Pour les avertissements voir première partie.

 

 

On n’oublie jamais

Partie 3

 

 

 

 

 Après que la jeune meurtrière, mise devant le fait accompli grâce aux preuves récoltées par l’équipe, eut tout avoué, Sara partit le cœur lourd.

 

Elle voulait juste passer du bon temps et voila le résultat. Elle s’était fait avoir comme une adolescente sans expérience. Maintenant toute l’équipe était au courant qu’elle avait racolé une femme. Elle soupira longuement. Elle ne s’était jamais sentie aussi pathétique de toute sa vie. Non pas que cela la dérange qu’on sache qu’elle préférait les femmes, mais elle aurait voulu le leur dire elle-même, et pas qu’on le découvre de cette façon. Mais ce qui la chagrinait le plus c’était que son rêve de retrouver un jour Catherine et que leur retrouvailles soient passionnées avaient fondu comme neige au soleil. « Tu es pathétique ma grande, qu’est ce que tu croyais ? Après tant d’années ? Tu es tristement pathétique. » Elle pénétra dans son appartement et jeta un regard circulaire sur des cartons encore en attente d’être rangés. Elle prit une douche rapide et commença à les ouvrir. Faire du rangement l’aiderait à oublier cette mémorable nuit. Quelques minutes plus tard son portable sonna.

 

-  Sidle !

  

- Sara, c’est Warrick !

 

- Salut Warrick, répondit-elle, tout en continuant à ranger ses livres.

 

- Écoute je sais que tu as passé un moment difficile…

 

- Ça va, ne t’en fais pas je vais bien, le coupa-t-elle.

 

- Je suis content de l’entendre, Catherine a besoin de nous sur une affaire de meurtre. Toute une famille a été décimée et tu ne seras pas de trop pour nous aider, si tu te sens d’attaque ?

 

- J’arrive tout de suite.

 

- Très bien on t’attend.

       

Il lui donna l’adresse, ce n’était pas très loin de chez elle. Elle sauta dans sa voiture et fonça vers le lieu indiqué.

 

Elle se dirigea directement vers Catherine pour avoir plus d’informations avant de commencer son travail. Elle était à peine arrivée à sa hauteur, quand des coups de feu retentirent. Elle se jeta sur la blonde CSI et la plaqua contre le sol, recevant deux balles dans le dos au passage...

 

Catherine folle d’inquiétude, cria :

 

- Oh non, c’est pas vrai, Sara ! D’un mouvement de hanche, elle retourna délicatement la jeune femme sur le dos, Sara, réponds moi, elle ouvrit frénétiquement la veste de la jeune femme et soupira de soulagement quand elle vit le gilet pare-balle. Sara ouvrit les yeux qu’elle avait délibérément fermé pour sentir le plus longtemps possible le corps de son aînée contre elle, oubliant la brûlure causée par les balles.

 

- Aide moi à ôter le gilet ça brûle.

 

- Tu m’as fait peur ! Pourquoi tu as fait ça ?

 

- Tu as une fille, Catherine et j’avais prévu le gilet, une veille habitude que j’ai gardée de San Fransico ! répondit-elle en retirant le gilet pare-balle.

  

- Idiote, ne put que dire Catherine affectueusement, elle était un peu déçue car elle pensait que la belle brune l’avait fait pour une autre raison, ça va mieux ?

 

- Oui, ça brûle un peu c’est tout.

 

- Dés que le tireur sera maîtrisé tu vas dans l’ambulance voir un médecin.

 

- Non ce n’est pas la peine, ça va je t’assure.

 

- Le sniper a été abattu, leur annonça Warrick en courant vers elles, Sara tu vas bien, c’est vraiment pas ton jour on dirait.

 

- Je vais très bien, arrêtez de vous inquiéter.

 

- Ça t’en fait un peu trop pour une seule journée Sara, tu n’es pas obligée de rester, je n’aurais jamais du te faire appeler, regretta Catherine.

 

- Je préfère travailler, pour oublier à quel point j’ai été stupide, alors je reste. Elle prit sa valise et se dirigea résolument vers la maison.

 

- Ne joue pas trop les héros quand même, lui cria la blonde, jamais deux sans trois Sara.

 

Sara, se retourna et lui sourit avant de lui tourner le dos, Catherine demeura sur place admirant la démarche féline de la jeune CSI, elle était plutôt heureuse de voir que Sara la tutoyait naturellement et sans le ton méprisant qu’elle avait pris plutôt dans la matinée. Elle la suivit dans la maison, en repensant à ce trouble qu’elle avait ressenti dans les bras de la grande brune et surtout sa terreur quand celle-ci avait été touchée par les balles. Elle se rendait compte que si il arrivait quelque chose à Sara elle n’y survivrait pas. Elle se résolut à veiller de très près sur la jeune femme. Elle se demandait ce qu’elle allait dire à Grissom quand il rentrerait, en l’espace de même pas 24 heures sa jeune protégée s’était faite piéger et tirer dessus, elle allait l’entendre...

 

 

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Quelques semaines plus tard, la tension était tombée et les deux femmes trouvaient de plus en plus de plaisir à travailler ensemble. Catherine allait même jusqu’à exiger la présence de Sara auprès d’elle quand Gil lui désignait Nick ou Warrick.

 

Gil semblait très satisfait des améliorations dans leur relation, il les aimait toutes les deux et avait toujours voulu qu’elles s’entendent.

 

Catherine et Sara étaient dans le labo à essayer de faire parler les indices. Elles avaient pris l’habitude de donner chacune leur avis, puis elles décidaient quelle idée était le meilleure. Sara aimait travailler ainsi, elle se sentait en parfaite symbiose avec son aînée et faisait confiance à l’instinct de Catherine qui ne la trompait quasiment jamais. Catherine de son côté admirait le travail minutieux, la concentration et le sérieux de sa jeune partenaire. Ensemble elles faisaient du bon boulot et Grissom ne manquait pas une occasion de le leur dire.

  

- Alors ? Questionna Catherine en se penchant sur la brune, qui regardait dans le microscope, en se collant pratiquement à elle.

 

- Les résidus de terre, trouvées sur la porte correspondent à celles qui étaient collées sur la chaussure du cadavre, Tu avais encore raison, répondit Sara qui ne se remettait pas de sentir la poitrine de la blonde contre son dos, une vague puissante de désir la submergea, elle frissonna violemment.

 

- Donc, cet homme avait bien une mauvaise intention en allant frapper chez Amanda, elle voulait refermer la porte et il a bloquée celle-ci avec son pied. Elle ne nous a pas menti, c’est bien un meurtre par légitime défense, bien donc nous en avons fini. Ça te dirait de venir prendre un verre avec moi ? Elle avait senti Sara frissonner contre elle, et elle n’avait pu s’empêcher de lancer cette invitation.

  

- Avec plaisir, j’en ai vraiment besoin après toute cette affaire.

 

- Eh bien je t’attends dans le parking et ne sois pas longue, finit-elle en lui décochant un clin d’œil coquin.

       

Sara sourit, Catherine avait changé radicalement depuis qu’elle l’avait appelé à l’aide, elle était plus à l’aise avec elle maintenant et elle plaisantait même plus souvent avec elle. Catherine prenait parfois cet air coquin qui faisait chavirer le cœur de la brune. En plus elle savait par Grissom que Catherine demandait elle-même à travailler en équipe avec elle. Et maintenant elle allait prendre un verre en tête à tête avec elle. Seules toutes les deux... sans les autres membres de l’équipe avec qui elles allaient petit-déjeuner de temps en temps.

 

La blonde l’attendait dans son 4x4, Sara y monta et soupira, sentir l’odeur qui imprégnait l’habitacle et qui était typique de sa partenaire la troublait profondément. Elle ne pouvait s’empêcher d’admirer le beau profil de sa compagne pendant que celle-ci conduisait. Une image de leur deux corps nus s’enlaçant passionnément la fit trembler de désir. Elle se jura qu’elle ne laisserait jamais tomber. Elle aimait Catherine comme elle n’avait jamais aimé de toute sa vie. Elle perdait certes tous ses moyens quand elle était près d’elle, mais cela ne l’empêcherait jamais de tout faire pour la conquérir. Elle se jura de retrouver la Catherine de ses 18 ans. Celle qui l’avait conquise par son charme et sa gentillesse....

 

Catherine se gara devant le bar qu’elle avait choisi pour ce soir, elle avait faillit se laisser aller à l’emmener dans celui où elle s’était vues pour la première fois mais y renonça. Si Sara ne se souvenait pas de ce jour à quoi bon remuer le passé, et se faire encore plus mal...

 

Elle choisit une table au fond et s’y assit.

 

Sara allait dire quelque chose quand un homme s’approcha de Catherine.

 

- Salut belle blonde, susurra-t-il en se penchant un peu trop au goût de Sara, tu ne m’a plus rappelée.

 

- Salut Thomas, je n’ai pas eu le temps, le travail comme d’habitude, je te présente Sara ma partenaire, finit-elle par dire en regardant sa compagne.

 

 - Salut, adressât-elle à l’intrus du bout des lèvres, avec l’envie de le chasser à coup de pieds au cul.

 

- Est-ce que je peux me joindre à vous ?

 

- Non, crièrent-elles en même temps.

 

- Wouaou vous êtes vraiment synchro toutes les deux, eh bien je ne vais pas vous déranger plus longtemps, appelle-moi à l’occasion Catherine ... je te ferai passer une autre de ces nuits que tu apprécies tant.

  

Il leur tourna le dos sans attendre de réponse.

 

Catherine avait rougis sous l’insinuation de cet homme avec qui elle n’avait passé qu’une seule nuit. Elle leva son regard sur Sara, mais celle-ci semblait absorbé par ce qui se passait au bar. Catherine rassurée se pencha vers elle.

 

- Que veux tu boire belle brune ? Demanda-t-elle en tentant un sourire.

 

- Une bière ce sera bien.

 

- Je suis désolée pour cette intrusion…

 

- Tu n’as pas à l’être c’est ta ville, et tu dois en connaître du monde...

 

- Je ne l’ai vu qu’une seule nuit, se justifia-t-elle sans savoir pourquoi elle le faisait, après tout elle ne devait rien à cette femme.

 

- Tu fais ce que tu veux Catherine, en plus il est bel homme alors je te comprends. Si tu veux tu peux aller le rejoindre, lui assura la jeune brune avant de le regretter.

 

- Je sais, mais ce soir c’est avec toi que je suis venue.

 

- Ok, sourit Sara soulagée.

 

Catherine sourit à son tour, elle avait vu que l’arrivée de Thomas avait perturbé la jeune CSI et elle en était ravie, à moins qu’elle se fasse des idées, mais son sourire soulagé en disait long, alors Catherine se dit qu’elle pouvait encore espérer...

 

Elles passèrent le reste de la soirée à parler de leurs vies respectives.

 

Lorsque l’aube pointa elles décidèrent d’un commun accord qu’il était temps de rentrer. Catherine raccompagna Sara jusqu’au parking du labo, où cette dernière avait laissé son véhicule.

 

- Merci Sara, j’ai passé une très bonne soirée.

 

- Moi aussi Catherine, c’était très agréable.

 

- J’espère que ce ne sera pas la dernière, je suis heureuse que nos rapports aient changés.

 

- Oui, moi aussi, mais je te rappelle que c’est toi qui a commencé, et qui me disait que je ne ferais jamais partie de l’équipe !

 

- Je sais Sara et j’en suis sincèrement désolée, j’espère qu’un jour tu me pardonneras.

 

- C’est déjà fait, depuis longtemps Catherine, je ne t’en veut pas je t’assure.

 

- Tant mieux, amies alors ?

 

- Amies, rétorqua la brune en lui adressant un large sourire.

 

La blonde en fut éblouie et cédant à une subite impulsion elle prit le visage de Sara entre ses mains et posa tendrement ses lèvres sur les siennes. Sara en resta tétanisée, incapable de bouger, elle se laissa faire savourant ce bref instant magique qui la propulsa des années en arrière. Catherine n’en menait pas large non plus, elle-même se souvenant de ce même baiser qu’elle avait donné à Sara il y avait des années, non... des siècles de cela. Sa soif de la brune ne se tarirait jamais. Elle mit pourtant fin au baiser.

 

- Dors bien Sara et fait de beaux rêve, s’étonnant de pouvoir faire une phrase sans bégayer, elle remit le contacte signifiant ainsi à la jeune femme son départ.

 

- Toi aussi Catherine.

 

Sara se dirigea vers sa voiture, sentant encore la douce texture des lèvres de Catherine...

 

Elle sourit de bonheur, et se dit que la vie était belle après tout !

 

Partie 4

 

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