Je veux savoir ce qu’est l’amour…

 

Troisième Partie

 

(Par Cara CSI )

 

 

 

 

Cela faisait déjà presque trois jours que je ne fermais plus l’œil à cause de la gifle que j’avais donné à Lindsay.

 

Mais de quel droit lui avais-je donné une gifle ? Ce n’était pas ma fille, je n’avais aucun lien de parenté avec elle, je n’étais même plus la petite amie de Catherine.

 

Et quand bien même, cela ne me donnait pas le droit de lever la main sur elle…

 

Heureusement pour moi cette nuit était ma nuit de repos, cela allait me faire le plus grand bien d’être loin du labo… loin de Catherine ! Depuis que j’avais giflé sa fille je n’arrivai plus à la regarder dans les yeux, je savais que je devais lui parler de ce qui s’était passé avec Lindsay mais je n’en avais pas le courage, car je savais que cela déclancherait forcément une dispute entre nous… et c’était la dernière chose dont j’avais envie…    

 

Des coups vifs et saccadés sur ma porte d’entrée attirèrent alors mon attention

 

Par réflexe je jetais d’abord un œil derrière le judas…

 

C’était Cathrine… elle n’était pas venue chez moi depuis notre séparation un mois plus tôt.

 

Je n’avais pas vraiment très envie de lui ouvrir… après tout c’était mon jour de congé ! Mais elle n’était sûrement pas là pour le boulot, non, si elle était venue jusque ici c’était pour me voir à titre personnel !

 

Elle avait fait l’effort de venir jusqu’ici, je pouvais bien faire l’effort de lui ouvrir la porte… mais j’avais tout juste déverrouillé cette dernière que quelque chose me dit que j’allais le regretter…

 

« Cath ?! Qu’est ce que tu fais là ? »

 

« Je suis venue pour te parler de Lindsay… » Répondit-elle l’air un peu agité

 

« Oh… » Mon corps tout entier se tendit  

 

« Elle m’a dit ce qui s’était passé dans mon bureau l’autre jour… je voudrais qu’on en parle Sara ! » me dit elle en plongeant ses yeux dans les miens      

 

Je m’écartais de la porte lui laissant ainsi le champ libre pour entrer dans mon appartement. Elle se glissa rapidement à l’intérieur et se dirigea droit vers le comptoir de la cuisine. Je refermais la porte derrière elle avant de prendre une grande respiration, cela allait certainement être notre plus beau combat.

 

Catherine s’était assise sur un tabouret qui faisait face à mon comptoir de cuisine, dieu que cette femme était belle, ce que je pouvais l’aimer… la désirer…

 

Elle doit me détester pour ce que j’ai fait à Lindsay, j’étais sûre que Catherine n’avait jamais levé la main sur sa fille. Il était grand temps pour moi d’affronter la fureur d’une mère en colère…

 

« Sara… »

 

Nous y voilà…

 

« Je suis désolée… »

 

Quoi ?! Mais genoux tremblaient tellement que je n’entendais pas ce que Catherine me disait, j’avais des mirages auditifs.

 

« Lindsay m’a raconté votre dispute de l’autre jour… et je voulais m’excuser ! »

 

« T’excuser de quoi ? » lui avais je demandé en m’asseyant sur un siège près du sien

 

« Je n’aurai pas du laisser traîner ton dossier ! Et Lindsay n’aurai pas du le lire ! Je suis vraiment désolée ! Je pensais avoir mieux élevé ma fille ! » Me dit elle les yeux brillant de larmes

 

« Ce n’est pas très grave… »

 

« Si c’est grave ! Ces dossiers sont confidentiels ! Je pourrai perdre mon travail pour ça ! Et Lindsay s’est permis de te dire des choses horribles suite à ça ! »

 

« Je ne l’ai pas épargnée non plus… j’ai été dure avec elle ! »

 

« Tu as simplement riposté Sara… »

 

« C’est une enfant Cath… et pendant un court instant je l’ai oublié… elle m’a poussée à bout et j’ai craqué… je… j’ai… » Mes mains s’étaient mises à trembler.

 

Catherine avait alors saisit ma main dans la sienne : « Je sais… elle m’a parlé de ça aussi ! »    

 

Le silence s’installa entre nous…

 

« Pour dire la vérité c’est même la première chose qu’elle m’ai dit ! Elle espérait que je prendrai son parti contre toi… que j’irai ruer dans les brancards et pour être honnête c’est ce que j’ai failli faire ! Et puis je me suis dit qu’avant de foncer tête baissée comme à mon habitude, je devais éclaircir un peu tout ça ! Quand elle m’a enfin avoué la vérité j’étais furieuse contre elle… et terriblement déçue ! J’avais honte de ce qu’elle t’avait fait… et si j’avais été là le jour où elle t’a dit toutes ces choses je crois que je l’aurai giflée moi-même ! »

 

« Elle était en colère Cath… et moi aussi ! On s’était laissées emportées ! Si tu savais comme je m’en veux d’avoir levé la main sur Lindsay ! »

 

« Je sais que ça doit être dur pour toi… mais rassure toi tu n’es pas un monstre ! Tu n’es pas comme ton père ! » Dit elle en me prenant dans ses bras.

 

Catherine avait toujours été très perspicace, elle pouvait lire en moi comme dans un livre ouvert, c’est pour ça que je ne pouvais jamais lui cacher les choses bien longtemps ! Elle savait aussi que ma plus grande peur était de ressembler à mon père.

 

« Tu n’es pas comme lui… » Murmura t’elle encore une fois avant de m’embrasser le sommet du crâne. « Tu ne seras jamais lui… je sais que même si les choses ne sont pas faciles, tu aimes Lindsay… si tu ne l’aimais pas sincèrement tu ne m’aurais pas quittée pour la protéger… »

 

Oui c’est vrai, j’aimais cette gamine presque autant que si c’était la mienne ! Catherine avait raison… je pourrai donner ma vie pour elle !

 

« Les choses finiront par s’arranger, tu verras… » Me dit-elle avant de m’embrasser tendrement sur les lèvres

 

« Comment peux tu en être si sûre ? »

 

« Je le sais parce que je t’aime ma Sara… et que je ne peux pas vivre sans toi ! Je refuse de choisir entre Lindsay et toi… chacune de vous a sa place dans mon cœur ! Et je trouverai un moyen pour que les deux femmes de ma vie s’entendent, tu peux me faire confiance ! »

 

Si il y avait bien une chose que j’avais comprise et dont je ne doutais jamais depuis toutes ces années c’était que Catherine Willows obtenait toujours ce qu’elle voulait d’une façon ou d’une autre !

 

« Il faut que j’y aille sinon je vais être en retard et Ecklie va encore piquer une crise ! Je t’appelle plus tard… » Dit-elle avant de m’embrasser de nouveau et de quitter mon appartement en chantonnant.

 

Depuis quand Catherine Willows chantonnait-elle ?

 

Et depuis quand me menait-elle par le bout du nez ? Réveille toi Sara… elle t’a toujours menée pas le bout du nez !

 

Cette visite m’avait perturbée au plus haut point… Catherine avait agit comme si elle était arrivée en terrain conquis, comme si je lui appartenais… Parce que ce n’est pas le cas peut être ?! Tu lui as déjà offert ton cœur il y a de nombreuses années grosse maligne ! Elle est simplement venue chercher ce qui était à elle…

 

Donner c’est donner reprendre c’est voler ! Et personne ne vole Catherine Willows !

 

Que voulait dire cette visite au juste ?... Étions-nous de nouveau ensemble ? Non bien sûr que non puisque le problème avec Lindsay n’était pas réglé, et je n’étais pas revenue sur ma décision… je ne voulais pas lui mentir et lui cacher ma relation avec Catherine !

 

Pourquoi Cath était-elle passée me voir ce soir ? Juste pour me dire qu’elle m’aimait et qu’elle trouverait une solution à notre « problème » ?!

 

Waow… Catherine Willows m’aime ! Cela me fait toujours un drôle d’effet quand je pense à ça !  Oui, si elle était passée ce soir c’était sa façon à elle de me dire « ne m’oublie pas… Je veux faire partie de ta vie ! »

 

Catherine et moi étions amoureuses l’une de l’autre il n’y avait aucun doute là dessus mais cela ne suffisait pas à nous rendre heureuses ! La vie n’est pas toujours aussi belle que dans les Disney…

 

Si on était dans un Disney les choses seraient bien plus simples… je serai le beau et parfait prince charmant en collant qui tombe amoureux de la princesse Catherine au premier regard, ce qui dans mon cas n’est pas tout à fait faux… Et je l’enlèverai sur mon magnifique cheval blanc, pour aller couler des jours heureux dans le château de mon père ! Lindsay serait un elfe des forêts ou un nain qui m’aiderait à conquérir le cœur de la belle princesse ! Ben oui dans les Disney les belles princesses ont rarement des filles de 12 ans, ça casse un peu le mythe sinon !   

 

Je réfléchissais sérieusement à la question… Si Catherine était une princesse « Disney » elle serait Aurore… blonde, la taille fine, l’œil vif… Cela ferait donc de moi le prince Philippe… grand, brun, le sourire ravageur , et je danserai au milieu d'une forêt ! Tout moi quoi ! Je ne pu m’empêcher de glousser… Cela faisait des jours que je n’avais pas le moral et il avait suffi d’une visite de Catherine pour que mon cœur soit plus léger !

 

On a frappé non ?! Décidément c’est le jour des visites ! Je me dirigeais vers la porte en chantonnant « Mon amour je t’ai vu au beau milieu d’un rêve… mon amour un aussi doux rêve est un présage d’amour… je saurai t’aimer j’en ai rêvé  »  Quand je vous disais que chanter du Disney veut dire qu’on a touché le fond !  

 

Et là en ouvrant la porte, si on avait été dans un Disney bien sûr, Catherine se serait trouvée là souriante, pour faire écho à ma chanson… mais ce ne fut évidemment pas le cas…

 

Ce fut une autre petite blonde qui me fit face…

 

Mon elfe des forêts…

 

« Lindsay ? »

 

« Salut… » Dit-elle en fixant le bout de ses chaussures

 

« Mais comment es tu arrivée là ? »

 

« En taxi… d’ailleurs il attend en bas, j’avais pas assez d'argent pour le payer alors il a gardé mon sac à dos »

 

« Quoi ?! Ok… rentre ! Installe toi je reviens tout de suite ! » Lui dis je en prenant mon portefeuille.

 

Le taxi était bien là à attendre… au moins cette fois Lindsay n’avait pas fait de stop, comme la dernière fois où elle avait eu envie de faire un tour !

 

Je donnais les 20 dollars qui manquaient au chauffeur et pris le sac de Lindsay sous le bras. Lorsque je pénétrais de nouveau dans mon appartement, je trouvais la petite blonde assise près de mon comptoir de cuisine…

 

Cette image me fit sourire… Catherine était assise là quelques heures plus tôt… je trouvais ça plutôt amusant que Lindsay aie choisi la même place que sa mère, ce n’est pourtant pas les sièges qui manquent chez moi.

 

Sans un mot je me dirigeais vers la cuisine et au passage je posais le sac de Lindsay sur le comptoir.

 

« Merci » me dit-elle dans un murmure

 

« Pas de quoi… »

 

Le silence s’installa de nouveau… tout ça me rendait nerveuse… je me demandais bien ce que Lindsay était venue faire chez moi ! Un flash me traversa soudain l’esprit…

 

« Ta mère sait que tu es ici ? »

 

« Non… et j’ai dit à ma tante Nancy que je dormais chez mon amie Emmy, elle m’a posée devant chez elle et une fois partie j’ai appelé un taxi pour venir ici… »

 

Maligne… vraiment très maligne cette petite ! J'étais en admiration devant tant de hardiesse !

 

« Et pourquoi as-tu fait ça ? » lui demandais-je en posant devant elle un grand verre de soda bien frais  

 

Elle me fixa pour la première fois depuis son arrivée ici : « Je… je voulais… j’ai vu sur le planning de maman que cette nuit était ta nuit de congé alors j’ai pensé que… j’avais lu ton adresse dans le dossier et… » Elle ne finit pas sa phrase et plongea ses lèvres dans son soda

 

Pendant plusieurs minutes elle ne dit rien, et moi non plus…

 

« Sara… je suis désolée pour ce que je t’ai dit l’autre jour… c’était idiot, idiot et méchant ! Tu as dû tellement souffrir quand tu étais petite... je n'aurai jamais dû te dire toute ses choses horrible et je n'aurai pas dû lire ton dossier non plus! Je suis désolée de t’avoir fait de la peine ! Mais j’étais tellement en colère… »

 

« Pourquoi es-tu si en colère Lindsay ? » dans le fond je savais très bien pourquoi elle était fâchée et si j’avais été à sa place j’aurai sûrement réagi de la même façon.

 

« Je… je suis en colère parce que mon papa me manque et que je ne peux pas en parler avec maman… chaque fois que j’essaye on se dispute… »

 

« Je sais que ce n’est pas facile… mais si tu veux parler de ton père je suis là… je sais ce que c’est de perdre son papa… même si le mien n’était pas un gentil papa je sais ce qu’on ressent !»   

 

« C’est vrai ? »

 

« Oui bien sûr… Tu as l’impression d’être seule au monde, tu penses souvent à lui, et lorsque ça t’arrive tu te sens coupable à cause de ta mère… parce qu’elle, elle est encore avec toi mais tu as l’impression que tu vas la perdre à chaque seconde… et si tu la perds tu deviens orpheline… »

 

« C’est ça oui… je… je sais que maman à eu mal à la mort de papa mais maintenant j’ai peur qu’elle l’oublie… »

 

« Linds qu’elle le veuille ou pas, elle ne pourra jamais l’oublier ! »

 

« Tu es sûre ? Parce que l’autre jour à la maison… quand maman et toi vous dansiez… c’était sur leur chanson ! C’est pour ça que je me suis mise en colère ! »

 

Oh je comprends mieux sa réaction : « Ta maman voulait juste me faire plaisir, je suis fan du groupe The Eagles, c’est tout ! »

 

« Comme mon père ! »

 

C’était bien ma chance tient !

 

« Mais je crois que c’est la seule chose que vous ayez en commun ?! » me dit Lindsay en froncent les sourcilles

 

Ça et Catherine… 

 

« Il ne faut pas t’en faire Lindsay, ta maman aura toujours une place dans son cœur pour ton papa, il a été son premier grand amour, et puis tu es là toi… tu es la preuve vivante qu’ils se sont aimés ! Tu fais le bonheur de ta mère… »

 

« Pas en ce moment… Elle était furieuse quand je lui ai dit que j'avais lu ton dossier... elle n'avait jamais était aussi en colère contre moi ! » Dit elle en plongeant son nez dans son verre «  Et puis elle pleure presque tous les jours en rentrant du travail, depuis un mois, elle est malheureuse à cause de moi… elle croit que je ne l’entends pas mais c’est faux, je sais qu’elle pleure à cause de… »

       

« A cause de quoi ? »

 

« A cause de toi… »

 

« De moi ? » demandais-je étonnée

 

« Elle est malheureuse parce que vous n’êtes plus ensemble… à cause de moi ! »

 

« Ce n’est pas ta faute Lindsay… »

 

« Si c’est ma faute ! Maman m’a dit que tu ne voulais plus sortir avec elle à cause de moi ! » Me dit-elle en me fixant une flamme dansant dans le regard

 

« Je suis sûre que ta mère ne t’a pas dit les choses comme ça… »

 

Elle marqua une pause avant de me répondre : « Elle a dit que… tu ne voulais pas me mentir et que tu ne voulais pas me voler ma famille… »

 

« C’est vrai oui… »

 

« Tu sais Sara… l’autre jour dans le bureau de maman j’ai dit toutes c’est choses à cause de la photo de toi et maman sur son bureau… »

 

« La photo du pique nique ? » lui demande je surprise

 

« Oui… maman sourit toujours avec toi sur les photos, elle n’a jamais sourit comme ça avec papa… et puis le cadre dans lequel se trouve cette photo… c’est… c’est moi qui l’ai fait pour maman il y a quelques années et avant… il y avait une photo de nous trois… je veux dire papa, maman et moi… »

 

« Oh , je comprends… » Et c’est vrai je comprenais ce qu’elle avait bien pu ressentir, surtout après m'avoir vu danser avec Catherine dans son salon.

 

« J’ai cru que maman allait oublier papa et qu’ensuite elle m’oublierai moi… qu’elle ne voudrait plus de moi parce qu’elle t’avait toi… »

 

« Lindsay ! Ta mère t’aime voyons, personne ne changera jamais ça et surtout pas moi ! Je n’ai jamais voulu te prendre ta famille ! » 

 

Lindsay glissa alors sa main dans la mienne : « Tu ne m’a pas pris ma famille… tu me l’as rendue… Maman est si heureuse avec toi… elle rit et elle sourit de nouveau… Je veux que ma maman soit heureuse pour une fois, elle le mérite bien ! »

 

« Oui elle le mérite...»

 

Le silence retomba alors entre nous : « Linds... je... je suis désolée pour la gifle ! »

 

Lindsay plongea alors ses yeux bleus profond dans les miens, ses yeux qui quelques semaines plutôt avait était si froid et blessent avec moi : « Est-ce que tu aimes vraiment ma mère ? » Me demanda t’elle très sérieusement.

 

Je devais être honnête… je ne voulais pas lui mentir : « Oui… Je l’aime de tout mon cœur ! »

 

« Alors c’est parfait ! Il faut juste que tu me promettes de ne jamais lui faire de mal, papa lui a fait bien assez de peine comme ça ! »

 

« Je le promets… je ferai de mon mieux pour la rendre heureuse ! »

 

Je ne sais pas ce qui me valu une telle étreinte mais Lindsay se jeta presque dans mes bras.

 

« Sara… »

 

« Oui »

 

« Je suis désolée pour les cafards et le reste… »

 

« N’en parlons plus… amies ? »

 

« Amies ! » affirma la fillette en resserrant son étreinte « J’ai quelque chose pour toi… » Me dit elle soudain en me lâchant aussi vite qu’elle s’était jetée dans mes bras

 

« Tiens… » Murmura t’elle en me tendant une petite feuille jaune   

 

Je la prit et ouvrit la feuille en deux… je vis alors le visage de Catherine me sourire… j’étais là aussi, mon bras autour de son épaule. La photo était grossièrement collée sur cette petite feuille jaune par de gros bouts de scotch mais ça m’était égal c’était pour moi le plus précieux des cadeaux ! 

 

La fillette avait même écrit à l’encre rouge : Maman et Sara ! 

 

« Lindsay… »

 

« C’est la photo que j’ai prise le soir de mon anniversaire, maman a fait réparé l’appareil… c’est quand j’ai vu son sourire sur cette photo que j’ai compris combien elle t’aimait et à quel point elle a besoin de toi ! Tu as allumé une flamme dans ses yeux Sara et j’espère que jamais personne ne viendra l’éteindre ! »

 

« Elle a besoin de nous deux bout de choux ! »

 

« Oui je sais… et puis c’est cool que maman aie une petite amie ! Comme ça on pourra faire les magasins ensemble et se faire des soirées pyjama entre filles ! » Gloussa t’elle

 

« Tu n’as pas peur que cela choque tes amies ? Je ne veux pas que tu aies des ennuis à cause de moi ! »

 

 « Les amis c’est censé comprendre les choses ! Sinon c’est que ce ne sont pas de vrais amis ! Et puis on est à Vegas ! »  Me dit-elle avant d’éclater de rire

 

« Oui tu as raison… on est à Vegas ! »

 

 

  

               +++++++++++++++++++++++++++++

 

 

 

Après avoir commandé une pizza et regardé un film, Lindsay et moi avions parlé une bonne partie de la nuit. Nous avions parlé de l’école, de ses amies, de son père, du mien,de la danse, de Catherine…

 

Elle avait enfin fini par s’endormir sur mon canapé et je n’avais pas eu le cœur de la réveiller pour qu’elle aille dormir dans mon lit, je l’avais donc couverte et m’était dirigée dans la cuisine. Je n’en revenais pas… Lindsay dormait dans mon salon ! Les femmes de cette famille ne cesseraient donc jamais de me surprendre !

 

D’une main assurée je saisis mon portable et composais un numéro que je connaissais par cœur depuis déjà bien longtemps…

 

« Willows… »

 

« Cath…c’est Sara ! »

 

« Hé toi… »

 

« Hé toi-même… »

 

« Je t’avais dit que je t’appellerai plus tard.. »

 

« Je sais… »

 

« Quelque chose ne va pas ? » j’avais presque pu l’entendre se redresser sur son siège

 

« Non… tout va très bien Cath rassure toi » je sentis qu’elle venait de se détendre « Je t’appelais juste pour te demander de passer chez moi après le boulot… »

 

« Ah oui ? Vraiment… »

 

Je pouvais l’entendre sourire au téléphone et j’imaginais sans peine la lumière qui venait de s’allumer dans ses yeux saphir…      

 

« Oui vraiment… j’ai quelques chose à te donner ! »

 

« Et quoi donc ? »

 

« Viens le chercher et tu verras bien… »

 

« Et si je ne venais pas ?... » 

 

« Je pense que tu le regretterai… je suis sûre que tu aimerais avoir ce que je vais te donner, je suis sûre que ça te manquerait sinon… et je n’ai pas la place pour le garder ! »

 

« Pas la place pour le garder ? Très bien, tu as gagné… je finis à 6h… je serai chez toi vers 6h20… ça te va ? »

 

« Parfait ! »

 

« Alors tiens le café prêt… j’apporte le petit déjeuner ! »

 

« Cath… »

 

« Oui… »

 

« Je t’aime… »  Je ne sais pas ce qui m’avais pris mais je l’avais dit ! En fait je savais très bien ce qui m’avait pris, j’avais besoin de lui dire à quel point je l’aimais… j’avais gardé cet amour enfermé si longtemps au fond de moi qu’il devait sortir, j’étais en train de me noyer dans un océan d’amour…

 

Un blanc passa alors sur la lingue… le silence le plus long de toute ma vie !

 

« Je t’aime aussi Sara ! A tout à l’heure ! » Dit elle avant de raccrocher   

 

Je gardais un moment mon téléphone à la main avant de le reposer. Au lieu de dire je t’aime à Catherine j’aurai mieux fait de lui dire que Lindsay était ici, mais je savais qu’elle se ferait du souci et elle devait rester concentrée sur son travail ! C’est pour ça que je lui avais dit que j’avais quelque chose à lui donner… ce qui n’était pas faux, je n’allais tout de même pas garder Lindsay ici avec moi !

 

Encore deux heures et Catherine serai là…

 

+++++++++++++++++++++++++++++

 

 

 

6 h 22… on frappe à la porte… Catherine…

 

J’arrête immédiatement de fixer la photo que m’a donné Lindsay et qui trône désormais sur le frigo de ma cuisine. 

 

Je me précipite pour ouvrir : « Salut toi… » Me dit-elle avant de déposer un baiser sur le bout de mon nez.

 

« Salut… »

 

Sans hésiter elle se glisse dans mes bras, écrasant le paquet de donut’s entre nous.

 

« Tu m’as manquée cette nuit… le labo est beaucoup moins amusant sans toi ! »

 

« Tu m’as manquée aussi… » Avouais-je en rougissant  

 

« Tu me manques tout le temps depuis un mois… » dit-elle en gigotant dans mes bras « J’aimerais dormir à nouveau dans tes bras… je voudrais que mon corps retrouve le tien… Cela fait plus d’un mois que nous n’avons pas fait l’amour et ça me manque… » Murmura t’elle à mon oreille avant de glisser sa main sous ma chemise.

 

« Cath… »

 

« J’ai tellement envie de toi Sara… »  Me dit-elle en caressant doucement mon ventre.

 

« Catherine non, Lindsay… »

 

« Je t’ai dit que je m’occupais de Linds… ne me repousse pas Sara j’ai besoin de toi ! »

 

« J’ai très envie de toi moi aussi… mais ta fille… »

 

« Arrête un peu avec ma fille ! Ce qu’elle ne sait pas ne peut pas lui faire de mal ! Et j’ai bien trop envie de toi pour penser à autre chose qu’à toi… »

 

« Cath… Lindsay dort sur mon canapé ! » lui dis-je en la poussant doucement

 

« Quoi ? »

 

« C’est ça la chose que je voulais te donner, c'est Lindsay ! Elle est arrivée ici en début de soirée pour me parler… »

 

J’expliquais alors à Catherine comment sa fille était arrivée jusqu’ici, tout en lui servant une tasse de café.

 

« Au moins cette fois elle n’a pas fait de stop ! » me dit Catherine  « Je te dois combien pour le taxi ? »

 

« Rien… »  

 

« Comment… comment vont les choses entre vous ? » me demanda Catherine en jouant nerveusement avec la anse de sa tasse

 

« Plutôt bien… On a beaucoup parlé, elle s’est excusée pour tout ce qu’elle m’a dit et on a fait la paix ! C’est une enfant bien Catherine… tu as de la chance de l’avoir ! »

 

« Je sais oui… alors si j’ai bien compris elle n’est plus contre l’idée qu’on sorte ensemble ? »

 

« Non… mais avant ça elle m’a arrachée une promesse ! »

 

« Laquelle ?! »

 

« Celle de te rendre heureuse… »

 

« Le simple fait d’être près de toi me rend heureuse !  T’as la frousse ? »

 

« De quoi ? »

 

« De ne pas me rendre heureuse ? Tu sais que Lindsay te le fera payer si tu ne tiens pas parole » dit elle en glissant sa main sur ma cuisse

 

« Oui je le sais… mais je ferais de mon mieux pour vous rendre heureuses toutes les deux ! Et toi tu as la frousse ? »

 

« De quoi ? »

 

« Que je n’arrive pas à te rendre heureuse… »

 

« Oui… non… enfin… oui j’ai la frousse mais pas parce que c’est toi ! Depuis Eddie les choses n’ont pas été faciles pour moi et j’avoue que j’ai un peu peur… »

 

« Moi j’ai peur parce qu’on ne sait pas où on va… et que c’est toi ! Je sais qu’on a le droit qu’à une chance avec Catherine Willows et je ne veux pas rater ma chance ! »

 

« On peut en rester là si tu veux ! » me dit-elle l’œil brillant de malice et de défit

 

« Je n’ai pas peur à ce point là ! » répondis-je avant de l’embrasser avec passion

 

« On verra bien où nous conduirons les choses… »

 

 

+++++++++++++++++++++++++++++

 

 

 

Et bien je vais vous le dire où nous on conduites les choses…

 

A un mariage ! Mon mariage…

 

Deux ans après toute cette histoire, Catherine et moi allons enfin nous marier… Les choses se passent bien avec Lindsay, bien sur tout ne c'est pas fait en un jour ! Il m'a fallut du temps pour pardonner et oublier toutes les choses blessante que n'avais dit Lindsay ! Il n'avait fallut du temps pour me faire à l'idée que mon secret était à présent entre les mains d'une enfant de 12 ans . Mais elle s'en était montrée digne, elle n'en avait jamais parlée à personne et lors de nos disputes, parce que croyais moi il en a eux quelque une, elle ne sait jamais plus servit de ça contre moi ! 

 

Il nous avaient fallut quelques semaines à Lindsay et moi, pour vraiment nous habituer l'une à l'autre, et nous faire pleinement confiance ! Catherine avait fait de son mieux pour nous aider ! Après quelques rater, deux ou trois erreurs et des mots maladroit, le courent passer enfin entre nous ! 

 

Il avait fallut encore un peu de temps à Lindsay pour s'habituer à l'idée qu'une femme partager désormais la vie de sa mère, mais elle si était fait et je fais désormais partie à part entière de la famille Willows, enfin je devrais dire la famille Sidle – Willows ! Puis que Catherine a consentit a prends mon nom de famille et que j'étais désormais le tuteur légal de Lindsay ! 

 

Que pourrais-je souhaiter de plus ? J’ai une femme magnifique, une « fille » adorable et mon souhait le plus cher s’est enfin réalisé !..

 

J’ai toujours voulu une famille et aujourd’hui j’en ai une !

 

J’ai toujours voulu connaître l’amour… et à présent grâce à Catherine et Lindsay je sais ce que c’est ! Et ça c’est pour la vie…

 

Et comme dirait Mr Disney… (Enfin presque ;o)

 

Elles vécurent heureuses et eurent beaucoup d’enfants…

 

 

Fin…

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