardonne moi, » Adam me supplie à travers ses larmes. Il hoche la tête de manière répétée. « Pardonne moi »

 

« Adam, non ! »

 

 

Chapitre 66 : Catherine

 

« Salut la belle au bois dormant, » une voix douce me réveille.

 

Je me sens désorientée. Je regarde autour de moi et voit un immense jardin, plein de couleur. « Quoi ? » je réponds avec éloquence. « Sara ? » dis je quand je réalise qu’elle est en train de me regarder.

 

« Oui ? Quelque chose ne va pas ? » elle me demande en fronçant les sourcils légèrement. Mais il y a quand même un sourire qui fait grâce à ses lèvres. Je suis entourée par une chaleureuse plénitude et soudain j’oublie ce que j’étais en train de dire.

 

« Non, tout va bien, » je dis avec un sourire idiot. Je regarde aux alentours, ce jardin m’est si familier et si étranger à la fois. « Où est ce qu’on est ? »

 

« Dans le jardin »

 

Je ricane. « Oui, merci, je peux voir que c’est un jardin, mais où spécifiquement ? »

 

Elle me sourit et fronce à nouveau les sourcils. « T’es sûre que ça va ? »

 

« Oui, pourquoi ? »

 

« Je ne sais pas, tu as l’air bizarre, » elle hausse les épaules. « Cath, on est dans notre jardin. »

 

« Arrêtes ton char Ben Hur. Aller, sérieusement, où est ce qu’on est ? »

 

« Je viens de te le dire. On est dans notre jardin, » elle pointe le paysage fleuri devant nous. « C’est à nous, » dit elle comme si j’étais censée le savoir. Je suis sur le point de protester quand elle prend mes mains et me lève du banc où nous étions assises. « Viens avec moi. »

 

Je la suis pendant qu’elle me guide dans le jardin. Je ne me souviens pas avoir jamais vu autant de belles fleurs en même temps ou au même endroit. Elle en prend une et me la tend – je pense que c’est une tulipe. Elle ne dit rien et se contente de sourire avant de m’embrasser tendrement sur la joue. On continue à marcher en silence, main dans la main puis elle s’arrête soudain à un endroit. « Là. Ça ne te rappelle rien ? » me demande-t-elle avec une étincelle dans les yeux.

 

Je regarde et voit ‘notre arbre’. C’est là qu’on a eu notre vrai premier rendez vous. Elle m’a emmené dans un parc sympa avec un arbre immense. Il y avait une vue magnifique et l’endroit était paisible. « Bien sûr, c’est là qu’on a fait notre premier rendez-vous, » je réponds avec un sourire rayonnant.

 

« Tu t’en souviens ? »

 

« Comment pourrait je l’oublier ? » je ricane. « J’étais si nerveuse que j’ai enchaîné les catastrophes. J’ai tâché ton chemisier avec du vin, je t’ai écrasé le pied et j’ai faillit t’assommer. Je ne pouvais pas m’empêcher de glousser comme une ado, et je n’arrêtais pas de gigoter. Jamais un rendez vous ne m’a rendu si nerveuse ou maladroite, mais c’était le meilleur des rendez-vous, je me suis amusée, et j’en ai apprécié chaque second et le baiser était tout simplement…wow, » dis je en sentant mes joues rougir.

 

Elle glousse et me caresse la joue de sa main. « Tu es belle quand tu rougis, non pas que tu ne le sois pas quand tu ne rougis pas. »

 

« Tu m’as manqué,» je lui dis.

 

Elle secoue la tête et fronce les sourcils. « Je ne t’ai jamais quitté, » elle réplique avec un doux sourire.

 

Il y a une drôle d’odeur qui s’attarde dans l’air. Quelque chose de doucereux et âcre, c’est si fort que ça commence à couvrir l’odeur des fleurs qui nous entourent. « Qu’est ce que c’est que cette odeur ? » je renifle un peu « De l’ammoniac ? » mais avant que Sara puisse me répondre j’entends un bruit venant de derrière moi. Je me tourne mais ne vois rien. « Est-ce que t’as entendu ? » je demande à Sara toujours en regardant aux alentours.

 

« C’est le rappel à la réalité, » je la sens murmurer dans le creux de mon oreille.

 

« Quoi ? » je me retourne pour la regarder mais elle a disparue. Je panique  « Sara ? » je l’appelle. « Sara ? Où es tu ? » je l’appelle encore. L’odeur hideuse me donne la nausée. Je tourne dans tous les sens mais ne vois aucunes traces de Sara. Le jardin a disparu, il n’est plus qu’un terrain vide fait de cendres. Je regarde ma main et la tulipe que je tiens est en train de se putréfier sous mes yeux.

 

« Catherine… » j’entends. Je regarde partout mais ne vois personne. L’odeur me fait tourner la tête.

 

J’ai l’impression que le sol vient de s’ouvrir sous mes pieds, je commence à tomber dans l’ombre.

 

xxxxx

 

 

« Catherine… » dit une voix grave. « Cath, aller réveille toi, » je sens que mon corps est secoué légèrement.

 

« Heu… » je gémis à cause de la douleur dans mon crâne. Il y a encore cette odeur. Je recule ma tête brutalement pour m’en éloigner, j’ai besoin d’oxygène.

 

« Elle revient à elle, laissez la respirer, » une voix ordonne.

 

J’ouvre les yeux et prends le temps de m’ajuster avec mon entourage. « Sara ? »

 

J’entends un doux rire. « Non, pas vraiment, » je me concentre et découvre le doux visage de Warrick au dessus du mien. « Hey, tu m’as fait une sacré trouille. Ne refait pas ça ok ? »

 

« Qu’est ce qu’il s’est passé ? » je demande en essayant de me relevé mais le vertige me fait retomber presque immédiatement. Heureusement que Warrick me tient fermement, c’est là que je vois un mouchoir dans sa main, probablement humide avec de l’ammoniac.

 

« Oh là, doucement Cath. Ok ? doucement. »

 

« Qu’est qu’il s’est passé ? », je répète.

 

« Je ne sais pas, il y a eu un coup de feu qui venait d’une des salle d’interrogation et avant que je ne réalise ce qu’il se passait tu t’es évanouie ».

 

Il me faut deux secondes pour refaire les connexions nécessaire. Sara. « Sara, » je dis dans un souffle. Je me sens malade à nouveau alors que mon esprit commence à s’engager  seul dans les pires scénarios. Je la vois allongée sur le sol avec une arme contre la tête. Quinze minutes à peine après qu’on m’ait jeté de la salle d’observation il y a eu un coup de feu.

 

Oh mon dieu. Pitié faite que ce ne soit pas ce que j’ai peur que ce soit. Je me relève autant que je peux et commence à marcher vers la salle fatidique. Je commence à paniquer. Je ne sais pas si j’arriverai jusque là bas. Warrick, vient à mes côtés et m’aide à marcher là où la foule de laborantins s’est rassemblée.

 

Je supplie pour qu’on ait épargné la vie de Sara et celle de Greg.

 

Par pitié faites, qu’elle soit en vie.

 

Je suis paralysée. J’ai envie d’entrer et de voir ce qu’il s’est passé mais d’un autre côté j’ai tellement peur de ce que je pourrais y découvrir que j’essaie de garder l’illusion que tout va bien un peu plus longtemps.

 

« Willows ! Brown ! » Conrad Ecklie nous interpelle. « Je vais avoir besoin de vous. Prenez vos kits, cette salle d’interrogatoire doit être analysée comme une scène de crime, » dit il d’une voix tendus. « Tout  de suite  ! » et sur ce il se tourne vers la foule. « Que tout le monde retourne au boulot maintenant ! Et je veux dire MAINTENANT !! » dit il en les chassant un par un.

 

Je me tourne vers Warrick. J’essaie de parler mais rien ne sort. « Est-ce que tu veux que je le fasse tout seul ? » il me demande gentiment.

 

Mon esprit crie oui, mais je secoue la tête pour dire non.

 

Je pourrai parler de conflit d’intérêt comme raison pour ne pas le faire, pour ne pas entrer dans cette salle. Mais Sara n’est pas mon amante, elle est celle que j’aime, ce sont deux choses différentes.

 

Partie XII

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L'adrénaline est donc à son comble ( je prends les paris pour la suite des évènements)...et va le rester pendant un petit bout de temps...juste assez pour que le p'tit diable arrête de délirer (non parce que là c'est abusé)... enfin je dis ça je dis rien... ;)