Avertissement : Les CSI ne m'appartient pas, ils sont tous la propriété de CBS , Anthony E. Zuiker, Jerry Bruckheimer, Alliance Atlantis :o) Avec tout ce monde j'aurai bien pu en avoir moi aussi !
Cette histoire traite du sujet de l'abus d'enfant, il est donc conseillé au gens sensible de ne pas la lire !
Je rappelle que cette ff est marquer de trois empreintes , elle contiens donc des scènes de violence physique et phycologique !
L'histoire se déroule à la fin de la saison 5 (après l'épisode : Les poupées russes !) Lorsque Sara ce fait suspendre pour avoir était insolente avec Catherine
(Cette histoire ne peut être utiliser sans la permission de l'auteur en VO et de la traductrice pour la VF ! )
Cette histoire à était traduit par Malicia , merci pour ce très bon boulot !!! ;o))
Tout les commentaires sont les bienvenue sur : manon43@colba.net
Loin de toi…
Par Sydneysmoms / Traduite par Malicia
Première Partie
Sara avait décidé de conduire. Elle n’avait pas de destination précise à l’esprit. Elle avait seulement besoin d’avoir la sensation, en ayant des kilomètres de route devant soi, d’être libre, les lignes de peinture sur le pavé passant à côté d’elle d’une façon presque hypnotique.
Elle était maintenant de retour au travail depuis un mois, suite à la suspension d’Ecklie. Elle se sentait encore plus isolée de ses co-équipiers qu’elle ne l’était avant. Peut-être excepté Sofia. Elles semblaient avoir forgé une sorte de lien, probablement parce qu’elles étaient toute deux sur la liste noire de Ecklie. La plupart des techniciens paraissait distant à leurs meilleurs jours et carrément inconfortable à son contact autrement, comme si être associé à elle amènerait le courroux de leur directeur au dessus de leur tête.
Nick et Warrick, avec qui elle avait au moins une certaine familiarité, était sur un quart de travail complètement différent du sien. Greg essayait de s’ajuster avec sa nouvelle promotion et avait besoin d’un guide, de conseils, pas d’être écrasé par les mauvaises influences de quelqu’un d’autre.
Grissom était toujours… Grissom. Il avait été gentil depuis leur discussion à son appartement quelques semaines auparavant, mais il y avait une certaine pitié figée dans ses yeux à chaque fois qu’il la voyait. Il avait aussi l’air de devenir très proche de Sofia et cela dérangeait Sara. Elle avait pensé que c’était à cause du boulot, qu’il ne voulait pas brouiller les eaux en s’engageant avec une co-équipière, mais, clairement, il voulait bien s’engager avec quelqu’un au travail, il ne voulait simplement pas le faire avec Sara ! Ce n'est pas qu’elle voulait encore de lui. En fait, elle n’était même plus sûre qu’elle l’avait un jour aimé. Mais la nouvelle blessure causée par son rejet ne faisait que se rajouter aux autres.
Et puis, il y avait Catherine....
Elles avaient toujours eu une relation de travail plutôt froide. Depuis le début, Catherine semblait voir Sara comme la protégé de Grissom, une taupe ayant été engagé pour espionner Warrick, et par le fait même, le reste de l’équipe. Cela avait pris bien du temps pour créer une fragile trêve qu’elles appréciaient et respectaient la plupart du temps. Elle faisaient une bonne équipe quand elles pouvaient contenir leur venin assez longtemps pour travailler ensemble, mais Catherine savait la mettre en rogne mieux que personne !
C’était ce qui avait été à deux doigts de se faire après l’interrogatoire de ce trouduc’ de Melton. Elle avait perdu patience avec Catherine dans le couloir en présence d’Ecklie, et puis elle avait perdu patience avec Ecklie et était passé très près de se faire renvoyer. Maintenant Ecklie se cachait dans les couloirs comme si il essayait de la prendre la main dans le sac, Catherine et elle s’étaient à peine regarder en un mois, et elle ne savait vraiment pas quoi faire à propos de tout ça.
D’où le besoin de conduire. Bien sûr, elle aurait préféré conduire son nouveau Ridgeback mais il était encore au garage. Donc jusqu’à ce que son nouveau véhicule soit prêt, elle était en voiture, en chemin vers nulle part et , apparemment, attrapant chaque lumière rouge de Las Vegas.
Un mouvement sur sa droite attira son attention à l’entrée d’une ruelle. Quatre jeunes hommes entouraient ce qui paraissait être une jeune fille, mais c’était dur à voir. Les adolescents devaient faire parti de ces similis gangster. Le département de police de Las Vegas voyait de plus en plus de ses enfants blancs venant de la sous-ville sortir dans les quartiers les plus médiocre de la ville , essayant d’imposer leur influence dans les rues. Elle s’arrêta, souhaitant avoir eu son arme au cas où les garçons soient plus dangereux qu’ils n’y paraissaient.
Sara s’approcha prudemment, et d’une voix plus confiante qu’elle ne l’était, elle demanda, « Qu’est-ce qui se passe les garçons ? »
Quand le groupe se retourna, elle eut un premier bon coup d’œil sur la jeune fille et elle réalisa que ce n’était autre que Lindsey Willows. Juste comme elle commençait à se demander ce que faisait Lindsey seule dans cette partie de la ville, son attention retourna aux garçons qui l’avaient fait s’arrêter en premier lieu.
« C'est pas de vos affaires, on parle simplement entre amis. Donc pourquoi vous reprendriez pas votre route vers où vous alliez? » dit le plus costaud des quatre.
«Vous voyez, le problème c'est que Lindsey est une de mes amies. Je travaille avec sa mère au département de police de Las Vegas, alors à moins que vous ne vouliez partager une cellule avec quelqu’un de beaucoup plus costaud et méchant que vous quatre pour les, disons, dix ou quinze prochaines années, vous devriez tous courir voir papa et maman comme les gentils petits garçons que vous êtes et laissez cette fille tranquille ! »
Les quatre adolescents regardèrent Sara puis entre eux, pour décider quoi faire, avant que leur chef ne relève le regard et dise, « Hey, man,cette petite pétasse blonde m'en vaut pas la peine de tout manière. On s’en va. » Et finalement ils descendirent la rue pour trouver quelqu’un d’autre à harceler.
Satisfaite que les garçons soient parti, Sara retourna son attention vers Lindsey,qui essayait de ne pas paraître aussi apeurée qu’elle l’était.
« Lindsey, est-ce que ça va? Est-ce qu’ils t’ont blesser ? »
« Non, je vais bien. »
« Tu es sûre? »
« Oui, merci pour… tu sais » Elle pointa dans la direction où les agresseurs étaient partis.
« Pas de problème. »
«Ouais, bien… merci » Dit-elle en commença à s’éloigner.
« Hey, attends une seconde » Dit Sara, suivant Lindsey. «Pourquoi ne montes-tu pas dans la voiture et je vais t’amener n’importe où ou tu veux aller. Ce n’est pas vraiment un endroit pour toi, Lindsey. »
«Non,ça va. Je vais bien OK. »
« Lindsey, je ne peux pas te laisser partir. Allez, montes dans la voiture, je vais te ramener à la maison ou à celle de ta tante ou quelque part ailleurs »
Lindsey resta silencieuse quelques instants avant de dire. «Je ne veux pas retourner à la maison. »
Sara regarda Lindsey, qui fixait soudainement le pavé. Sara ne savait pas quoi faire, mais elle savait qu’elle ne pouvait pas laisser Lindsey dans cette partie de la ville.
« Bien, regarde moi, je suis sûre que l’on peut trouver une solution. Monte dans la voiture. S’il te plait. »
« D’accord. » Lindsey embarqua dans la voiture de Sara et attacha sa ceinture de sécurité.
Sara fit le tour pour monter du côté conducteur. Elle démarra la voiture et s’en alla. Elle conduisit, passant quelques quartiers en silence. Sara se sentait vraiment comme si elle avait perdu pied. Non seulement Lindsey était une enfant, ce qui la mettait mal à l’aise d’avance, mais c’était de plus l’enfant de Catherine, une femme avec qui la relation qu’elles avaient pouvait êtes dites glacial. Mettre ces deux éléments ensemble était la recette pour un désastre, mais ses options étaient très limitées.
«Alors… uhm…si tu ne veux pas aller à la maison, où est-ce que tu veux aller ? » Demanda Sara.
«À un autre endroit. »
« Ça réduit les choix. » Dit Sara avec un soupir. Elle regarda Lindsey avant de faire un choix.« Allons boire un café.»
« Je ne bois pas de café, Sara » Dit Lindsey avec une petite grimace.
« Oh… un expresso alors? »
«Beurk. »
Sara pensa un petit moment. « Un chocolat chaud ? »
«Cool. »
Sara tourna à droite et continua de conduire. Pour la première fois dans sa journée, elle savait où elle allait.
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Sara et Lindsey s’assirent au Wired, le repaire favori de Sara pour boire un café, avec leur boisson en main, aucune des deux ne savaient comment commencer la conversation. Lindsey fixait la crème fouettée sur le dessus de son chocolat chaud. Sara n’avait aucun sujet de conversation en tête. Les conversations, spécialement les conversations sensibles, n’étaient pas son fort. Elle avait toujours été la personne forte et silencieuse, au début par nécessité et maintenant par habitude.
« Tu ne peux pas dire à ma mère où tu m’as trouvé » La voix de Lindsey sortir Sara de sa méditation. Elle leva le regard vers Lindsey pour la trouver en train de la fixer attentivement.
« Je pense que je devrais le faire, Lindsey »
Lindsey ouvrit la bouche pour protester mais Sara l’arrêta en continuant «Lindsey, elle va finir par le savoir un jour ou l’autre. Crois-moi, les mères savent toujours tout. Et quand elle le saura, et que je ne lui aurais pas dit, ce ne sera pas très bon pour nous deux. Ta mère et moi… enfin…Je ne veux simplement pas mettre plus d’eau dans le gaz qu’il n’y en a déjà. Elle me déteste déjà assez comme ça... »
« Bienvenue dans le club » grogna Lindsey.
La déclaration ne passa pas inaperçu de Sara. « Catherine ne te déteste pas, Lindsey. »
«Si, elle me déteste ! »
« Non. Non, elle ne te déteste pas. Qu’est-ce qui te le fais penser ? »
«Elle n’est jamais à la maison. Et quand elle y est, elle est toujours fâché contre quelque chose. »
« Donc, tu ne la vois pas beaucoup ? » Demanda Sara en essayant de comprendre.
« Sara, je pars pour l’école à 7h30. Je reviens à 14h30. Son quart de travail commence à 16h00. Je la vois peut-être une heure le matin et une heure dans l’après midi. Si elle ne va pas au boulot plus tôt comme aujourd’hui. » Dit Lindsey amèrement.
« Ok. Qu’est-ce que tu veux dire par ‘Elle est toujours fâchée’ ? À propos de quoi se fâche-t-elle ? »
Lindsey haussa les épaules. «Plein de choses. Mes notes, mon attitude » Dit-elle en faisant bouger ses doigts dans les airs pour citer sa mère.
« Je pensais que tu aimais l’école. Je veux dire, Catherine est tout le temps en train de dire à quel point tu es intelligente. »
Lindsey semblait surprise et puis triste. «Elle avait l’habitude de m’aider avec mes devoirs et mes autres travaux ou on sortait ensemble, pour voir un film ou pour faire autres choses. Mais maintenant je suis déjà endormie quand elle arrive à la maison et … »
Sara laissa la phrase en suspens une minute avant de dire doucement «Et tu t’ennuies d’elle. »
Les yeux de Lindsey se remplirent de larmes avant qu’elle ne réponde d’une petite voix. « Oui. »
« Est-ce que tu lui as dit ? »
« Elle s’en fiche. Elle préfère être au travail. »
« Elle ne s’en fiche pas, Linds. Avec sa promotion et tout ce qui arrive, c’est important qu’elle fasse bien son travail. »
« Elle aime plus ce stupide travail que moi. »
« Je ne pense pas… »
« Et ce n’est pas comme si j’avais encore un père. Tante Nancy est correcte, mais je ne suis pas sa fille. Je serais peut-être mieux de ne pas avoir du tout de mère. »
Sara sentit en un rien de temps un sentiment familier de regret à l’évocation d’Eddie Willows, mais ce fut rapidement surpasser par l’écrasante tristesse amenée par la déclaration de Lindsey.
« Lindsey…écoutes… » Sara luttait entre le désir d’aider la jeune fille et les choses à propos des quels elle devrait parler.« Quel âge as-tu ? Douze ans ? »
« Presque. »
« Lindsey…je…je sais ce que c’est de grandir sans ses parents. Mon père…bien… il était… il est mort quand j’avais à peu près ton âge. Et puis ma mère… a du partir, si je peux le dire ainsi, et j’ai passé les six années d’après à passer de famille d’accueil en famille d’accueil, sans avoir vraiment personne qui ne me connaissait vraiment ou qui s’intéressait à moi ou de ce que je voulais. Je ne peux pas dire que je retrouvais tout ça quand mes parents étaient encore là mais… j’aurais donné n’importe quoi pour passer quelques heures par jour avec quelqu’un qui m’aurait aimé autant que Catherine t’aime. » ‘Et je le ferais encore…’Ajouta-t-elle silencieusement.
«Alors je devrais être reconnaissante pour ce que je peux avoir , est-ce que c’est ce qui tu es en train de dire ? » Dit Lindsey irritée.
« Non, non, ce n’est pas… Mon Dieu, je suis nulle pour ça… C’est seulement… Tu as des personnes qui tiennent beaucoup à toi et c’est plus que beaucoup d’autres personnes ont. C’est plus que je n’ai jamais eu… Je pense seulement que si tu lui parlais, comme tu le fais avec moi maintenant, et que tu lui expliques tout, elle ferait tout pour tout arranger et te rendre heureuse. »
« Elle n’écoutera pas. À la minute où elle va savoir que j’ai encore fait de
l’auto-stop, elle va se mettre à crier, me punir pour la prochaine année et tout
sera pareil. »
«Bien alors, fais lui promettre d’écouter tout ce que tu as à dire avant qu’elle ne puisse parler. » Lindsey regarda Sara, sceptique. « Je ne sais pas. Fais lui faire une promesse du petite doigt ou quelque chose comme ça » Dit Sara désespéré.
« Promesse du petit doigt ? » ajouta Lindsey avec un sourire.
« Quoi ? Personne ne peut briser cette promesse. C’est un fait scientifique. Vous faites encore des promesse du petit doigt, n’est-ce pas ? » Dit Sara en lui répondant avec un sourire.
« Je pense que je pourrais essayer »
« Bien. »
Elles restèrent assis en silence pour quelques minutes avant que Lindsey ne dise timidement, « Merci Sara. »
« Pas de problème, » Sara regarda autour d’elle. « Et si tu as un jour besoin de… tu vois, voici mon numéro… » Elle sortit une carte du labo et commença à écrire quelque chose à l’endos. « Celui-ci est le numéro de mon portable et l’autre de mon appartement, si tu as besoin de parler... »
« Merci.»
« Ce n’est rien.» Sara fit une pause pendant une minute, voulant savoir quelque chose, se demandant même si elle pouvait demander. « Hey, Linds ? »
« Oui. »
« Est-ce que tu essayais, peut-être, de faire exprès de fâcher ta mère, pour qu’elle te remarque ? »
Lindsey haussa les épaules, «Au moins, quand elle me crie dessus, je sais qu’elle me remarque. »
Sara acquiesça et regarda sa tasse de café vide avec un doux rire.
« Qu’est-ce que tu trouves drôle?» Demanda Lindsey, ne comprenant pas l’amusement de Sara.
«Rien, il ni a rien de drôle » Dit-elle en regardant l’expression interrogative de Lindsey. « J’étais seulement en train de penser à quel point on se ressemblait.»
« Oui, je pense aussi. » Lindsey s’arrêta pour un instant, réfléchissant. «Je suis désolé pour tout ce qui t’es arrivée, Sara. Avec tes parents, je veux dire. »
Sara fixa Lindsey pour une minute avant de baisser le regard sur la table et de répliquer, « Merci Lindsey, hum, la plupart des choses que je t’ai dites à propos de mon passé… bien, il n’y personne d’autre qui le sache. Excepté Grissom. J’apprécierais si on pourrait garder ça entre nous deux, d’accord ? »
« D’accord. »
Sara recommença à respirer, elle n’avait pas remarqué qu’elle la retenait depuis tout à l’heure, et dit. « Merci. »
« Alors, tu peux m’amener chez ma tante? »
Sara prétendit penser à la demande avant de répondre. « Seulement si tu fais
quelque chose pour moi en échange. »
« Quoi ? » Demande Lindsey, suspicieuse.
« Parle à ta mère demain matin. Dis-lui ce que tu m’as dit. »
« D’accord, je vais lui parler. »
«Promis? » Dit-elle, en lui tendant son petit doigt.
Lindsey sourit et hocha la tête avant d’attraper le petit doigt de Sara avec le sien. « Promis »
« Ok. Allons-y. »
En même temps que Sara et Lindsey se dirigeaient vers la voiture, Sara eut une idée, « Ton école fait bien deux session à cause du nombre d’élèves ou quelque chose du genre? »
Lindsey regarda Sara curieusement avant de répondre, « Oui. La moitié des élèves ont des cours de 10 heure à 17 heures. Pourquoi ? »
« Bien, j’étais seulement en train de penser que si tu changeais pour cette session, tu pourrais avoir trois heures complètes avec ta mère le matin. Mais c’est seulement une idée. » Sara haussa les épaules.
« Peut-être. » Dit Lindsey, pensant sérieusement à la proposition.
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Il était environ 22 heures quand Catherine, dans son bureau, put enfin prendre un moment pour elle. La journée s’était avérée être difficile. Elle soupira, passant une main à travers ses cheveux. Elle avait espéré pouvoir passé un peu de temps avec Lindsey après qu’elle soit revenue de l’école, mais elle avait été appelé plus tôt pour un double meurtre et elle attendait maintenant des résultats de test de Hodges.
Sa promotion en tant que superviseur, même si c’était bon pour sa carrière, faisant de sa vie personnelle un enfer. Lindsey sortait, faisant du stop, ne lui parlait plus et elle était généralement une vraie plaie.
Catherine savait qu’elle avait besoin de passer plus temps avec sa fille, mais avec son nouvelle horaire, elle ne savait pas comment s’en sortir.
Elle prit le téléphone et composa le numéro de téléphone de sa sœur pour prendre des nouvelles de Lindsey.
« Allo. »
« Hey, Nanc’. Comment va Lindsey? »
«Elle va bien, elle s’est endormie. »
«Elle ne t’a pas posé de problème? »
« Elle a été super ce soir, »Dit Nancy avec stupéfaction . « Un peu calme, mais je préfère ça aux sarcasmes et à son état dépressif. »
« Bien. Peut-être qu’elle s’ajuste finalement à cette horaire. »
« Huumm. Peut-être »
« Je l’espère. Je suis presque au bout de la corde avec elle. »
« C’est une bonne fille, Catherine. Vous allez vous en sortir, » Dit Nancy confiante. Les choses était très tendu entre sa sœur et sa nièce depuis un moment, même avant la promotion de Catherine. Nancy avait pensé que Lindsey était jalouse parce que la relation entre Chris et sa mère était devenue sérieuse, mais, même après leur séparation, elle avait continué à agir de la même façon.
« Ouais. »
« Oh et, aussi, si il y a quelqu’un qui va la chercher après l’école, fait-le moi savoir pour que je ne m’inquiètes pas. »
Les sourcils de Catherine se froncèrent. « Qu’est-ce que tu veux dire? »
« Elle était très en retard. Je commençais à m’inquiéter et j’allais t’appeler quand elle est descendue de la voiture de cette femme du Labo. »
« Une femme du… »Commença Catherine. Elle sentit la colère monter en elle à la seconde. « Tu parles de Sara- Sara Sidle? »
« Oui, celle-là. Je pensais que tu savais. »
« Non. Je ne savais pas. » Dit Catherine entre ses dents. «Quand est-elle arriver? »
« Vers 16h30. »
« Elle finit les cours à 14h30. Qu’est-ce qu’elle a bien pu faire pendant deux heures avec Sara? »
« Catherine, je suis désolé. Je pensais que tu savais ce qui se passait. »
« Non, mais je te jure que je vais savoir ce qui c’est passé, » Répliqua Catherine. « Merci Nancy.Je vais passé la chercher vers 00h30. »
« D’accord, on se voit plus tard. »
Catherine raccrocha le téléphone et commença immédiatement à faire les cent pas dans son bureau, son cerveau tournant à cent kilomètres/heure. Qu’est-ce qu'avait bien pu faire Lindsey avec Sara ? Qu’avaient-elles pu faire pendant deux heures ? L’esprit de Catherine créait furieusement des centaines de différents scénarios, aucun d’eux n’étant de bonne augure.
Au moment où elle vit Sara entrer dans le vestiaire au bout du couloir, elle voyait rouge.
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Sara arrivait une heure à l’avance, comme à son habitude, et se changeait pour mettre ses vêtements de travail quand la porte s’ouvrit avec une telle force qu’elle aurait pu sortir de ses gonds.
Elle se retourna pour voir une Catherine complètement enragée s’approcher d’elle d’une façon menaçante jusqu'à ce qu’elles soient face à face.
« Qu’est-ce que tu faisais avec ma fille? »
« Catherine... »
« Quoi ? Je n’ai pas assez de problème avec toi ici au boulot ? Est-ce que tu es en train d’essayer de remplir la tête de ma fille avec tes conneries ? Qu’est-ce que tu lui as dit, hein ? Comment sa mère utilise sa sexualité pour atteindre ses buts. »
« Non Catherine. Je... »
« Je ne sais pas ce que tu as contre moi, mais peu importe ce que c'est , tu dois régler ça avec moi ! N’utilises pas ton foutu, irrationel, point de vue asocial pour empoisonner l'esprit de ma fille. Tu restes loin de moi et tu restes encore plus loin de ma fille. Est-ce que tu comprends? »
« Catherine, Je... » Essaya de répondre Sara, mais elle perdit le souffle quand elle fut pousser durement dans les casiers derrière elle. Elle ferma les yeux quand sa tête et le haut de son dos frappèrent les cases avec un impact sonnant et le choc lui fit lâcher un halètement.
La voix de Catherine passa à travers l’esprit embrumé et en état de choc de Sara et elle ouvrit les yeux pour trouver le visage de Catherine à quelques centimètre du siens . Les bras de la rousse en travers de sa poitrine pour la maintenir appuyée aux casiers.
«Est. Ce. Que. Tu. Comprends ?! »
Les souvenirs et la peur de Sara lui firent monter les larmes aux yeux en même temps qu’elle répondait d’une petite voix, « Oui, je comprends. »
« Bien. »
Catherine recula et sortit de la salle sans un regard en arrière.
Sara se laissa glisser au plancher, ne croyant pas encore ce qui venait de se passer. Après avoir essayer de se calmer, elle se releva et, les mains tremblantes, elle finit de s’habiller.
Elle avait pensé bien faire en parlant à Lindsey, mais, évidemment, elle avait tout gâché encore une fois. Autant qu'au temps où Catherine n’était pas impliquée, Sara n’avait jamais fait ce qu’il fallait et ne le ferait jamais. En sentant une bosse grossir à l’arrière de son crâne, Sara se maudit d’avoir laisser quelqu’un lui faire mal. Encore...
Elle fit rouler ses épaules et grimaça, sachant qu’elle aurait des marques dans le dos. Elle n’avait jamais vu Catherine aussi en colère. Elle n’avait jamais vu quelqu’un aussi en colère depuis un long moment.
Elle avait pensé aidé Lindsey, mais, clairement, Catherine ne la voulait pas près de sa fille. Sara aurait seulement souhaité savoir ce qu’elle avait fait de mal.
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Catherine se réveilla d’un sommeil agité. Elle avait besoin de parler à Lindsey pour savoir ce qu’elle avait fait avec Sara. Comme elle essayait de former un plan pour lui parler, elle entendit la porte de sa chambre s’ouvrir et vit Lindsey complètement habillée et prête pour partir à l’école.
« Lindsey, nous ne devons pas partir avant au moins une heure. »
« Je sais, mais je voulais te parler et je ne voulait pas devoir m’arrêter pour aller me préparer pour l’école. »
« Bien pensé »Dit Catherine, faisant une place à côté d’elle sur son lit pour que Lindsey s’assois à côté d’elle. « De quoi veux-tu parler ? »
Lindsey était nerveuse en regardant sa mère et elle dit, «Premièrement tu dois promettre que tu vas me laisser dire tout ce que j’ai à dire sans m’interrompre. Tu peux faire ça ? »
Catherine avait l’air confuse mais elle dit, « Bien sûre, mon ange. »
« Promesse du petit doigt ? » Dit Lindsey en offrant son doigt à sa mère.
Catherine sourit et lia son petit doigt avec celui de sa fille. « Promesse du petit doigt » Affirma-t-elle. « Je ne savais pas que les enfants faisaient encore cette promesse. »
« On ne le fait plus, mais Sara a dit que personne ne pouvait briser cette promesse, j’ai pensé que cela valait le coup. »
« Sara ? »
« C’est la partie de l’histoire que tu n’as pas le droit d’interrompre, d’accord ? »
« Désolé, tu peux y aller. »
« Hier , après l’école, je n’ai pas pris l’autobus scolaire pour aller chez Tante Nancy. J’ai ré-essayé de faire de l’auto-stop. »
La peur apparut sur le visage de Catherine à la pensée de ce qui aurait pu arriver à sa fille en faisant de l’auto-stop, elle passa outre sa promesse et dit, « Lindsey, tu sais combien c’est dangereux ! »
« Maman ! Je le sais maintenant. Ça fait parti de l’histoire aussi. Tu as promis de me laisser raconter tout ce qui c’est passé. S’il te plaît. »
Catherine prit une grande respiration pour se calmer. « D’accord. Je suis désolée. Tu peux continuer. »
« De toute manière, je marchais dans la rue et.. » Lindsey avait pensé brièvement à sauter cette partie de l’histoire, mais elle avait décidé d’être complètement honnête. « Et quatre grands garçons sont arrivés et m’ont ,en quelque sorte, entouré. »
Catherine ferma ses yeux, appréhendant ce qui venait.
«Ils ont essayé de m’amener dans la ruelle. J'ai commencé à avoir vraiment peur. Je ne savais pas quoi faire, Maman. Et puis tout d’un coup, j’ai entendu une voix demandant aux garçons ce qu’ils faisaient. J’ai regardé qui parlait et c’était Sara. Elle leur a dit de me laisser tranquille et ils l’ont fait. Ils sont partis. »
Catherine poussa un grand soupir de soulagement et murmura, « Oh, merci, mon Dieu. »
« Elle m’a dit qu’elle m’amenait faire un tour, mais je lui ai dit que j’allais bien, que je n’en avais pas besoin. Mais elle a dit qu’elle ne pouvait pas me laisser là toute seule et elle m’a fait monter dans sa voiture. »
Catherine savait qu’elle avait eu tort à propos de Sara. Elle ne se rappelait pas exactement ce qui était arrivé dans le vestiaire. Dans sa rage, la confrontation restait flou. Elle se rappelait qu’elle lui avait dit des choses affreuses. Catherine commençait à comprendre combien elle avait eu tort la nuit dernière, mais elle poussa tout ça au fond de sa tête. Elle devait se concentrer sur Lindsey.
« Et puis, je ne voulais pas rentrer à la maison ou chez Tante Nancy, Sara m’a amené pour boire un café. »
Lindsey nota l’haussement de sourcil de sa mère.
« Je veux dire, elle a bu du café et moi un chocolat chaud. Elle m’a amené dans un endroit vraiment sympa appelé Wired. Est-ce que tu y es déjà été ? »
Catherine secoua la tête.
« C’était sympa. La crème fouetté était bonne. »
Catherine sourit.
« Sara et moi, on a parlé pendant un long moment à propos de beaucoup de choses .À propos de toi. À propos de Papa. »
Lindsey arrêta de parler le temps de rassembler ses pensées. Catherine passa une main dans les cheveux de sa fille.
« Nous avons parlé de la façon dont j’ai agi et pourquoi. Tout ça a fini par nous mener à la conclusion, que… »Lindsey regarda Catherine droit dans les yeux et finit, « Je m’ennuie de toi, Maman, et je veux qu’on passe plus de temps ensemble. »
Catherine pouvait sentir les larmes lui monter aux yeux comme elle écoutait sa fille.
«Elle m’a aidé à comprendre que j’avais fait des choses en sachant que ça t’inquiéterais, comme ça tu me remarquerais de nouveau. Mais je ne veux plus le faire. Je veux que tout redevienne comme avant. Je veux dire, je sais que tu dois travailler autant que tu peux pour attraper les méchants et je sais que tu n’as pas choisi ton nouvel horaire, alors j’ai essayé de trouver une façon de passer plus de temps avec toi et je crois que j’ai un plan. »
Lindsey regarda sa mère en attente, mais Catherine haussa seulement les sourcils et attendit que Lindsey lui expose son plan. Lindsey semblait confuse pour un instant avant de se rappeler, « Oh, c’est vrai ! Tu ne peux pas parler »
Catherine hocha simplement la tête et attendit patiemment.
« D’accord, donc.. je voudrais changer pour le deuxième horaire à l’école. C’est que de cette façon je n’aurais pas à y être avant dix heures et on pourrait avoir quelques heures de plus le matin pour sortir ou faire autre chose. » Lindsey s’arrêta s’assurant qu’il n’y avait rien d’autre qu’elle voulait dire à sa mère. « Donc c’est mon plan. Qu’est-ce que tu en penses ? Tu peux parler maintenant. »
Mais plutôt que de parler, Catherine entraîna simplement Lindsey dans ses bras pour la serrer fort contre elle.
« Je t’aime tellement. Est-ce que tu le sais ? » Dit Catherine en relâchant l’étreinte.
« Je t’aime moi aussi, Maman. »
« Et je suis tellement désolé que tu es pensé que je t’ignorais. Je sais que je me suis enfermé dans le travail, mais je vais tout faire pour te donner ce dont tu as besoin. » Catherine soupira avant de continuer,
« J’ai l’impression que cela fait cent ans que nous n’avons pas fait ça, tu sais. Seulement s’asseoir et parler. Tu es la chose la plus importante dans ma vie, Lindsey, et je ne suis pas sûre que j’aurais su comment commencer cette conversation. Je suis tellement heureuse que tu sois venue me voir ce matin. »
« En fait, j’avais un peu peur de le faire, mais Sara m'a fait promettre alors… »
« Elle a fait ça ? »
« Oui, je l’aime vraiment, Maman. Elle était sympa hier, en chassant ces garçons et elle m'a traité comme si je devenais une adulte au Café. Elle m’a parlé comme si j’étais une personne, pas seulement une petite fille. Elle m’a aidé à comprendre des choses. »
«Elle a fait tout ça ? »
« Elle est vraiment gentille. Peut-être que c’est parce qu’on a beaucoup en commun. »
« Vous avez beaucoup de choses en commun ? »
« Oui, je veux dire, elle m’a dit des choses à propos de son enfance et elle a vraiment compris comment je me sentais. »
«De quoi t’as t-elle parlé ? »
«C’est que… humm… J’ai en quelque sorte promis de garder ça entre nous deux. Je veux dire, entre Sara et moi. Elle a dit qu’elle ne l’avait jamais dit à personne, enfin, à part Monsieur Grissom, et moi maintenant, je présume, je lui ai donc dit que je ne dirais rien. C’est d’accord ? »
Catherine y pensa pendant un instant. Si Sara voulait avoir de l’intimité, Catherine ne pouvait la contrer. Mais elle ne voulait pas non plus que sa fille soit accabler par un secret qu’elle voulait garder pour être loyal à sa nouvelle amie.
«Bien, est-ce que tu es bouleversée parce que Sara t’a dit ou y a t-il quelque chose que tu penses que je devrais savoir ? »
« Non. Ce n’est rien de mal, Maman. Seulement des trucs qui m’ont aidé à réfléchir. »
« D’accord. Si tu en es sûre. »
« Je le suis. Elle est vraiment bien. Elle m’a dit que je pouvais l’appeler n’importe quand. Elle m’a même donné tout ses numéros. » Lindsey sortit la carte que Sara lui avait donné de sa poche et la montra à Catherine.
« C’est vraiment gentil » Dit Catherine, en regardant l'écriture manuscrite qui se retrouvait sur la carte. « Je suis contente qu’elle aie pu t’aider à penser. Et parlant de réfléchir, c’est une bonne idée que tu as eu. »
Lindsey regarda sa mère, penaude : «En fait…C’est aussi l’idée de Sara. »
Catherine sourit et dit « Bien, ça n’a pas d’importance qui a eu l’idée. Elle est vraiment bonne. Donc, on devrait sortir et aller à l’école pour qu’on puisse remplir les papiers pour faire le changement.»
« Super. Merci Maman. Je t’aime. »
« Je t’aime aussi, ma chouette. » Dit Catherine en regardant la fille sortir de la chambre en sautillant.
Catherine soupira. Maintenant que les choses s’étaient arrangées avec Lindsey, Catherine commença à penser à Sara. Quand elle pensait aux choses qu’elle se rappelait avoir dite à Sara la nuit passée, avec ce qu’elle savait maintenant de ce qui était arrivé, elle se sentait comme la pire personne qui puisse exister. Elle savait qu’elle devait trouver Sara aussi rapidement que possible. Elle devait essayer d’arranger ce qui c’était passé. Mais le problème était qu’elle ne savait pas si c’était encore possible.
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Catherine fit son chemin jusqu’au Labo juste avant que l’équipe de nuit ne finisse son service. Elle regarda dans les vestiaires et la salle de repos sans succès. Elle longea le corridor jusqu’à la salle d’examen favorite de Sara et regarda à travers la vitre. À la place de Sara, Catherine vit Sofia. « Bien, je ne pense pas que demander va me tuer…, » Murmura Catherine à elle-même en ouvrant la porte.
Sofia leva les yeux quand la porte s’ouvrit. « Catherine » Dit Sofia avec un certain dédain dans la voix. Elle et Catherine s'étaient disputé durant une affaire d’infantilisme quelques semaines auparavant et les choses était devenues très froides entre elles depuis.
«Sofia, » Dit Catherine avec un soupir.
«As-tu besoin de quelque chose ou tu es ici simplement pour interrompre mon travail ? »
Catherine retint un réplique particulièrement satisfaisante et expliqua pourquoi elle était là. « Actuellement, je cherches Sara. Est-ce que tu sais où elle se trouve ? »
« Elle n’est pas ici. »
« Est-ce que tu pourrais être moins précise , Sofia ? »
« Je pourrais essayer mais je n’y songerais pas trop. »
« Est-ce qu’elle est à une scène de crime ? »
« Non. »
« Bon dieu, Sofia. Est-ce que tu sais où elle est ou non ? » Catherine en avait assez de l’attitude de Sofia. ‘Pourquoi cette femme devait- elle être aussi exaspérante.?’
Sofia regarda Catherine pendant un long moment avant de dire, « Elle est partie il y a une heure. Elle avait l’air ailleurs. Elle n’était pas capable de se concentrer et elle a dit qu’elle devait régler quelque chose. Je présume qu’elle est rentrée chez elle. »
« Merci. » Catherine tourna les talons et sortit de la bâtisse.
Comme elle montait dans sa voiture pour aller chez Sara, Catherine réalisa qu’elle n’avait aucune idée de l’endroit où vivait Sara...
« Hey, merde, » Dit-elle en sortant son téléphone portable pour appeler Grissom.
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Sara était assis sur son divan, encore dans ses habits de travail, un coussinet chauffant sur le haut de son dos et un paquet de glace sur sa tête. ‘Comme au bon vieux temps,’ pensant-elle ironiquement en même temps qu’elle buvait sa dernière bière. Essayant comme elle le pouvait, elle n'était pas capable de se sortir la confrontation qu’elle avait eu avec Catherine de la tête, elle était restée debout toute la nuit en disséquant leur conversation comme si cela avait été un interrogatoire. Cela tournait toujours de la même manière, qu’elle essaye n’importe quand de faire les choses de la bonne façon, spécialement quand Catherine était concernée, cela finissait par lui exploser au visage.
Sara savait qu’aider Lindsey était la chose à faire, mais, d’une façon ou d’une autre, sa tentative pour aider la jeune fille était revenu contre elle, ou, plutôt, contre sa tête et son dos. Sara doutait que Lindsey aie déjà parler à sa mère , mais cela ne la dérangeait pas vraiment. De toute façon Catherine finirait par tout retourner contre elle , elle trouver quelque chose pour blâmer Sara
Le fait que Catherine soit devenu violente avec elle dans le vestiaire n’aurait pas du la surprendre. Elle avait vu Catherine agir ainsi pendant l’enquête d’Eddie, quand cette affreuse femme avec les cheveux roses avait admis avoir laisser Lindsey dans la voiture . Sara pensait que Catherine allait tuer la chanteuse en devenir. Et Sara l’aurait laisser faire. ‘Catherine a réagit de la même façon cette nuit. Elle pensait que j'essayais embrouiller Lindsey.’
Bien qu’elle pouvait comprendre Catherine, le moment où Catherine l'avait frappé, lui avait ramené des souvenirs de ses parents qu'elle aurait préféré oublier. Avec un soupir bruyant,Sara décida d’essayer de dormir, elle remit le paquet de glace chimique dans le congélateur et laissa le coussin chauffant plus loin. Elle tenta de bouger ses muscles endoloris et marcha lentement jusqu’à sa chambre pour se changer. Rendu à mi-chemin de sa chambre, elle entendit un coup hésitant à la porte. Elle poussa un autre soupir laissant sa tête tomber vers l’avant, elle ne voulait pas avoir affaire à un visiteur. « Bon, soit c’est un témoin de Jéhovah soit c’est Grissom, »Dit-elle en marchant vers la porte.
En regardant à travers l’oeil magique,Sara se figea en voyant la petite rousse. Un mélange de surprise, d’ennuie et de colère la traversa à la vue de Catherine se tenant de l’autre côté de la porte. Elle ne put non plus contenir une pointe de peur, ce qui l’énerva. La peur la faisait sentir petite et faible. Deux choses qu’elle ne voulait plus jamais ressentir.
Sara prit une grande respiration en se préparant à lui ouvrir .Elle ouvrit la porte et regarda Catherine à travers l’espace de trois centimètre laissé par la chaîne de sécurité.
Sara fixa Catherine avec un regard froid et dit, « J’ai compris le message Catherine. Tu ne devrais pas être ici. »
« Sara, je veux juste te parler. S’il te plait. »
«Je pense que l’on a assez parlé pour une journée, tu ne trouves pas ? »
« Non, en fait, je ne trouve pas. S’il te plaît, Sara, j’ai seulement besoin de 5 minutes. »
« Retourne chez toi, Catherine. »
« Sara, je vais rester planté là aussi longtemps qu’il le faudra ! »
Sara ferma ses yeux et soupira. « Bien » Elle regarda Catherine pendant quelques secondes avant de fermer la porte.Elle défit la chaîne et ouvrit la porte de quelques centimètres, s’en éloignant en attendant que Catherine entre.
Catherine entendit la chaîne se détacher et vit la porte s’ouvrir de quelques centimètres. Elle patienta quelques secondes s’attendant à ce que la porte continue à s’ouvrir. Quand elle resta immobile ,elle la poussa et regarda l’intérieur de l’appartement. Par habitude, Catherine jeta un coup d’œil autour, étudiant la pièce comme si c’était un scène de crime. Ses yeux scannèrent la pièce jusqu’à ce qu’ils atteignent Sara, qui se tenait à l’autre bout de la pièce, regardant la femme plus âgée étudier son appartement.
L’examen attentif de Catherine sur la maison de Sara fit sentir la jeune femme vulnérable et une rage irraisonnable fit son apparition. « Est-ce que tu cherches quelque chose? »
Catherine était surprise par le venin contenu dans la voix de Sara et bégaya, « Non… c’est simplement… »
« Si tu as quelque chose à dire, tu devrais le faire tout de suite. »
Catherine étudia ses propres mains, sachant que Sara n’allait pas lui rendre les choses faciles. ‘Pas qu’elle le devrait,’Pensa-t-elle pour elle-même. «J’ai eu une discussion avec Lindsey ce matin, »Commença Catherine, « Et elle m’a dit ce qui était arrivé hier. » Catherine jeta un coup d’œil à Sara pour évaluer sa réaction. Le visage de Sara était plus stoïque qu’elle ne l’avait jamais vu, mais Catherine savais qu’elle devait la regarder dans les yeux quand elle dirait ce qu’elle avait en tête. « Je te dois des excuses. J’ai laissé tout ce qui est arrivé au travail, les nouveaux horaires, tout ce qui est arrivé entre nous, ce qui c’est passé avec Lindsey, avec Chris,tout, toute cette frustration monter en moi et je l’ai dirigé directement sur toi. Tout ce que je savais hier soir c’était que Lindsey était deux heures en retard pour aller chez Nancy et que tu l’y avais déposé. Honnêtement,avec notre passé, je ne pouvais pas voir une seule bonne raison pour que cela arrive. Je me suis fait toute une histoire pendant plus d’une heure et puis, quand je t’ai vu, j’ai foncé. Tu ne méritais pas ça et je suis désolé, » Finit Catherine,en attente d’une réaction.
Sara était honnêtement surprise. Elle s’était attendu à ce qu’elle en rajoute comme hier. Catherine ne s’était jamais excusé. Pas une fois en 5 ans. Sara n’était pas sûr sur la façon de réagir face à ce nouveau développement, elle resta donc silencieuse.
Quand Catherine réalisa que Sara n’allait pas dire un mot, elle continua, « Mais je ne suis pas venue seulement pour m’excuser. Je veux aussi te remercier. » Catherine s’arrêta, essayant de rassembler ses idées en étant sûr de ne rien oublier de ce qu’elle voulait dire. « Lindsey et moi avons eu une longue discussion ce matin. Elle m’a dit que tu l’avais aidé à comprendre certaines choses et que tu l’avais encouragé à me dire ce qu’elle ressentait. Nous n’avions pas parlé comme ça depuis longtemps et je sais que tu as beaucoup à voir là-dedans. Alors, je te remercies. »
Sara sentit ses joues rougir en répondant « C’est une gentille fille. Elle t’aurait parlé de tout façon »
«Je ne sais pas trop. À la façon où ça allait, elle aurait pu ne plus jamais me parler, » Répliqua Catherine. « Mais ce n’est de cela dont je te suis la plus reconnaissante. »
Les sourcils de Sara se croisèrent en confusion, ne sachant clairement pas de ce dont Catherine voulait parlée.
« Lindsey m’a dit à propos des garçons qui l’ont coincé dans la ruelle et comment tu les as fait partir. » Catherine tenta de s’approcher de quelques pas de Sara en continuant, « Sara, tu as probablement sauvé sa fille hier. Ou au moins, tu as sauvé son corps, et il n’y a rien que je ne puisse faire pour te remercier comme je le devrais. »
« Je ne savais pas que c’était Lindsey au début. De toute manière, n’importe qui l’aurait fait » Dit Sara, essayant d’échapper aux louanges de Catherine.
« Ce n’est pas vrai et on le sait toute les deux. Nous le voyons tout les jours. Certaines personnes ne veulent pas être impliquer et la plupart aurait laissé mon bébé et Dieu seul sait ce qui serait arrivé. Tu ne l’as pas fait. Tu l’as protégé. Je veux simplement te dire que je te serai éternellement reconnaissante et s’il y a quelque chose que je peux faire pour toi, si c’est en mon pouvoir, je le ferai. »
« Tout enfant devrait être protéger » murmura Sara.
« Oui, ils devraient l’être. » Catherine regarda Sara et, encore une fois, elle se demanda ce qu'avait pu être le passé de la jeune femme pour qu’elle puisse agir, parfois, de façon aussi imprévisible. La plupart du temps, Sara était courageuse et il était impossible de savoir ce qu'elle ressentait, ce qui rendait Catherine complètement folle, mais il y avait aussi de courts moments de colère incontrôlable et de profonde douleur qui faisait que l'instinct maternel de Catherine voulait tout arranger pour que tout soit pour le mieux.
Elles restèrent toutes les deux silencieuses pendant quelques minutes, aucune d’entre elles ne sachant comment, ou si elles devaient, continuer cette conversation. Apparemment Sara trouvait la table à café extrêmement intéressante et Catherine regardait Sara regarder… rien. Comme Catherine allait partir, Sara recommença à parler, « Je n’aurais pas du te dire toutes ces choses l’autre jour dans le couloir, j’ai dépassé les bornes. » Sara n’avait pas levé les yeux de la table à café pendant qu’elle se confessait, mais Catherine put entendre un remord sincère dans sa voix.
« Merci. » Répliqua Catherine. En pensant que c’était l’ouverture qu’elle attendait, Catherine se risqua. « Tu n’as jamais répondu à ma question. Pourquoi ces enquêtes te touchent autant ? »
« Je…, » Sara bredouilla, se demandant comment détourner la question. Se demandant si elle devait détourner la question.« C’est personnel .»
«D’accord, » Dit Catherine après un moment, se décidant de laisser passer. Pour l’instant...
« Lindsey t’aime vraiment, tu sais. Elle pense que tu es formidable. »
Sara haussa les épaules et ricana sombrement, «Et bien, il y a au moins une personne qui le pense. »
Catherine ne savait pas comment répondre à cela, bloquer par la sensation indéniable de sous-estime qui s'en dégageait.
Le silence fut briser par la sonnerie d’un cellulaire. Elles regardèrent toute les deux à leur ceinture pour vérifier leur téléphone et Sara fut l’heureuse élue.
« Sidle, » Dit Sara au téléphone, heureuse de l’interruption.
Catherine regarda le plus brillant des sourires qu’elle n’aie jamais vu sur le visage de Sara. Catherine était fascinée par la différence qu’un sourire pouvait faire à l’aura qui l'entourait. Elle s’interrogea sur ce qui pouvait rendre Sara si heureuse.
«C’est prêt ? » La voix de Sara sortit Catherine de ses réflexions. « Le casque aussi ? C’est super Mike. »
Catherine continua d’écouter la moitié de conversation, en essayant de déchiffrer le sujet de celle-ci.
« Oui, oui, évidemment. Laisse-moi appeler un taxi. Je pourrais probablement être là d’ici 45 minutes. Super ! Merci, t'es un amour. Je te rappelles bientôt. »
Sara raccrocha le téléphone et son sourire disparu comme son regard retourna à Catherine, « Hum… Je dois m’occuper de quelque chose. » Sara se tourna vers son bureau et attrapa le bottin téléphonique pour trouver le numéro d’une compagnie de taxi, s’attendant à ce que Catherine s’en aille.
Même si Catherine savait lire entre les lignes,elle ne voulait pas finir là la première conversation décente que Sara et elle avait eu en plusieurs mois. « Tu n’as pas besoin d’un taxi, Sara, » Offrit Catherine. « Je peux te déposer quelque par ?... » Catherine dut réprimer un sourire à la vue du choc qui s’afficha sur le visage de Sara.
«Tu n’as pas à faire ça… »
«S’il te plaît, Sara. Ma voiture est en bas. Il n’y aucune raison que tu dépenses de l’argent pour un taxi. Laisse-moi, au moins, faire cela pour toi. S’il te plaît. »
Sara étudia Catherine, sceptique à propos de ses motivations, mais heureusement il se pouvait que leur relation prenne une autre direction que celle où elles se sautent continuellement à la gorge .
« D’accord, laisse moi seulement prendre mes bottes et mon blouson. »
« Il fait 80 degrés dehors ! » Répliqua Catherine surprise .
« Je sais mais je vais chercher ma nouvelle moto et ce n’est pas sécuritaire de conduire sans aucune protection. »
« Une moto ? »
"Un RidgeBack Dog de 2005. Une machine de 117 centimetres cube. Un pot tout en aluminium ! C'est la boxer de série la plus sportive, la plus puissante et en même temps la plus légères de la gamme"
Sara leva le regard des bottes qu’elle était en train d’attacher à ses pieds, pour voir une expression vide sur le visage de Catherine. «….et c’est sûrement plus que ce que tu ne voulais savoir. De toute manière, j’ai fait personalisé la peinture, j’ai demandé à Mike de la pimenter un peu et il a fini apparemment …alors…..merci... pour la promenade. » Finit Sara faiblement, se demandant comment elle avait pu tomber dans ce discours incompréhensible si rapidement.
« Pas de problème, » Répliqua Catherine. « Je ne savais pas que tu étais intéressée par les motos. »
«Je l’ai toujours été ! » Dit Sara en attrapant son blouson de cuir et essayant de le mettre.« Ça me fait sentir... » Un élancement douloureux se propagea quand ses muscles blessés de son dos protestèrent en enfilant son blouson.
«Sara ? Est-ce que ça va ?»
« Oui, » Répondit Sara rapidement.
La réponse de Sara était trop rapide au goût de Catherine, elle s’approcha donc de Sara et mit une main sur son épaule.
« Tu es sûre ?»
Sara s’éloigna promptement de Catherine, ne supportant pas le geste. Après tout, la dernière fois que Catherine l’avait touché, elle avait fini blessé. « Ne me touche pas, Catherine. Je vais bien. » Sara n’avait pas l’intention de baisser sa garde autour de Catherine après ce qui était arrivé dans les vestiaires.
Catherine était surprise et vaguement blessé par la réaction de Sara. Catherine savait que Sara n’avait jamais été porté sur les câlins, mais elle n’avait jamais été véhémente avant à propos de son aversion.
Si Catherine ne la connaissait pas plus, elle aurait pu croire que Sara avait peur d’elle .
«D’accord, » Dit Catherine en reculant de quelques pas.« Tu es prête à y aller ? »
«Oui. »
Catherine sortit dans le couloir et attendit que Sara verrouille la porte. Elle avait le sentiment que cela allait être une longue matinée.
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Elles étaient en route depuis dix minute quand Sara se décida à briser le silence, autrement qu’en lui donnant les directions. « Alors… Comment as-tu su où je vivais?»
« Oh. J’ai appelé Grissom. »
« Cela a du être intéressant. » Dit Sara avec un sourire en coin.
« Oui, » Catherine aquiesça. « Il m’a questionné comme si j’étais une criminelle. Je pense qu’il a cru que j’allais incendié ton appartement ou quelque chose du genre. »
« Tourne à gauche sur l’Industriel. »
Comme Catherine changeait de direction, le téléphone de Sara sonna encore une fois.
« Tiens, tu es populaire aujourd’hui, » Blagua Catherine pendant que Sara décrochait son téléphone de sa ceinture.
Sara regarda Catherine, essayant de décider si elle devait prendre le commentaire en insulte. Heureuse que Catherine plaisantait, Sara tourna son regard vers l’afficheur de son cellulaire. Ses sourcils se froncèrent en confusion quand il afficha numéro inconnu.
« Sidle ? »
« Salut Sara, c’est Lindsey! »
« Euh… Salut, » Dit Sara, lançant des regards nerveuxà Catherine. Sara n’était pas du tout sûre si elle pouvait lui faire la conversation.Elle se rappelait clairement avoir été avertie de ‘rester loin de sa fille.’
Inconsciemment, Sara s’éloigna aussi loin possible que la voiture le permettait de Catherine, en embarquant pratiquement sur la porte du côté passager.
«J’ai parlé à ma mère ce matin comme je l’avais promis. »
«Vraiment ? »Demanda Sara, essayant, sans succès, de paraître surprise. « Comment ça c’est passé ? »
« Bien, je pense. J’ai été transféré à un horaire plus tard comme tu l’avais proposé. »
« Super. J’en suis heureuse. » Répliqua Sara, en épiant Catherine du coin de l’œil. Sara ne savait pas vraiment comment jongler avec la situation. Elle ne savait pas si Catherine voulait qu’elle parle à Lindsey, mais Sara avait promis à la jeune fille qu'elle pouvait l’appeler quand elle le voulait. « Hum… Est-ce que tu peux attendre un minute ? » Dit Sara, appuyant sur le bouton ‘Silence’.
Catherine n’était pas devenue une CSI de niveau 3 et un superviseur pour rien. Entre les réponses manquant de naturel de Sara et la douzaine de regard furtif, la blonde était absolument certaine que l’inconnu au bout du fil n’était nul autre que sa fille, Lindsey. Alors quand Sara mit Lindsey en attente, Catherine était prête. Depuis que sa fille interagissait avec Sara et semblait avoir confiance en elle, elle n’allait pas interférer dans leur début d’amitié.
Sara se tourna vers Catherine nerveusement et dit, « Hum…c’est Lindsey. »
«J’avais deviné. »
« Et alors… »
«Parle-lui Sara. »
« Mais la nuit dernière tu as dit… »
Catherine stoppa Sara d’un geste de la main et dit, « Pour être honnête, j’étais tellement en colère que je ne me rappelles même plus exactement ce qui c’est passé dans les vestiaires. Enfin seulement que tout ce qui c’est passé n’avait rien de bon. Et, encore une fois, j’en suis désolé. J’aimerais croire que l’on pourrait passé par dessus et, peut-être même, devenir amies, si tu veux. Lindsey t’aime. Et je pense que tu l’aimes bien aussi, alors parles-lui. S’il te plait. »
Sara observa Catherine avant d’hocher la tête et de dire, «Prends à gauche sur Burns. » Elle retourna à son téléphone et continua de parler à sa plus jeune amie. « Désolé pour la coupure. Donc tu peux dormir plus longtemps maintenant. » Taquina Sara avec un sourire.
« C’est un bonus, oui, » Dit Lindsey, ce qui fit glousser Sara.« Est-ce que tu penses que l’on pourrait retourner au Café aujourd’hui ? »
« Je ne sais pas Lindsey. Je vais chercher ma nouvelle moto et je vais me promener avec elle après. »
« Une moto? »
« Oui. »
« Malade. »
« Merci, je pense. De toute façon, tu ne penses pas que tu devrais demander à ta mère pour y aller en premier ? »
« J’imagine. »
« Bon, demande lui cet après-midi et, si elle dit oui, on ira demain. Qu’est-ce que tu en penses ? »
« Est-ce que tu penses qu’elle va accepter ? »
Sara se tourna vers Catherine qui essayait désespérément d’avoir l’air de ne pas écouter la conversation téléphonique. « Tu ne le sauras pas tant que tu ne lui demanderas pas. »
« Si elle dit oui, est-ce que tu vas venir me chercher avec ta nouvelle moto? » Demanda-t-elle, toute excitée.
« Tu vas devoir lui demander pour ça aussi, » Répliqua Sara, souriant et secouant sa tête, sachant que les chances que Catherine laisse Lindsey embarquer sur une moto était de très faible à inexistante.
« Est-ce que tu penses qu’elle va dire oui ? »
« Non » Dit Sara, ajoutant mentalement, «Elle peut toujours rêver»
« Moi aussi. »
« Tu ne recevras rien si tu ne demandes rien, petite. »
« En tout cas. On se voit demain. »
« Bye. »
Sara laissa échapper un soupir amusé en raccrochant.
Catherine regarda Sara avec un sourcil dans les airs et demanda, « À quoi est-ce que je dois m’attendre? »
Sara regarda Catherine avec un petit sourire et dit, « Elle veut savoir si tu la laisserais aller au Café avec moi encore une fois demain. »
« C’est d’accord Sara. »
« Elle veut aussi que j'aille la chercher en moto. »
« Elle peut toujours rêver. »
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Pendant que Catherine garait le Tahoe à proximité du garage où Sara l’avait mené, elle reconnut la place immédiatement.
« Nicky et moi avons eu une enquête ici il y a quelques années. »
« Pourquoi ? »
« Une affaire sur les courses de rue. Une des voitures impliquées avait été assemblé ici. »
« Mike fait du bon boulot. »
« Alors… ton Mike est Michelangelo, l’artiste ? »
« C’est définitivement lui, » Dit Sara en ouvrant la portière . « Merci pour le voyage, Catherine. Ce n’était, tu sais, pas si douloureux de passer du temps avec toi, » Finit Sara avec un petit sourire, espérant que Catherine comprendrait qu’elle la taquinait.
Catherine fut prise au dépourvu par le commentaire taquin de Sara. Elle aimait bien la Sara Sidle plus relaxée.
« Attention, Sidle. Certaines personnes pourrait penser qu’on s’apprécie bien. »
« Que Dieux les protègent » Dit Sara, s’en allant fermer la portière.
« Hey, attends! »
Sara s’arrêta et regarda Catherine, attendant la suite.
« Est-ce que ça te dérangerais si je venais voir ton nouveau bébé ? »
Sara était surprise que Catherine soit intéressée.
«Si tu veux » Dit-elle en haussant les épaules.
Catherine éteignit le moteur de la Tahoe et sortit de la voiture pour rejoindre Sara.
« Et, pour renseignement, ce n’est pas mon Mike, » Dit Sara. « Il est, peu importe, le plus talentueux assembleur du Nevada. »
« À 650 $ l’heure, je l’espère, » Répliqua Catherine, se rappelant l’énorme montant d’argent que le mécanicien avait dit toucher quand Nick et elle lui avait parlé deux ans plus tôt.
En marchant jusqu’au garage, elle s’interrogea sur la raison pour laquelle elle avait précisé à Catherine que Mike n’était pas à elle. Avant qu’elle ne puisse se former une réelle opinion, elle arriva à la porte et l’ouvrit, laissant Catherine entrer avant elle.
En suivant derrière Catherine, elle entendit Mike dire, « Je n’ai rien fait, madame. Et je ne sais rien du tout. »
Avant qu’elle ne mette un pied à l’intérieur, Sara entendit Catherine répliquer, « Je n’en ai jamais douté, Léonardo, mais je ne suis pas ici pour le travail. »
Avant que les choses ne tournent mal, Sara fit apparition en disant, « Ne t’en occupes pas, Mike. Elle est un peu irritable depuis les quatre ou cinq… dernières années. »
Catherine lui lança un semblant de regard colérique.
Mike s’illumina quand il reconnut Sara. « Hey, Sar’. Ta monture est dans l’arrière boutique. Viens. » Il se retourna pour se diriger vers le fond du garage, s’attendant clairement à ce que les femmes le suivent.
Comme ils s’approchaient de la moto, Mike enleva le drap qui la recouvrait. « Le résultat est excellent, si je peux le dire. »
Sara resta paralysée par le boulot incroyable que Mike avait fait sur sa moto.
« Mike, je… je suis sans mot. C’est vraiment beau. Je te remercies énormément. »
« C’était un plaisir. Je ferais n’importe quoi pour toi, bébé. Le casque est sur la table, » Dit Mike en retournant à l’avant du garage, laissant les deux femmes admiré son travail.
En même temps que Sara marchait autour de sa moto, fascinée, Catherine fixait en admiration la moto qui ne rendait pas justice à la peinture. « Michelangelo, en effet, » marmonna-t-elle s’émerveillant devant le travail de l’artiste.
« C’est vraiment magnifique, Sara. »
« Oui, c’est magnifique. Dieu, il fait du vraiment beau travail. »
« Le motif m'est familier... »
Sara gloussa et dit, «Regarde, tu vas trouver.»
Catherine acquiesça, absente, subjuguée par le dessin. Elle tendit les doigts pour toucher la bête, mais elle s’arrêta et regarda Sara.
« Est-ce que je peux ? »
« Vas-y .»
Catherine traça respectueusement le motif compliqué avec ses doigts, comme si la toucher l’amènerait plus proche de la solution. Sara observa Catherine pendant qu’elle essayait de découvrir ce qui kui était si familier dans ce motif. Catherine étudiait la moto avec une intensité qu’elle réservait habituellement aux preuves dans les enquêtes. Soudainement Sara vit le visage de Catherine s’éclairer et les yeux de la brunette furent capturés par le regard azure amusée.
« Tu es vraiment une intello, n’est-ce pas ? »
« Yep, » Dit Sara avec un sourire timide.
Incrusté dans une base d’un violet profond était entremêlé une double hélice vrillée dans une teinte délicate d’ambre et de titane. Il fallait savoir où regarder mais on pouvait voir le schéma ADN caché, ce que la majorité des observateurs ne remarqueraient même pas.
« C'est magnifique, Sara. »
« Merci. Cela m’a prit une éternité pour qu’il soit comme je le voulais avant de le donner à Mike. »
« Tu as dessiné ça ? »
À l’acquiescement de Sara, Catherine siffla et dit, « Je suis impressionnée. Tu sais, Greg tuerait ou se tuerait pour un truc du genre. »
« On peut seulement espérer, » Dit Sara avec un sourire fermement en place.
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Sara marcha à l’intérieur du Labo de la police scientifique se sentant mieux qu’elle ne l’avait été depuis longtemps. Elle voulait croire que c’était grâce aux glorieuses et libératrices promenades qu’elle avait fait cet après-midi et dans la soirée. Mais, d’un façon réaliste, elle savait que ce n’était pas seulement ça. Quand elle examinait les évènements du dernier mois, elle pouvait conclure que tout ce qui était arrivé, même les moments les plus désastreux, avait contribué à son contentement. Sans l’enquête sur les mariées sur commande et la bataille qui avait suivi avec Catherine et sa suspension, elle n’aurait jamais parlé à Grissom, ou à n’importe qui pour ce que cela changeait, à propos de son passé. Même si la discussion avec Grissom avait été difficile sur le moment, elle sentait maintenant que le poids qui pesait sur ses épaules était un peu plus léger qu’avant.
Une amitié fleurissante avec Lindsey Willows et les heures agréable passées avec Catherine ce matin avait aussi contribué à son optimisme. Quand elle avait vu Catherine à sa porte, elle s’était attendu à un autre tour de manège dans l’hostilité et querelles amères. Elle ne s’était certainement pas attendu à des excuses et une frêle offre d’amitié. Les choses tournaient finalement bien.
Comme appelé par les pensées de Sara, Catherine sortir de la salle de repos. En voyant Sara, Catherine alla en sa direction et dit, « Tu as seulement cinq minutes d’avance. Que quelqu’un appel les records Guinness. Bonne promenade ? »
« Tu ne peux même pas imaginer. »
« Bien, félicitation, Miss Sidle, votre petite expédition de demain après-midi a l’autorisation formelle de la mère. Tant que tu laisses ta moto à la maison, bien sûre. »
« Je sais, » Sara gloussa. « Elle m’a appelé un peu plus tôt. Merci. »
«Pas de problème. On se voit demain, » Dit Catherine en marchant jusqu’à son bureau pour rassembler ses choses et se diriger chez sa sœur pour aller chercher Lindsey.
Sara entra dans les vestiaires pour aller à son casier. Elle se changeait ses vêtements pour ceux de travail quand elle entendit un halètement de surprise derrière elle. Elle se retourna et vit Catherine dans le cadre de la porte, sa main recouvrant sa bouche.
« Catherine ? Qu'est-ce qu'il y a ?»
«Qu’est-ce qui t’es arrivé ?»
«De quoi est-ce que tu parles ?»
«Ton dos, Sara. Qu’est-ce qui est arrivé à ton dos ?» Demanda Catherine en traversant la pièce pour voir Sara de plus près.
Sara fit un pas en arrière et mit son chandail, sa bonne humeur avait rapidement disparue. «Il n’y a pas de quoi s’en faire. »
« Il n’y a pas de quoi s’en faire ?! Sara, comment est-ce que tu t’es fait ça ? »
Sara regarda Catherine comme si une autre tête lui avait poussé. « Pourquoi est-ce que tu me demandes ça ? » ‘Catherine doit sûrement se rappeler m’avoir écraser dans les casiers hier soir.’
Catherine laissa sortir un soupir exaspéré. « Parce que je veux savoir ce qui est arrivé, Sara. »
« Tu es arrivé, Catherine ! »
« Qu’est-ce que tu veux dire ? »
« Ce que je veux dire ? » Dit Sara incrédule. « Je peux croire que tu ne te rappelles pas tout ce que tu m’as dit la nuit dernière, mais comment peux-tu possiblement ne pas te rappeller avoir foncer sur moi et m’avoir jeté sur les casiers ? Doux Jésus, Catherine, je suis surprise qu’ils ne se soient pas bosseler !»
Catherine observa Sara, horrifiée, avant de demander, « J’ai fait ça ? »
« Oui, Catherine, tu as fait ça. Comment ne peux-tu pas te rappeler ? »
« Je ne… J’étais tellement en colère…Je ne…, »Catherine bafouillait. «Je ne peux pas croire que j’ai… Je suis tellement désolé… »
Sara regarda Catherine, convaincue, même si cela semblait incroyable, que la femme plus âgée ne se rappelaient vraiment pas ce qui c’était passé dans les vestiaires vingt-quatre heures plus tôt. Sara avait l’envie soudaine de prendre la femme en pitié.
« Oublies tout ça ! » Dit Sara en fermant la porte de son casier avec un‘bang’.
« Oublier tout ça ? Comment veux-tu que je fasses ça ? »
« Je ne sais pas Catherine. Prétend que tu ne rappelle aucunement de quoi que ce soit pour commencer. »
Catherine ne peut rien faire à part regarder Sara passer la porte.
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Sara était dans sa salle d’examen favorite, essayant de rassembler ses pensées. Elle ne savait pas pourquoi elle souhaitait pardonner Catherine pour avoir fait exactement ce pour quoi elle ne pardonnerait jamais ses parents d’avoir fait. Peut-être était-ce parce que maintenant elle savait que Catherine pensait protéger sa fille. Peut-être était-ce parce que, en y pensant profondément, elle s’attendait à moitié à être traiter de cette façon par tout le monde. Peut-être était-ce parce qu’elle ne pourrait jamais rejeter ses sentiments pour Catherine assez loin pour qu’ils ne reviennent jamais. Probablement pour ces trois raisons. Sara mit sa tête entre ses deux mains, massant lentement son front, tellement perdue dans ses réflexions qu’elle n’entendit pas la porte s'ouvrir.
Catherine resta debout, observant la silhouette silencieuse appuyé sur la table de travail. Les dernières vingt-quatre heures avait été une révélation. Elle se sentait comme si elle voyait Sara pour la toute première fois. Elles avaient toujours eu une relation de travail plutôt tumultueuse. Elle n’avait pas commencé d’un bon pied en premier. Sara était venue enquêter sur Warrick après que Holly se soit fait abattre. Une espionne à la main de Grissom. Enfin, c’était ce qu’elle avait pensé. Après que Sara ait décidé de rester, elle l'avait vu comme une adversaire. Tellement pareil à elle avec son respect des procédures et son implication, tellement différente d’elle dans presque tout le reste. La noirceur à sa lumière. La jeunesse à son âge. Harvard à comparer avec son école de nuit.
Il y avait des moments quand elles travaillaient ensemble, les deux femmes étaient la meilleure équipe de la police scientifique qu’il n’y ait jamais eu, mais une d’entre elles disait alors quelque chose qui faisait sortir l’autre de ses gonds et les bagarres qui suivaient étaient légendaires. Elles arrivaient toujours à une sorte de trêve jusqu'à la prochaine enquête sur laquelle elles travailleraient ensemble, mais elles n’étaient jamais capable d’établir quelque chose de permanent, ce qui les amenaient à avoir des relations plus faciles, Catherine restait avec Nick et Warrick ou même Grissom. En fait, ce matin était la première fois qu’elles avaient eu une conversation qui n’impliquait pas une affaire depuis qu’elles étaient sorties boire une verre après que Sara ait découvert que Hank la trompait .
Catherine pouvait maintenant voir la femme derrière le mauvais caractère de Sara. La femme qui s’était arrêter pour aider une parfaite inconnue qui s’était trouvé être Lindsey. La femme qui avait amené une jeune fille de 11 ans à reparler à sa mère. La femme qui avait tellement de douleur au fond de ses yeux, qu’elle ne pouvait se retenir d’éclater parfois. La femme qu’elle avait blesser physiquement sans même s’en rappeler.
« Est-ce que c’est seulement ton dos ? »
Sara soupira, mais ne se retourna pas pour faire face à Catherine. Elle ne pouvait pas la regarder une fois de plus dans les yeux aujourd’hui. C’était trop douloureux. « Catherine, s’il te plaît…»
«Est-ce que je t’ai blessé autre part qu’au dos ? »Demanda Catherine une autre fois. Sara savait par l’intonation de la voix de Catherine qu’elle ne la laisserait pas tranquille avant qu’elle n'ait répondu. Elle l’avait assez entendu, en interrogatoire, pour savoir ce que cela signifiait.
« Ma tête ! » Dit Sara, se résignant finalement à avoir cette conversation.
Catherine ferma les yeux en sentant la culpabilité la submerger. « Est-ce que tu as vu un docteur ? Tu pourrais avoir un traumatisme. »
« Je n’en ai pas un. »
« Comment peux-tu le savoir ? »
« Parce que j’ai déjà eu des traumatismes auparavant. Je sais ce que ça fais. »
« Sara… »
« Catherine, laisse simplement ça de côté. »
« Je ne peux pas Sara. Pourquoi est-ce que tu m’as quand même laissé entré ce matin ? Comment as-tu pu laisser quelqu’un qui t’avait blessé t’approcher de nouveau ? »
« L’habitude. »
Catherine fixa le dos de Sara, extrapolant sur les significations de ce simple mot. Les pièces disjointes d’un casse-tête commencèrent à s’assembler dans l’esprit de Catherine, s’imbriquant l’une dans l’autre. La détermination singulière de Sara pour faire justice aux victimes. Sa tendance à s’accrocher aux enquête qu’elle ne pouvait pas résoudre. Sa férocité mordante quand elle faisait face à des cas impliquant un viol ou un abus domestique. Toute ses choses émergèrent pour ne former qu’un dans la tête de Catherine. ‘Quelqu’un a blessé Sara.’
«Qui t’as fait du mal ? » Les mots étaient sortis de sa bouche avant qu’elle n’ait eu le temps de se censurer. Elle observa Sara se raidir et devenir anormalement calme.
« Tu veux dire à part toi ? » Sa réponse était amère et défensive. Sara se sentit mal à l’instant où elle le dit mais elle ne pouvait reprendre ce qui était dit.
Catherine flancha, les mots avaient touché une corde sensible.
Un long moment de silence passa pendant qu’elles absorbaient toute les deux ce qui venait juste d’arriver. Catherine baissa la tête et se retourna pour partir, disant, « Je suis désolé Sara. »
Quand Sara entendit la porte s'ouvrir, elle savait qu’elle ne pouvait pas laisser partir Catherine comme ça. « Attends. Tu ne méritais pas ça. »
« Je pense que peut-être que oui, » Dit Catherine avec regret en se retournant vers Sara.
« Non. Non, tu ne méritais pas ça ! » Dit Sara en faisant face à Catherine pour la première fois. « Tu essayais seulement de protéger Lindsey. »
« Je n’ai jamais voulu te blesser comme ça, Sara. »
« Je sais. »
Les deux se regardèrent, aucune des deux ne sachant comment continuer, et un silence inconfortable s’installa jusqu’à ce que la porte soit ouverte par Sofia. Elle prit conscience de l’ambiance tendue, et fut tout de suite suspicieuse par la présence de Catherine. Sofia observa la position abattue dans laquelle Sara se trouvait et demanda, « Tu vas bien Sara ? »
« Oui, je vais bien, » Répondit Sara, regardant toujours Catherine.
Sofia envoya un autre regard suspicieux à Catherine avant de dire, « On se rencontre à la salle de repos dans cinq minutes pour les assignements. »
« D’accord. Merci »
Se demandant ce qui pouvait bien se passer entre les deux femmes, le regard curieux de Sofia se promena entre les deux enquêtrices pour un moment avant qu’elle ne ferme la porte derrière elle en partant.
De nouveau seules, Catherine s’avança prudemment de quelques pas plus près de Sara, se demandant si la brunette accepterait la proximité qu’elle voulait lui offrir.
L’envie de fuir était forte quand Sara vit Catherine se rapprocher...
Quand Catherine fut assez proche, elle laissa sa main serrée gentiment son bras, Sara combattit consciemment le réflexe de se dégager de l’emprise. Quand elle sentit sa main enfermée dans la paume impossiblement tendre de Catherine, elle lutta alors contre le désir de se fondre en sa collègue et de se cacher dans une douce étreinte.
Voyant Sara se tendre au toucher et puis se relaxer quand la proximité fut plus confortable, Catherine lâcha un soupir de soulagement et dit, « J’aimerais t’aider, Sara. »
Sara ferma les yeux en sentant les larmes lui venir aux yeux, essayant de ne pas les laisser s’échapper. Une s’échappa et glissa le long de sa joue avant qu’elle ne puisse l’arrêter. Quand elle sentit la larme tomber sur leurs mains jointes, elle ouvrit les yeux et murmura, « Je ne sais pas comment te laisser le faire. »
Catherine resta silencieuse quand Sara approcha sa main libre de leurs mains jointes ensembles et essuya timidement le résidu salé provenant de sa larme. Elle sentit Sara se redresser et prendre une grande respiration en essayant de se recomposer et dit, « Je dois aller chercher mon assignement. »
Ne laissant pas la main de Sara, Catherine acquiesça et dit, « Je dois aller chercher Lindsey. »
Sara se leva et s’éloigna sans enthousiasme de Catherine, sa chaleur lui manquant immédiatement,
« Dit-lui que je la verrai cet après-midi. »
« Je transmettrai le message. »
Sara acquiesça et marcha vers la porte. Au moment où sa main toucha la poignée, elle s’arrêta et parla sans un regard vers l’arrière, « Pendant l’affaire Julie Waters,tu m’as demandé si mon père m’avait déjà dit que j’étais intelligente. Il le faisait, mais habituellement quand il me le disait, il disait de fermer ma bouche d’intello avant qu’il ne le fasse pour moi. » Sara fit une pause, comme si elle voulait en dire plus, mais elle ne continua pas et sortit de la pièce, laissant Catherine examiner cette nouvelle pièce de casse-tête.
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Sara fonctionnait machinalement en cherchant des empreintes sur le rebord des fenêtres. Elle travaillait sur un balcon transformée en jardin. Bien qu’elle ne souhaitait du mal à personne, Sara avait espéré une scène de crime plus vaste pour garder son esprit loin de sa propre stupidité. Depuis qu’elle avait laissé Catherine dans le Labo d’observation, elle maudissait cette folie passagère. ‘Pourquoi est-ce que j’ai dit ça à Catherine? Elle n’avait pas parlé à personne de son enfance en 18 ans et maintenant, soudainement, il semblait qu’elle ne pouvait plus se retenir d’en parler. Premièrement Grissom, puis Lindsey (même si ce n’était qu’une vague explication), et maintenant Catherine.
Catherine. La femme à qui elle n’avait presque pas parlé en un mois. La femme avec qui elle s’était incessamment et amèrement quereller en 5 ans. La femme qu’elle ne pouvait jamais sortir de sa tête. Sara avait senti une attraction instantanée pour cette femme blonde et plus âgée, même après leur première rencontre corsée.
--Est-ce que vous savez où je peux trouver Catherine Willows ?
--Elle est sortie sur le terrain. Laissez-moi deviner. Sara Sidle…
--Je sais qui je suis. Je pense que c’est vous qui êtes un peu confuse.
--Si vous pensez que vous allez me prendre mon enquête, oubliez tout de suite…
--Regardez, nous pouvons rester ici et argumenter ou nous pouvons aller là-bas et trouver qui a fait ça à Holly Gribbs. Deux femmes fortes valent mieux qu’une.
--Le téléavertisseur. Trouver à la scène de crime.
--Comment avez-vous trouver le traceur ?
--Grissom l’a gagné sur E-Bay.
--Ils sont excellents. Si vous pouvez le relier à un suspect.
--Desmond Tutu ???
--Exactement ce que je voulais dire…Ne vous sentez pas mal. Mes 4 derniers sont tombé sur Eminem. Alors…vous semblez avoir tout sous contrôle. Où puis-je trouvé Warrick Brown ?
--Essayez dans les casinos.
--Je vous contacterai si j’ai d’autres informations.
Sara était fière de sa dernière réplique et de la bonne interaction qu’il y avait eu entre elles pour le reste de l’enquête sur la mort d’Holly Gribbs. C’était en partie la raison pour laquelle elle avait décidé de rester à Las Vegas. Sara avait pensé qu’elle et Catherine pouvait devenir proche, mais ses sentiments furent rapidement écartés quand cela devint évident que Catherine n’avait même pas envie de devenir son amie, laissant de côté tout le reste. Chaque remarques blessantes étaient un pied de plus dans la tombe pour les espoirs de Sara.
-- Quand vous serez bien intégrer, c'est à dire jamais.
-- Depuis quand est-ce que tu te soucies de ton apparence ?
Elle avait toujours voulu avoir le respect de Catherine, mais chaque fois qu’elle pensait l’avoir, quelque chose arrivait et ruinait tout. L’exemple le plus remarquable et évident était l’affaire d’Eddie et leur confrontation échauffée dans le couloir après que Catherine ait maltraité le témoin/suspect de l’enquête.
--Qu'est-ce que tu fais ? Est-ce que tu te rends compte où tu te trouve ?
--Je suis ici depuis beaucoup longtemps...
-- Et tu devrais le savoir mieux que moi.
--Et je ne devrais pas être là si tu faisais ton boulot de la bonne manière.
--Il y a une différence entre moi faisant son travail et toi voulant le faire pour moi.
--Tu vas me dire ce que je veux ?
‘La question est qu’est-ce que je veux moi ?’Se disait Sara en remballant son matériel. En déposant le tout dans la Tahoe, Sara se demandait si ce serait si mal d’en dire plus à Catherine à propos de sa famille. Sa famille... Qu’est-ce qui pourrait arriver de pire ? ‘ Elle va seulement savoir combien je suis vraiment dérangée et elle ne verra plus jamais de la même façon.’ Répondit-elle à sa propre question. Elle avait parlé à Grissom ‘des regards’ qu’elle recevait après que tout le monde dans sa ville natale avait su pour le meurtre de son père. De la fascination mélangée à de la pitié. Elle ne voulait plus revoir ‘ce regard’ encore et encore et surtout pas de la part de Catherine.
Elle essaya de se concentrer sur son travail quand elle arriva au Labo et de se sortir Catherine de la tête. Elle fit un signe de la tête à la réceptionniste et se dirigea vers son pigeonnier pour voir si elle avait reçu de nouveaux assignements ou messages. Elle trouva un morceau de papier plié avec son nom écrit sur le dessus avec l’écriture de Catherine. Elle déposa son kit et fixa la note, ne voulant pas vraiment l’ouvrir. ‘Elle veut probablement nous garder, moi et mon passé, le plus loin possible d’elle.’ Après une profonde expiration, Sara ouvrit la note et lut,
S-
J’ai laissé ton nom à l’école, tu peux donc aller chercher Lindsey aujourd’hui. Elle sort à 17h00, elle va t’attendre à l’avant. Nancy sert le dîner à 18h30, alors ramène-là un peu avant, s’il te plaît. Et ne la laisses pas manger des tonnes de sucreries ! Et N’OUBLIES PAS, tout véhicule qui conduira ma fille doit avoir quatre roues et un toit. Amusez-vous bien .
C.
Sara sourit en lisant la lettre une autre fois, soulagé que tout soit arrangé. Elle ramassa son matériel et se dirigea vers sa salle favorite d’examen pour travailler.
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« Est-ce que tu as des frères ou sœurs? »
Sara leva son regard de son café et regarda Lindsey. Depuis le début, elles étaient restées loin des grands sujets de conversation, elles parlaient plutôt du nouvel horaire de Lindsey et de la moto de Sara, elle fut donc un peu surprise par le changement de sujet.
« Hum, oui. J’ai un frère. Il a neuf ans de plus que moi. »
« Est-ce que tu lui parles beaucoup? »
«Pas vraiment, » Dit Sara prudemment. « Pas depuis quelques temps. »
« Pourquoi ? Je veux dire, j’ai toujours voulu un frère ou une soeur. Je pense que ce serait bien d’avoir quelqu’un pour parler. »
« Bien, hum, comme je l’ai dit, il est vraiment plus vieux que moi et nous n’avons jamais été…proche, » Dit Sara évasivement, décidant qu’il était temps pour un nouveau changement de sujet. «Qu’est-ce que tu as fait avec ta mère ce matin ? »
« Elle a vérifié mes devoirs et on a joué au Monopoly Junior. »
« Qui a gagné ? »
« Maman. Elle s'est acharnée. »
« Je l'aurais parié ! » Dit Sara avec un gloussement, imaginant Catherine jubilée en dévalisant l’argent monopoly de sa fille.
« Alors, il n’y a que toi ? » Demanda Lindsey avec un sourcil froncé.
Sara cligna des yeux, ne comprenant pas vraiment la question. « Je ne suis pas vraiment sûre de ce que tu veux dire. »
« Je veux dire, depuis que ta famille n’est pas vraiment dans le coin, tu es tout seule ? »
La question innocente se fit ressentir comme un coup de poing dans l’estomac. Sara fixa Lindsey, en essayant de formuler une réponse. « Enfin… pas vraiment. Je veux dire, j’ai des amis au travail et encore quelques personnes en Californie à qui je parle de temps en temps. J’ai un très bon ami à Washington, je lui parle très souvent au téléphone… » Sara s’arrêta, pensant seulement combien elle devait avoir l’air pathétique.
« Et tu m’as moi. »
La voix de Lindsey la sortit de ses pensées auto-destructrices. «Quoi ?»
« Je suis ton amie, non ? »Demanda Lindsey.
À la simplicité et la timidité innocente de la question, Sara eut presque les larmes aux yeux.
Cette petite fille lui tendait la main pour une amitié en ne voulant rien en retour et le cœur de Sara se serrait à cette idée.
« Oui, Lindsey, tu es mon amie, » Dit Sara avec un sourire.
« Super »Répliqua Lindsey. Un moment plus tard, le regard qu’elle lui lançait commença à rendre Sara nerveuse. Il y avait une étincelle qu’elle avait vu plusieurs fois dans les yeux de Catherine quand elle mettait un suspect au pied du mur. Le regard qui disait, ‘ Je t’ai amené exactement où je le voulais.’
« Alors, Sara, en tant que ton amie, je pense que tu pourrais m’emmener voir ta nouvelle moto » Dit Lindsey, sur le point d’exploser.
« Lindsey… » Dit Sara en l’avertissant gentiment.
« Seulement pour regarder ! » Dit Lindsey, tenant ses main en face d’elle sur la table d’une façon posée. « Je pense que, en tant qu’amies, on devrait partager ce genre de choses, n’est-ce pas ? »
Sara regarda ces deux yeux bleus et son grand sourire et sut qu’elle ne pourrait pas le lui refuser éternellement. « Je ne peux pas croire que je me fais manipulée par une fille de 11 ans, » Dit Sara, en voulant encore prétendre qu’elle avait les rênes.
« J’ai presque douze ans, » Dit Lindsey, indignée. « Et je ne suis pas en train de te manipule , c’est seulement que je suis bonne pour te faire faire ce que je veux, » Finit Lindsey avec un énorme sourire.
« Allez, on y va, » Soupira Sara, acceptant sa défaite.
« Super !» S’exclama Lindsey, victorieuse.
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Le matin suivant Catherine remarqua que Lindsey fixait ses œufs, perdu dans ses pensées.
« À quoi est-ce que tu penses ? »
« Hein? »
Catherine sourit, « Tu as l’air de penser à quelque chose. Tu veux en parler ? »
« Oh, » Lindsey sourit et rougit. « Je pensais seulement à Sara. »
‘On dirait que Sara a une admiratrice.’ Pensa Catherine avec un sourire, notant la teinte rosée qu’avait pris les joues de sa fille. « À propos de quelque chose en particulier ? »
Lindsey haussa les épaules et dit, « Juste qu’elle est vraiment chouette. Elle m’a montré sa moto. Elle est trooop belle… »
« Lindsey » L’avertit Catherine, « tu n’embarqueras pas sur cette moto. »
« Je sais, je sais. Je l’ai seulement regarder. Sara ne voulait même pas que je m’y assois. Elle a dit que tu la découperai en rondelle si elle me laissait monter. »
« Je n’irais pas aussi loin, mais je n’en serais pas très heureuse non plus. »
« Elle m’a laissé mettre son casque. C’était extra. »
« Elle a fait ça ? »
« Oui » Dit Lindsey et puis elle regarda sa mère sérieusement.« Je suis contente de pouvoir être son amie. »
« Pourquoi ? » Demanda Catherine, s’interrogeant sur ce qui pouvait attirer sa fille chez la brunette.
«Je l’aime bien, » Dit Lindsey avec un haussement d’épaule.
« Elle est vraiment belle et hyper intelligente. Elle explique tout de façon à ce que je comprennes, mais elle n’agit pas comme si j’étais stupide. Et…»
« Et ? » L’incita Catherine.
Lindsey regarda sa mère dans les yeux avant de dire, « Et je pense qu’elle est un peu seule... »
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Pendant quelques semaines, Sara passait tout ses débuts de soirée avec Lindsey, au Café ou au parc ou à un musée. Leur temps ensemble leur faisait toutes les deux du bien. Les habitudes de Lindsey avait définitivement changé, pour ce dont Catherine était éternellement reconnaissante, et Sara avait l’air d’une certaine façon… plus légère…aussi.
Les mots de Lindsey quelques semaines plus tôt à propos de Sara étant seule lui était resté à l’esprit et elle commença à observer Sara quand leur horaire se superposait. Elle savait que Sara était plus à l’aise en tête à tête avec elle-même, mais elle avait été surprise de remarquer combien elle passait de temps en solitaire. Même dans la salle de repos, quand les autres étaient autour, la jeune femme était souvent recluse sur le divan, en train de lire quelque chose, séparée de ses co-équipiers.
Catherine commençait à réaliser qu’elle n’avait jamais pris le temps de connaître Sara. Elle avait été trop occupé à s’assurer que la nouvelle n’usurpe pas sa place. Même les propositions pour aller déjeuner, qui, quand elles étaient lancées par Grissom ou n’importe qui d’autre étaient acceptées, étaient refusées quand elles venaient de la part de Sara. Catherine apprenait à voir Sara en tant qu’une brillante jeune femme, et selon certaines circonstances, Catherine aurait été immédiatement attirée par une âme similaire. Elle voulait passer plus de temps avec Sara et essayer de recommencer à zéro avec elle.
Catherine avait aussi pensée à l’admission de Sara pour son père qui s’offrait pour ‘faire fermer sa bouche d’intello’. Elle avait laissé le sujet de côté, en pensant que Sara se confirait quand elle le voudrait mais le‘quand elle le voudrait’ commençait à ressembler à ‘jamais’. ‘Je pense qu'il est le temps que je fasses bouger les choses.’ Pensa-t-elle en se dirigeant vers la pièce préférée de Sara.
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Catherine trouva Sara pencher sur quelques vêtements, les ratissant méticuleusement pour trouver des preuves.
« Hey » Dit Catherine doucement, pour ne pas surprendre la jeune femme.
Sara leva les yeux au son de la voix de Catherine.
« Hey, »Répliqua Sara. « Qu’est-ce que tu fais encore ici ? »
« Je suis heureuse de te voir moi aussi, » Dit Catherine en fronçant les sourcils.
« Je ne voulais pas dire… » Bafouilla Sara, en pensant que Catherine avait mal pris la question.
« Je blagues. Ne t’inquiètes pas. »
« Bien » Soupira Sara, soulagée. « Quoi de neuf ? »
« Je voulais seulement te dire que Lindsey appréciaient vraiment de sortir avec toi et je voulais te remercier de prendre du temps pour elle. »
« Ce n’est pas un problème, Catherine. Lindsey est une chic fille. J’aime bien sortir avec elle moi aussi. »
« Enfin... » Catherine prit une grande inspiration avant de continuer, ne sachant pas comment son offre serait reçu, « Que dirais-tu si je te demander qu’on le fasse toutes les trois ? J’ai vérifié avec Grissom et il a dit que tu ne travaillais pas samedi, et moi non plus, et je me demandais si tu voudrais venir à la maison pour souper. »
Sara fixa Catherine, n’étant pas certaine d'avoir entendu la rousse correctement. Finalement, elle sortit de sa stupeur et demanda, « Tu veux que je viennes pour souper ? Chez toi ? Samedi ?Avec toi ? »
Catherine sourit devant la surprise de Sara et dit, « C’est, en effet, ce que j’ai demandé. Bien sûre, pas en autant de phrases. »
Sara continua à fixer Catherine comme si elle venait de parler chinois.
« Sara ? » Demanda Catherine, vraiment amusé maintenant. «Ce n’est pas une question difficile. »
« Pourquoi ? »
« Pourquoi ? »
« Oui, pourquoi ?! Pourquoi veux-tu que je viennes souper ? »
« Parce que, Sara, tu es importante pour ma fille. Je veux pouvoir te connaître mieux et c’est presque impossible en se voyant seulement ici. D’où le souper chez moi. »
Sara étudia Catherine pendant un moment, retournant la question dans sa tête et en observant les options. Bien sûre, elle voulait dire oui. Elle aimait passer du temps avec Lindsey et voulait passer du temps avec Catherine mais elle était aussi soulagée que Catherine n’ait pas reparler de son passé. Elle se demanda si passer plus de temps avec elle aviverait sa curiosité et l’amènerait à poser des questions, mais c’était tout de même elle qui avait ouvert la porte à ces question quelques semaines plus tôt. Elle pouvait répondre à ses questions. Elle voulait répondre à ses questions.
Catherine regarda Sara essayer de décider quoi faire. Sara ruminait le tout comme si c’était la décision la plus importante qu’elle n’ait jamais prise.
« D’accord, » Dit-elle soudainement.
« D’accord ? D’accord quoi ? »
« D’accord. Je viendrai souper. À quel heure ? »
« Hum… À sept heure. »
« Ok. »
« Ok. C'est d'accord. »
Sara soupira quand Catherine partit, s’imaginant ce que ce souper apporterait.
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Durant son quart de travail, Catherine fut frappé par le premier case qui rentra. L’enlèvement et agression sexuelle d’une mineure. Une petite fille de huit ans. La petite Karen Thompson avait été enlevé au terrain de jeu, violée et laissé dans un site de construction. Elle avait été trouvé, à moitié morte, par un garde de sécurité.
Catherine alla à l’hôpital pour prosséder un kit de viol pendant que Warrick passait l’endroit où Karen avait été laissé au peigne fin et Nick le terrain de jeu. Ce que pouvait faire certaines personnes aux enfant ne cesserait jamais de stupéfier Catherine et de la rendre malade . Celui-ci en particulier avait laissé beaucoup de traces derrière lui et Catherine allait le faire payer pour ce qu’il avait fait.
Elle déposa les échantillons de sperme qu’elle avait récolté à Mia et s’en alla à son bureau. Pendant qu’elle attendait que Warrick et Nick finissent de tester les vêtements de la petite fille, elle laissa son esprit errer du côté de Sara et Lindsey. Lindsey était plus qu’excitée pour le souper de samedi et elle pompait précautionneusement des informations à Sara à propos de sa nourriture favorite et le choix des boissons, pour que tout soit parfait pour sa nouvelle meilleure amie. Sara semblait aimer de plus en plus l’idée du souper, même si elle avait encore l’air un peu nerveuse.
Elles allaient au planétarium aujourd’hui. Sara choisissait rarement des activités sans contenu éducatif, ce qui rendait Catherine heureuse, et les excursions étaient tellement amusantes que Lindsey ne remarquait presque pas qu’elle apprenait en même temps. Quelques fois elles allaient manger après, habituellement un endroit avec de la nourriture santé. La semaine dernière, Lindsey avait voulu devenir végétarienne, comme Sara. Cette semaine, elle mangeait de la volaille, seulement parce que Sara lui avait dit que les jeunes adolescentes avait besoin des protéines de la viande et qu’elle pourrait être végétarienne plus tard si elle le voulait encore.
Catherine ne pouvait que sourire à l’ampleur du béguin que Lindsey avait pour Sara, autant que le fait que Sara était aveugle aux attentions de Lindsey.
Quelques heures plus tard, le portable de Catherine vibra. C’était Mia avec les résultats ADN. En se dirigeant vers la labo de Mia, Conrad Ecklie la rattrapa dans le vestibule.
« Catherine, est-ce que vous avez quelque chose sur l’affaire Thompson ? Le Shériff devient de plus en plus anxieux. »
« On y travaille, Conrad. Warrick et Nick examinent les vêtements. Il y a beaucoup d'éléments du site de construction en examen. C’est seulement une question de temps. Le violeur n’est pas quelqu’un de méticuleux. Il a laissé beaucoup d’ADN derrière lui. En fait j’allais voir Mia. Elle a mes résultats. »
« Elle a trouvé la personne à qui appartenait l’ADN ? »
« Je ne sais pas encore, Conrad. Mes pouvoirs psychiques ne sont plus ce qu’ils étaient. »
« Ça vous dérange si je vous suis ? »Demanda Ecklie avec une mimique agacée.
« Bien sûre que non, » Répondit Catherine, même si la dernière chose qu’elle voulait était qu’ Ecklie soit derrière elle à regarder par-dessus son épaule.
En entrant dans le Labo d’ADN, Catherine dit, « Tu as quelque chose pour moi, Mia ? »
« D’une certaine façon, oui. »
Ecklie sautait presque d'impatience en disant, « Qu’est-ce que ça veut dire ?Vous avez une identité ou non ? »
Mia échangea un regard exaspéré avec Catherine avant de continuer, « Comme je l’ai dit, d’une certaine façon,oui. Aucun résultat dans le registre CODIS ou le AFIS, mais j’ai un résultat partiel, avec sept allèles en commun avec quelqu’un sur la base de donnée Compliance, votre suspect est donc en relation de première degré, père ou frère. »
« Compliance ? Quelqu’un qui travaille pour le département de police? » Demanda Catherine.
« Oui, » Répondit Mia à contre-cœur.
« Qui ? » Demanda Ecklie, menaçant.
« Sara Sidle. »
« Ça coule de source, » Dit Ecklie, en secouant la tête.
Voyant l’expression curieuse que Mia arborait, Catherine décida de prendre le contrôle de la situation, « Merci, Mia. Tu peux garder ça pour toi ? »
« Bien sûre » Mia acquiesça, comprenant le besoin de discrétion de Catherine.
« Conrad, pourquoi n’allons nous pas dans mon bureau pour en discuter » Dit Catherine prenant déjà la direction de la porte. Bien qu’elle était bien la dernière à juger quelqu’un selon sa génétique, après tout, son père était un propriétaire de casino notoire et, selon elle, un tueur, Catherine était quand même un peu choquée. Sara et elle avait atteint un certain niveau de compréhension, avec l’aide de Lindsey, récemment, et Catherine ne voulait pas blesser Sara.
Ecklie allait certainement utiliser le tout contre Sara pour la rabaisser et Catherine ferait ce qu’elle pourrait pour aider l’amie de sa fille.
Suivant Ecklie en entrant dans son bureau, Catherine ferma la porte derrière elle et s’y adossa. Elle observa Ecklie faire les cents pas pendant quelques instants avant qu’elle ne l’entende dire, « Pourquoi ça ne me surprend pas que Sidle soit impliquée dans quelque chose du genre ? »
Catherine sentit la colère montée en elle. « Premièrement, Conrad, Sara n’est ‘impliquée’ dans rien. Le suspect dans mon affaire est son frère ou peut-être son père. Ça ne veut pas dire qu’elle a quelque chose à faire avec tout ça. En fait, connaissant Sara, et comment elle réagit face aux agressions sexuelles, cela la choquerait totalement, surtout si c’est son propre père. »
« Son père est mort ! C'est obligatoirement un frère, » L’interrompit Ecklie.
Catherine se tourna vers Ecklie. « Comment pouvez-vous savoir ça ? » Catherine savait que Sara ne dirait jamais à Ecklie quelque chose d’aussi personnel.
« Je sais tout, Catherine. Les informations sont un peu partout. Il faut seulement savoir où regarder, » dit Ecklie avec un sourire suffisant.
« Vous avez cherché dans ses antécédents ? Dans sa famille? » Demanda Catherine, incrédule.
« C’est mon boulot de savoir tout sur mes employés, Catherine, particulièrement sur ceux qui sont instables comme Sidle. Faites-la venir. Je veux la questionner »Répliqua Ecklie.
« Elle n’est pas une criminelle, Conrad. Elle travaille ici ! »
« Ce n'est pas moi qui l'ait engagé » Dit Ecklie, moqueur. « Elle n’est peut-être pas une criminelle, mais elle peut savoir où est son frère. Faites-la venir. »
Catherine soupira et regarda sa montre. Il était 19h30. Sara devait avoir déposé Lindsey il y a une heure. Sentant le regard d’Ecklie sur elle, elle attrapa son téléphone et composa son numéro.
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Sara venait d’atteindre 130km/heure sur une chaussée déserte du Nevada quand elle sentit son portable vibré contre son estomac. Maudissant Grissom et tout ce qu’il pouvait vouloir, elle fit arrêter sa moto graduellement et enleva son casque. Elle dézippa son veston de cuir et sortit son téléphone. Elle pressa un bouton et le message texte qui avait dérangé sa balade apparu.
S-
Reviens au Labo. Urgent !
C
Les sourcils de Sara se froncèrent en pensant au message. Si cela avait été pour le travail, cela aurait été Grissom qui l’aurait biper...
‘Pourquoi Catherine me veut-elle au Labo ?’ Puis une autre idée alarma Sara. ‘J’espère que Lindsey va bien.’