Chapitre Quinze 

 

“Maman ? Maman ?” Sara frappait  de toutes ses forces sur la porte de la caravane. Elle pouvait entendre les cris de sa mère de dehors. Ce n'était pas la première fois et avec le temps Sara s'était habituée à la violence de son père, un peu comme le type qui ramasse les poubelles s'habitue à l’odeur.

 

“Maman, c'est Sara. Ouvre la porte!” Hurla-t-elle.

 

Soudain, la porte s’était ouverte laissant apparaître devant la fillette un homme grand et large, dont le visage laissait apparaître une expression furieuse.

 

“ Qu'est ce que tu veux Sara ? Tu ne vois pas que maman et moi on est occupés !” Grogna-t-il. 

 

“Papa, je…” Elle avait à peine ouvert la bouche que son père la gifla. 

 

“ Tais-toi un peu !  Retourne donc à tes stupides livres et arrête de m'ennuyer ! ” Hurla-t-il avant de claquer la porte.

 

 Sara avait peur de son père. Mais il y avait ces clients… Sara savait que si elle ne disait pas à son père que l'un de ses clients l'attendait pour une dose, elle serait sévèrement punie s’il l'apprenait par la suite ! 

 

“Papa, s'il te plaît! S'il te plaît ouvre!”

 

“Tu ne m'écoutes pas quand je te parle Sara ! Tu fais vraiment tout pour me mettre en colère, je t'ai dit de la fermer et d’aller lire plus loin ”  Gordon Sidle sortit alors de la caravane et poussa sa fille brutalement sur le sol.

 

“ Tu es comme ta mère une bonne à rien, personne ne m’écoute quand je parle dans cette putain de famille !  ” Hurla-t-il avant de donner un violent coup de pied à Sara qui était toujours à terre…

 

Catherine s'était précipitée dans la chambre d'amis en entendant les hurlements… La petite blonde avait été horrifiée de trouver le grand lit vide... 

 

“Sara!”  Elle se jeta au sol pour aider la grande brune qui gisait par terre.

 

“Sara?” dit Catherine en l'a secouant doucement.

 

Sara  frissonna mais elle n'arrivait pas  à ouvrir les yeux … Son visage ruisselait de larmes.

 

“Je t’ai déjà dit 100 fois de t'occuper de tes affaires espèces de petite salope !” Rugit Gordon en lui donnant un second coup de pied. “ J'arriverais à te dresser, tu ne deviendras pas comme ta mère ! ” Lui jura-t-il avant de cracher sur son visage.

 

“Sara, pourquoi est-ce que tu pleures? Aller ouvres les yeux !” Supplia Catherine au bord de la panique. 

 

Sara saisit alors la chemise de nuit de Catherine et l'a tira près d’elle. Apeurée, Catherine suivit le mouvement et aida la grande brune à se blottir dans ses bras. Sara luttait de toutes ses forces pour ouvrir les yeux.  Sara ne comprenait pas ce qui s'était passé… Un moment, elle était battue par son père et l'instant d'après elle était en sécurité, entourée par des bras réconfortants. La jeune CSI se laissa alors aller de tout son poids dans les bras si chaleureux qui venaient de l'accueillir. Catherine… Catherine était venue l’aider…

 

“Ne le laisse pas faire… Ne le laisse pas me frapper.” Sanglota t'elle dans les bras de Catherine. 

 

“Shhh… personne ne va te blesser, tu es en sécurité ici !” Murmura Catherine en caressant les cheveux de Sara. 

 

“Ne le laisse pas, s'il te plaît!” Sara  entoura alors ses bras autour du cou de Catherine et sanglota plus fort. 

 

“Calme-toi,  tout va bien ! Tu vas te remettre tranquillement au lit et tout ira bien c'est promis !”

 

Sara ne protesta pas quand Catherine l'aida à se relever et qu'elle l'allongea sur le lit. 

 

“ Tu es en sécurité ici, Sara.” Chuchota la blonde. 

 

“Ne pars pas!” Supplia Sara en se saisissant de sa main. 

 

“Et ma douce… Tout va bien, personne ne peut te blesser ici”  dit Catherine en caressant son bras. 

 

“Non, non, reste, s'il te plaît… reste.” Hurla Sara.

 

Sara était réellement effrayée… Catherine ne l'avait jamais vue ainsi. Elle qui paraissait toujours forte et solide ressemblait à présent à une enfant terrifiée. 

 

“Bien… Je vais rester avec toi” soupira Catherine

 

Elle se glissa alors à côté de Sara et s’assura que la couverture les couvrait  suffisamment toutes les deux. “Je suis ici… Je reste là ! Rien ne va t’arriver… Je ne laisserai personne te faire de mal… personne !” 

Les paupières de Sara s'abaissaient déjà, elle passa alors rapidement son bras autour de la taille de Catherine et s'endormie rassurée... 

 

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Deux choses frappèrent immédiatement Sara lorsqu'elle se réveilla ce matin-là…

La première fut la lumière qui éclairait la pièce. Le soleil devait déjà être haut dans le ciel pour diffuser autant de lumière dans la petite chambre.

Et la seconde chose fût ce poids écrasé sur sa poitrine...

Elle  essaya de tourner sa tête mais une autre tête l'empêchait d'effectuer correctement sa manoeuvre. Du coin de l’oeil, elle  distingua une chevelure blonde parsemée d'intenses reflets roux…

Pas de doute possible ce sont bien les cheveux d'une femme pensa soudain Sara. Elle resta là silencieuse, sans bouger, pendant plusieurs minutes !  Elle naviguait dans les eaux obscures de ses souvenirs…

Moi… Sara Sidle… Maison… San Fransico… non, Harvard… non, non, Vegas… Vegas? Oui, accident… mémoire… CSI… Grissom… Catherine… Catherine? Catherine! Oh Dieu! 

Sara essaya de nouveau de tourner sa tête mais son menton se cogna sur le sommet de la tête de l'autre femme. 

“Mmph…hmm.” Marmonna Catherine au creux de son oreille. 

Qu'est-ce que je fous dans le lit de Catherine? Et minute … ce n'est pas la chambre de Catherine. C'est la chambre d'amis ! C'est le lit dans lequel que je dors ! Ce qui veut dire …. Qu'est-ce que Catherine fait dans mon lit ?

D'accord… Du calme… Souviens-toi… Souviens-toi… Allez fait un petit effort bon sang !

Est-ce que quelque chose s'est passé dans la chambre de Catherine? Non. 

Est-ce que nous avons bu hier soir? Non, bien sûr que non ! 

Est-ce que je suis nue ? 

À cette simple idée Sara sursauta… Elle passa alors sa main sous le drap et poussa un soupir de soulagement ! Elle était vêtue des pieds à la tête. Elle reprit donc son raisonnement : Ok si je suis habillée ça veux dire qu'il n'y a pas eu de sexe entre nous. Donc la question est : que faisons-nous l'une à côté de l'autre ? 

Sara en plus de faire un effort pour se souvenir de ce qui s'était passé  devait également lutter contre ses hormones qui lui disaient sans cesse qu'elles aimaient le contact de la blonde sur elle. 

 

“Sara?” Catherine ouvrit  les yeux. 

 

“C - Catherine… Heu… Salut.”  Dit Sara en lui offrant son sourire le plus large possible. 

 

“ Est-ce que tout va bien ce matin ?” demanda Catherine en se frottant les yeux. 

 

“Euh… Pour être honnête … Je ne sais pas trop ! En plus d'être amnésique j'ai l'impression de devenir folle” Avoua la grande brune.

 

“Sara, tu ne te souviens pas que tu as fait un cauchemar ?” lui dit Catherine en ce calant sur son coude. 

 

“ Un cauchemar ?” 

 

“Oui, je me suis réveillée à cause de tes hurlements, tu étais paniquée...” 

 

“Est-ce que j'ai dit quelque chose?” demanda Sara inquiète. 

 

“Non pas vraiment,  tu m'as simplement demandé d'empêcher quelqu'un de te frapper !” 

 

“Oh ça !... ” Marmonna Sara

 

“Dis-moi ce qui s'est passé, Sara !” Murmura doucement Catherine. 

 

“Rien… je ne m’en souviens pas ! Au cas où tu ne l’aurais pas remarqué depuis quelque temps c'est devenu ma devise de ne pas me souvenir ” essaya de plaisanter Sara. 

 

Catherine ne sourit même pas à cette plaisanterie stupide.

 

“ Ne te fais pas de soucis Cath,  je t'assure que tout va bien ! Mais merci quand même de t’être inquiété.” 

 

“Sara, dis-moi ce qui ne va pas ! Tu étais terrifiée tout à l’heure.”

 

“Catherine, cela n'a rien à voir avec mon agression ! C’est vieux d'accord, ça m'arrive souvent de faire ce cauchemar et puis je n'aime pas parler de mon enfance !” Expliqua Sara en poussant un profond soupir.

 

“Qu’est ce qui s'est passé dans ton enfance? Pourquoi ce que tu n’en parles jamais ? Qui ta blessée?” 

 

“C'était il y a longtemps. Est-ce que nous ne pouvons pas parler d'autre chose ?” 

 

“ Sara, pourquoi est-ce que tu t'entêtes toujours? Quand est-ce que tu vas comprendre que le monde entier n'est pas contre toi et que certaines personnes veulent t’aider ! ” Les yeux de Catherine brillaient de colère. 

 

“M’aider ? Comment est-ce que tu veux m'aider? Tu ne peux pas m'aider! Et pourquoi est-ce que tu es si gentille avec moi ? Je ne t'ai pas aidée quand tu as eu besoin de moi, je t’ai laissée tombée!” Répliqua Sara d'une voix cassée. 

 

“ Pardon? Mais de quoi est-ce que tu parles ?” 

 

“Catherine... Est-ce qu'on pourrait juste arrêter de parler de ça ! ” 

 

“Non, sûrement pas ! Qu'est-ce que tu voulais dire, en prétendant que tu ne m'as pas aidé quand j’en avais besoin.” Demanda Catherine

 

“Au sujet d'Eddy… Je ne t'ai pas aidée à retrouver son assassin !” Elle leva sa main pour arrêter Catherine qui avait déjà la bouche à moitié ouverte pour protester…

 

“ Je sais que je t’ai déçue. Tu étais en colère contre moi, tu m'as détestée et tu as sûrement du mépris pour mon incompétence.” 

 

“Sara, je…” Catherine avait la gorge sèche. “ C'est vrai que j'étais vraiment fâchée. Mais depuis le temps je t'ai pardonnée... Même s'il n'y avait rien à pardonner Sara ! Tu as fait de ton mieux et aujourd'hui je le sais ! Et puis nous avons déjà parlé de tout ça… et  je t'assure que je ne garde aucune rancoeur contre toi !” 

 

“Nous avons déjà parlé de tout ça ? Est-ce que tu n'es pas fâchée avec moi  à cause de tout cela?” questionna Sara qui sentit une profonde angoisse monter en elle. 

 

“Non.” 

 

“Vraiment?” 

 

“Vraiment.” 

 

“Honnêtement ? ” 

 

“Honnêtement” 

 

“Croix de bois croix de fer ?” 

 

“Sara !” 

 

Sara grimaça. “Merci Cath.” dit la brune en s'échappant rapidement du lit avant que Catherine ne lui parle de nouveau de son cauchemar.

La petite blonde suivit alors Sara des yeux et un étrange sourire se peignit sur son visage…

 Oui, je t'ai pardonné depuis longtemps ! Pensa Catherine en caressant l’oreiller sur lequel avait dormi Sara. Mais je doute que toi tu me pardonnes quand tu apprendras ce que je t'ai fait…

 

 

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Chapitre Seize 

 

Catherine et Sara étaient sorties déjeuner dehors… La grande brune était plutôt d’humeur sombre aujourd’hui, elle n’avançait pas aussi vite qu’elle l’aurait souhaité dans la traduction de ses notes. Catherine avait pensé que cela ferait le plus grand bien à sa collègue de prendre un peu l’air, mais depuis qu’elles étaient arrivées au restaurant, Sara n’avait pas cessé de griffonner des chiffres et des lettres qui n’avaient pas le moindre sens pour Catherine.

 

“FRE 11-15 H?” demanda Catherine en fronçant les sourcils. 

 

“Le frère est né le 11 à quinze heure ?! ” 

 

“ Le frère de qui ?” 

 

Sara grimaça : “Je ne sais pas… Je travaille encore dessus ! Je n’arrive pas à me rappeler ! Tout ça n’est pas clair…” 

 

Catherine voyait bien à quel point, la grande brune souffrait : “Sara, tu fais de ton mieux pour nous aider ! Ne te torture pas pour ça… Ce n'est pas ta faute si tu as été attaquée. Si tu n’arrives pas vraiment à relire toutes tes notes je peux peut être les …” 

 

“Non, je veux aider.” Affirma Sara “Chaque fois que je pense qu'un psychopathe court dans les rue de Vegas et qu’il va choisir une victime innocente, j’en ai des sueurs froides ! ” 

 

Catherine acquiesça d’un mouvement de tête : “Je sais ce que tu ressens ! Je suis devenue folle quand Grissom m’a demandé de fermer l’enquête il y a six ans. ” 

 

“Oui, mais cette fois nous allons le trouver il me suffit simplement de me souvenir… ” soupira Sara. 

 

“Je sais oui… mais nous travaillons tous sur ce cas en attendant que… en attendant que tu puisses déchiffrer ton Da Vinci Code...”  plaisanta Catherine

 

“ Vous avez du nouveau au labo concernant cette affaire ? ” demanda la brune   

 

Mais Catherine n'eut pas le temps de répondre… son téléphone venait de sonner…

 

“Willows… Pardon… Nick… Où ?... non, aucun problème… je serais là…. Est-ce que tu as appelé Grissom?... Ok, je sais …. Demande que David attende jusqu'à ce que j’arrive ” 

 

“On t’as appelée pour un cas?” demanda Sara qui connaissait déjà la réponse.

 

“Yep… C’est notre type.” le visage de Catherine avait pâli en disant ça. 

 

“J’aimerais venir avec toi Cath….” Murmura la CSI

 

“Sara, je ne pense pas que ce soit vraiment une bonne idée.” 

 

“Catherine, s’il te plait ! Peut être qu'en étant sur les lieux je me rappellerai ce que j’avais découvert sur ce meurtrier ! Je suis fatiguée de ne pas me souvenir…” 

 

“ Je ne suis pas sûre que de voir un mort t’aidera beaucoup” observa Catherine. 

 

“Je resterais dans la voiture si tu veux. Je ne dérangerais personne, et je ne toucherais à rien ! Je veux juste être sur les lieux !  ” 

 

“Grissom ne l'autorisera jamais...” 

 

“Grissom n’a pas besoin de le savoir...” affirma Sara. 

 

“Sara…” soupira Catherine en posant son regard sur Sara… “Bien…Tu peux venir, mais tu dois me promettre de ne pas sortir de la voiture ! Je ne veux pas que tu prennes le moindre risque, c’est promit ?!” 

 

“Promis” 

 

“Alors en route...” 

 

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Les journalistes étaient déjà sur les lieux, et les flash crépitaient de partout aveuglant les officiers de police qui luttaient pour retenir la presse.   

Catherine était arrivée sur les lieux et en un clin d’œil elle avait repéré Jim Brass , elle l’appela…

 

“Hey, Catherine.” Il l’avait reconnue immédiatement. “Parlons ici… Nous serons tranquilles ! La victime s’appelait Mimi, c’était une réfugiée de Libye. Mme Palmer prend soin d’enfants que les services sociaux placent chez elle, Mimi était une de ces gosses ! On a trouvé le corps dans  l'arrière-cour de la maison.” 

 

“Le corps est encore dans l'arrière-cour?” demanda Catherine, Brass lui fit  signe de la tête.

 

La petite blonde se dirigea donc sur la scène du crime… 

Sara était restée dans la Denali de Catherine… elle avait tout de même baissé la vitre et passé sa tête dehors pour étudier ce qui se passait à l’extérieur ! Entre les journalistes et la police qui s’agitaient de tous les côtés la grande brune n’avait pas une très bonne vue, cependant elle avait vu Catherine qui parlait à quelqu'un avant de disparaître de l’autre côté de la maison. Sara reporta alors son attention sur les enfants qui venaient de sortir de la maison… Ils étaient tous là en ligne grelottant de froid et de peur…

Soudain l’une des fillettes, visiblement âgée d’une dizaine d’années, lui sourit… Sara savait qu’elle connaissait cette enfant, ce visage lui était familier… Mais avant qu’elle ne puisse faire le lien dans son esprit, la fillette se mit à courir vers la voiture… Machinalement Sara ouvrit la portière et lui tendit les bras… 

 

“Sara !”  hurla la petite blonde . 

 

Un nom… Vite il lui fallait un nom !   

 

“Sara !” cria de nouveau la fillette avant de se jeter dans les bras de la brune.

 

Sara referma ses bras sur l’enfant et l’étreignit avec force, caressa gentiment ses boucles blondes, elle savait bien qu’elle était liée à cette petite fille, mais de quelle façon ?! 

La grande brune vit soudain un officier s’approcher d’elle…

 

“Madame, je voudrais que vous descendiez de voiture, et amenez  Mlle Collins avec vous s'il vous plaît .”

 

Sara obéit à contrecoeur… La petite fille avait serré ses bras si fort autour de son coup, que cela lui faisait mal au cœur de la repousser.

 

“Madame, est-ce que vous êtes un parent ou une amie de Mme Palmer?” 

 

“Madame Qui?” 

 

 “La dame qui s’occupe de Mlle Collins, si vous ne la connaissez pas comment saviez vous que la fillette était ici ?” 

 

“Pourquoi est-ce que vous me posez toutes ces questions?” demanda la CSI agacée 

 

“Sara ?” Nick s’avança vers eux. 

 

“Monsieur, est-ce que vous la connaissez?”  demanda l'officier. 

 

“Ouais bien sûr, c’est  une  CSI.”  répondit Nick  

 

“Oh… Je… je pensais… désolé ! ” murmura maladroitement le policier. 

 

“Sara, qu'est-ce que tu fais ici?”  questionna Nick surpris de trouver sa collègue ici.

 

La grande brune ne prit même pas la peine de répondre à la question : “Nick, qui est cette enfant?” demanda t’elle en désignant la petite blonde du menton. 

 

“Sara… Je pensais avoir était claire, tu devais rester dans la voiture ! ” dit Catherine en s’approchant, elle avait finit son inspection à l’arrière de la maison, et s’apprêtait à aller voir Brass quand son regard avait été attiré par une grande silhouette brune.

 

“Elle est avec moi, pas de problèmes ! ” répliqua Nick. 

 

“Comment est-ce qu'elle est arrivée ici ? ” demanda Catherine  livide. 

 

“Je ne sais pas, je l’ai trouvée avec un officier de policer et…” 

 

“Euh les gars, je suis là ! Vous pourriez vous adresser directement à moi ce serait gentil ! Et puisqu’on y est  est-ce que quelqu’un pourrait me dire qui est cette enfant…” 

 

“C’est la fillette qui a trouvé le corps, Brenda Collins.” Murmura Catherine  

 

“Brenda Col… Brenda? Oh mon Dieu!” Sara venait de se rappeler qui était cette fillette et une vive douleur s’était soudain emparée d’elle… Brenda Collins…

 

 

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 Chapitre Dix-sept 

 

Le corps de Mimi avait été ramené à la morgue et le docteur Robins avait réalisé son autopsie…

Comme les autres victimes la petite Mimi avait eu la gorge entaillée et son torse avait était marqué du croquis de l’éclipse… des signes d'agression sexuelle avaient été relevés sur le corps mais aucun ADN n’avait pu être prélevé. Catherine commençait à perdre pied, cette histoire la rendait folle, chaque fois qu’elle croyait être sur une piste, elle se retrouvait dans un cul de sac !

La jeune Brenda était à présent son seul espoir d’avoir de nouveaux indices ! C’était elle qui avait trouvé le corps, et prévenu Mme Palmer !

Brenda avait refusé de lâcher  la main de Sara, pour suivre Catherine au poste, la petite blonde avait donc été forcée de demander à sa collègue de les accompagner elle et l’enfant.

Catherine avait offert son bureau à Sara, pour qu’elle prenne le temps de calmer Brenda. La petite blonde n’en revenait pas... Sara l’avait étonnée... Après seulement quelques minutes la fillette s’emblait plus calme. Catherine du admettre que bien qu'elle fût une mère, elle n'aurait pas réussi mieux que la grande brune. 

Personne n’avait voulu arracher Brenda loin des bras de Sara. Mais, on devait l’interroger… et Grissom avait clairement dit que Sara ne pouvait pas s’occuper de ça !

D’ailleurs elle n’était même pas censée ce trouver là !  

Catherine  regarda Sara accompagner Brenda vers Brass, pour que ce dernier l’interroge.

La grande brune sourit chaleureusement à la fillette : « Tout va bien se passer, je serai là quand tu sortira c’est promis ! » dit Sara avant de fermer la porte derrière elle.

Greg, Nick et Warrick étaient debout près de Sara, la couvant presque du regard, guettant le moindre signe de faiblesse, si la grande brune avait besoin d’aide, ou de soutient ils voulaient être là pour elle ! Sara leur adressa un grand sourire comme pour leur signaler que tout allait bien, puis elle chercha Catherine des yeux…

La petite blonde fronça les sourcils… Elle ne comprenait  pas complètement ce magnifique sourire si fier que Sara lui adressait…

“Je me souviens d'elle ! Je me souviens de Brenda ! Je me souviens de tout à son sujet ... Je me souviens de l’affaire du bison ! Je me souviens vraiment Cath…” dit-elle d'un ton triomphant

Un lourd silence de stupéfaction tomba alors sur le petit groupe. Puis Greg poussa un cri de victoire, suivi de Nick et Warrick : “C’est génial ! C’est un très bon début ! ” . Grissom alerté par tout ce chahut était sorti de son bureau, mit au courant de la nouvelle, il avait prit tendrement Sara dans ses bras pour la « féliciter »

Quand à Catherine elle était choquée de sa propre réaction… Alors que toute l’équipe était heureuse pour Sara, elle, était effrayée ! C’était un peu comme si elle venait de recevoir un violent coup dans l’estomac, elle était soudain paralysée d’effroi, de peur…

Catherine essaya de se ressaisir mais rien n'y faisait, elle devait partir avant que quelqu’un ne se rende compte qu’elle était la seule à ne pas avoir sauté de joie à l’annonce de cette nouvelle !

Elle s'éclipsa donc tranquillement vers les toilettes.  

Catherine ouvrit le robinet d’eau et se rafraîchit le visage… Elle croisa alors son reflet dans la glace et le fixa quelques secondes… Elle examina ses propres yeux, comme si elle les voyait pour la première fois… Pourquoi avait elle réagi ainsi ?! La réponse lui apparu soudain comme une évidence…

« Je ne veux pas qu’elle sache ce que je lui ai fait… ça va tout gâcher entre nous ! Je ne veux pas qu'elle se souvienne ! » murmura la petite blonde partagée entre colère et culpabilité  « Je ne veux pas qu’elle se souvienne… » répéta Catherine les yeux brillants de larmes…

 

Partie V

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