Avertissement : Les personnages de Catherine Willows et Sara Sidle sont la propriété de la chaîne CBS et Alliance Atlantique ( bon ça avec le temps je pense que tout le monde le sais lol )Cette FF parle d’amour entre deux femmes… (je pense que ça aussi tout le monde à comprit ! ) Alors si l’amour entre deux êtres humains vous choque ne lisez pas cette histoire ;o)
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De si douces retrouvailles…
De Xiap et Sara 2
Catherine Willows avait garé sa voiture sur le parking des visiteurs de la résidence de Sara Sidle depuis plus de vingt minutes, ses mains crispées sur le volant, quand elle se décida enfin à sortir de sa voiture.
Elle avait quitté le laboratoire à toute allure dès la fin de son service et avait cédé à son vieux démon : l’impulsion...
La petite blonde était certaine qu’elle faisait une grossière erreur, pourtant elle devait le faire, c’était plus fort qu’elle ! Elle le devait pour Sara, si elle était venue jusqu’ici c’était pour Sara ! La grande brune avait sûrement besoin d’aide.
Cela faisait trois jours que la CSI n’était pas venue au laboratoire, et Catherine savait que ce n’était pas le genre de Sara ! Son travail était tout ce qui comptait pour elle, le laboratoire était toute sa vie, rien d’autre n’avait d’importance dans la vie de Sara ! Absolument rien et cela au grand dam de Catherine !
Face à cette absence injustifiée, Catherine avait la certitude que quelque chose n’allait pas avec Sara. Depuis déjà des semaines, des mois même, la petite blonde s’était rendue à l’évidence : elle était amoureuse de Sara.
Catherine avait d’abord cru à un stupide béguin, parce qu’elle se sentait seule, et que cela faisait longtemps qu’elle n’avait eu personne dans sa vie, mais bien vite elle s’était rendue compte que c’était bien plus que cela...
Lorsque Sara n’était pas près d’elle, elle se demandait sans cesse si tout allait bien, lorsqu’il pleuvait, même si cela n’arrivait que rarement, heureusement pour la santé mentale de Catherine, elle se retenait vivement de courir rejoindre Sara pour être sure qu’elle était assez couverte et qu’elle ne risquait pas de prendre froid ! Tout ça en devenait ridicule. Sara était bien assez grande pour prendre soin d’elle et la grande brune n’avait pas attendu que Catherine débarque dans sa vie pour cela. Même les rêves de Catherine, lui envoyaient des images de la grande brune pas toujours « soft ».
La petite blonde avait trouvé cela surréaliste, lorsqu’elle avait enfin compris ce qu’elle éprouvait vraiment pour la jeune CSI. L’évidence l’avait frappée de plein fouet un beau matin lorsqu’elle avait vu Greg, le plus jeune de leurs collègues, embrasser tendrement Sara sur la joue...
Catherine s’était sentie trahie, c’était comme si elle avait reçu un coup de poignard en plein cœur. Elle savait bien que sa réaction était exagérée, démesurée même, compte tenu du fait qu’elle et Sara commençaient tout juste à vraiment bien s’entendre et à devenir amies. Mais dans un premier temps il avait était beaucoup plus facile pour elle de céder à la colère que de se pencher sur ce qui avait réellement déclenché cette saute d’humeur.
Voilà comment Catherine Willows avait « découvert » qu’elle éprouvait des sentiments plus qu’amicaux pour Sara Sidle ! Elle s’était alors demandée si cela faisait d’elle une « femme qui aime les femmes » ou si elle était, comme on le disait si bien, « à voile et à vapeur » mais Catherine n’avait jamais aimé les étiquettes, elle était tout simplement elle, avec ses défauts et ses qualités. Si elle était tombée amoureuse de Sara, c’était simplement parce que la grande brune était quelqu’un de bien, quelqu’un d’attirant. Cela n’avait rien à voir avec le fait que Sara soit une femme !
Catherine était loin d’être prude, elle vivait à Vegas depuis de nombreuses années, mais jamais elle n’avait été attirée par une autre femme. Sara était la seule qui lui inspirait de telles envies, de tels sentiments et secrètement elle espérait qu’il en serait toujours ainsi.
Depuis trois jours, les pires idées lui étaient passées par la tête. Pourquoi Sara n’était elle pas venu travailler ? Qu’est ce qui avait bien pu empêcher Sara de venir au laboratoire. N'y tenant plus Catherine s’était précipitée dans le bureau de Grissom pour le questionner mais, comme à son habitude, Gil était resté plutôt vague sur le sujet :
« Sara m’a demandé quelques jours de congés, elle a besoin de faire le point sur certaines choses, elle a de vieux démons à combattre et elle a besoin de temps pour ça ! » Lui avait simplement répondu Gil avant de pousser Catherine vers la sortie.
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De vieux démons ? L’alcool, cela ne pouvait être que l’alcool ! Catherine savait que Sara avait eu de petits « soucis » de boisson, voilà deux ans, mais elle avait pensé qu’elle s’en était sortie.
La petite blonde prit soudain son courage à deux mains et gravit les premières marches qui la conduiraient devant la porte de Sara. Catherine était partagée entre l’envie de fuir en courant et celle de se ruer chez la grande brune. Elle imaginait très bien le spectacle qui allait l’attendre dans l’appartement de Sara, elle s'y était préparée ! Il y avait de grandes chances qu’elle trouve la grande brune couchée sur le sol, le visage baignant dans son vomi, entourée de bouteilles vides. La CSI imaginait sans peine l’odeur de sueur et de renfermé qui devait se dégager de l’appartement de Sara, voire de Sara elle-même ! Mais cela lui était égal ! Elle serait là pour aider la grande brune à traverser cette épreuve, elle n’était pas là pour la juger, elle voulait simplement l’aider à aller mieux !
A cette pensée, le cœur de Catherine s’emballa soudain et la petite blonde accélérera le pas dans l’escalier. Il ne lui fallut pas plus de deux minutes pour arriver devant la porte de Sara.
Sans la moindre hésitation, ni la moindre retenue Catherine frappa violemment sur la porte encore et encore, pour être sûre que Sara l'entendrait.
La porte s’ouvrit presque immédiatement et la petite blonde se trouva face à la haute silhouette de Sara : « Catherine ?! Mais... mais que fais tu là ?! » Demanda la grande brune étonnée de trouver sa collègue sur le pas de sa porte.
Catherine ne prit même pas la peine de répondre et poussa légèrement Sara pour entrer dans l'appartement.
La petite blonde balaya des yeux l’appartement. Rien ! Catherine ne trouva rien ! Ni bouteilles vides, ni renvois de trop plein stomacal, ni aucun autre signe qui laissait entendre que Sara avait de nouveaux des problèmes avec l’alcool ! S’était elle trompée ? Mais alors de quels démons parlait Grissom ?!
Catherine aperçu dans un coin une énorme valise et deux gigantesque sacs. Sara partait en voyage ?
Et comme si la grande brune avait lu dans l’esprit de Catherine elle lui dit d’une voix hésitante :
« Je pars pour San Francisco ! J’ai besoin de faire le point » ajouta t’elle comme pour justifier son départ aux yeux de Catherine.
« Je vois… et tu comptais nous dire au revoir aux gars et à moi, ou tu avais l’intention de partir comme une voleuse ?! » demanda froidement Catherine pour masquer son trouble
« J’avais l’intention de... de passer… je… en fait non, je vous aurai appelé une fois arrivée à San Francisco, les « aux revoirs » c’est pas trop mon truc ! » murmura Sara en baissant la tête
« Tu pars combien de temps au juste ? » dit Catherine sur un ton toujours aussi froid, elle devait garder ses distances, elle devait rester maître de ses émotions à tout prix !
« Je ne sais pas… Je… Cath… Je rentre chez moi ! »
« Mais c’est ici chez toi ! » hurla presque Catherine
La petite blonde avait soudain peur de comprendre où voulait en venir Sara. Elle ne pouvait pas partir pour de bon c’était impossible ! Sara ne pouvait pas la laisser comme ça, elle n’avait pas le droit de l’abandonner de cette façon ! Catherine était effrayée. Elle était angoissée jusqu’au plus profond de son être ! Qu’allait elle devenir sans Sara ? Elle ne pouvait pas la laisser partir sans lui dire qu’elle l’aimait, et c’était aujourd’hui ou jamais.
Mais lorsque Catherine ouvrit la bouche, tremblante de colère, un flot de hurlements se déversa sur Sara :
« Comment peux tu nous faire une chose pareille ?! Nous sommes une équipe ! Comment peux tu nous laisser derrière toi sans même nous dire au revoir ! Je pensais qu’on avait plus de valeur que ça à tes yeux ! » Cria Catherine hors d’haleine
« C’est compliqué Cath, c’est justement parce que certains d’entre vous ont une place tellement importante dans ma vie que… je ne savais pas comment leur dire adieu … »
« Adieu ?! Mais qu’est ce que tu racontes encore ? » Demanda la petite blonde en fusillant Sara du regard
« Je ne reviendrais pas Catherine… Je rentre chez moi pour de bon ! »
L’univers de Catherine s’écroulait. Sara rentrait à San Francisco ! La partie était finie, elle perdait la grande brune pour de bon.
« Mais qu’est ce qui te prends, tu as perdu la tête ? Ton travail, ta vie sont ici ! » Rugit Catherine les mains tremblantes de rage.
« Parlons-en de ma vie… ma vie n’est pas drôle! »
« Parce que tu crois que moi, je m’amuse du matin au soir ?! » répliqua Catherine
« Je n’ai pas dit ça mais toi tu as Lindsay, tu as ta fille ! Moi je n’ai ni famille, ni amis ici ! » Constata tristement Sara
« Tu nous as nous ! Tu as l’équipe près de toi ! »
« Mais à part l’équipe je suis seule… »
« Si tu regardais mieux Sara tu verrais que tu n’es pas seule. Je suis là pour toi… moi… » Dit Catherine dans un cri de désespoir
« C’est gentil de dire ça Cath mais… »
« Ce n’est pas gentil Sara ! C’est vrai !...Par le passé, je n’ai pas toujours été là quand tu en avais besoin, mais aujourd’hui c’est différent, je veux être ton amie Sara et que tu puisses te reposer sur moi »
« Si tu savais combien de fois j’ai voulu que tu me dises ça, mais aujourd’hui il est trop tard Cath ! Je dois partir ce sera beaucoup mieux pour tout le monde ; beaucoup mieux pour toi crois moi ! » Murmura Sara en posant sa main sur la joue de la petite blonde.
Machinalement Catherine ferma les yeux et laissa couler ses larmes sans aucune retenue.
« Tu es stupide Sara, stupide et égoïste ! Comment peux tu prétendre savoir ce qui est le mieux pour moi ! Comment oses tu ? » Hurla Catherine en repoussant la main de la grande brune.
« Crois moi Cath, tu ne voudrais pas de ce que j’ai à t’offrir, personne n’en voudrait ! »
« Tu ne m’as jamais rien proposé Sara ! Jamais ! »
« Et c’est bien mieux ainsi ! Maintenant laisse moi il faut que je termine mes valises » répliqua sèchement Sara
« Tu as vraiment l’intention de partir comme ça ? Sans me dire au revoir ? Tu pars et c’est tout ? »
« Oui c’est tout ! »
« Regarde moi Sara ! »
« Ça suffit Catherine ! J’ai autre chose à faire, rentre chez toi s’il te plait… »
« Je ne veux pas partir, j’ai des choses à te dire Sara ! » supplia la petite blonde
« Je n’ai aucune envie de t’écouter, je me fiche de ce que tu as à me dire ! Nous n’avons rien en commun Catherine ! Absolument rien ! Tu es républicaine, je suis démocrate ! Tu aimes les chats, moi les chiens ! Nous ne pouvons pas être amies trop de choses nous séparent ! »
« Si tu en avais réellement envie on le pourrait ! » cria presque Catherine
« Alors il faut croire que je n’en ai pas réellement envie… »
Catherine eu le souffle coupé et des sanglots lui remontaient soudain dans la gorge.
« Sara Sidle je te déteste de toute mon âme ! J’aurai voulu ne jamais te rencontrer, si tu savais à quel point je te hais ! Je suis ravie que tu rentres enfin chez toi, personne n’a besoin de toi ici, et surtout pas moi ! » Hurla Catherine le visage ruisselant de larmes avant de sortir de l’appartement de Sara avec hâte en claquant violemment la porte derrière elle.
Sara posa alors sa main sur son front et poussa un long soupir. Le bruit de cette porte sonna comme un glas aux oreilles de la grande brune !
Elle avait été dure avec la petite blonde mais c’était pour leur bien à toutes les deux, Sara ne supportait plus de vivre ainsi. Chaque jour passé aux cotés de Catherine était une vraie torture ! Plus le temps passait plus Sara était attirée par sa collègue et, plus le temps passait, plus elle avait du mal à maîtriser ses émotions !
Elle avait été touchée par le geste de Catherine, émue qu’elle lui propose enfin d’être son amie, mais à présent cela ne lui suffisait plus, elle voulait beaucoup plus et c’était pour ça qu’elle avait pris la décision de rentrer à San Francisco ! Elle voulait tout de Catherine, pas seulement son amitié, elle voulait la posséder entièrement !
Mais, au fond de son cœur, Sara savait que cela n’arriverait jamais ! Elle savait aussi qu’elle n’était pas assez bien pour Catherine, et que la petite blonde méritait quelqu’un qui la rendrait vraiment heureuse !
Et il était clair pour Sara qu’en aucun cas elle ne pouvait être cette personne.
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*
Une fois la porte refermée, Catherine retourna à sa voiture. La rage au ventre, ses émotions lui nouaient les tripes. Elle s'installa derrière le volant en proie à des sentiments de haine, d'amour, de violence, de colère, de tendresse. Jamais de toute sa vie la CSI ne s’était sentie aussi mal ! Comment avait elle pu se livrer ainsi ? Pourquoi Sara restait sourde à ses appels ? Catherine n'en pouvait plus de souffrir ainsi, et si Sara partait ? Si elle partait vraiment pour toujours ...?
A part sa fille, son univers deviendrait vide de sens. Même le travail lui apparut sans intérêt. Pourquoi tout était compliqué ? Ses sentiments avaient pris le pas sur sa raison et cela ne l’aidait pas dans cette situation bien au contraire ! Mais elle était une femme de tête et elle se promit d'oublier Sara !! Oui elle pouvait oublier Sara… elle devait oublier Sara…
Le ciel, qui depuis une heure environ, menaçait de lâcher prise lui aussi, éclata en sanglots à son tour, tout comme Catherine. La pluie forte et chaude tombait sur le pare brise de la voiture. La petite blonde ne savait plus si c'était ses larmes ou le trop plein des nuages qui obscurcissait sa vue. Ses larmes coulaient le long de ses joues, accompagnant le ruissellement de la pluie. Le bruit du tonnerre rythmait les battements de son coeur et le parking, désert à cette heure, ressemblait étrangement au vide qu'elle éprouvait depuis sa discussion avec Sara. Elle aurait plutôt du dire dispute… sa dispute avec Sara… peut être la dernière… Elle mit le contact et la radio se mit en marche…. la chanson « Streets of Philadelphia » raisonna alors dans la voiture... Les larmes de Catherine et du ciel redoublèrent d’intensité… partagée entre tempête et éclaircie !
« I
was bruised and battered… and I couldnt tell…
What I felt
I was unrecognizable to myself
I saw my reflection in a window I didnt know
My own face
Are you gonna leave me…»
«J’ai été meurtri et battu… et je ne pourrais pas dire comment je me sens…
Je suis méconnaissable
J’ai vu mon reflet dans une vitre, je n’ai pas reconnu mon propre visage
Sans toi je me sens partir… »
Catherine fut alors secouée part des sanglots encore plus violents…
«Aint no angel gonna greet me…Its just you…»
Il n’y a pas d’ange pour mon salut…Il y a juste toi…
D’un geste rageur Catherine essuya son visage… Elle en avait assez… assez de pleurer… assez de Sara Sidle ! Elle devait rentrer chez elle et oublier cette femme ! Si Sara avait décidé de l’abandonner si facilement, elle aussi pouvait l’oublier tout aussi facilement !
Lorsque la petite blonde voulue démarrer, son moteur refusa d'obéir au contact ! Merde !! Pensa Catherine il fallait que cette guimbarde fasse des siennes aujourd’hui!! Après plusieurs essais, le véhicule refusait toujours de démarrer. Frappant de rage sur son volant et oubliant un instant son chagrin, Catherine sortit son téléphone portable pour appeler un dépanneur. La batterie de son téléphone se mit elle aussi de la partie en affichant « out » ! Quelle poisse ! À bout de nerfs, Catherine repartit dans une série de sanglots. Que pouvait elle faire d’autre à part pleurer ?! Elle n’avait aucun pouvoir sur la situation…
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*
Sara derrière sa fenêtre regardait la voiture de Catherine. Elle aussi laissait libre cours à son chagrin et les larmes qui coulaient de ses yeux de braise prouvaient tout l'Amour qu'elle éprouvait pour la petite blonde. Puis, comme mue par un sixième sens, elle s'étonna que Catherine ne soit pas encore partie. Aurait elle un problème de voiture ou bien elle aussi laissait elle parler son chagrin ?? Intriguée plus qu'inquiète, Sara essuya la buée de sa fenêtre… Oui, la voiture était toujours là… Catherine était toujours là ! Soudain, prise de curiosité, et d’une légère panique, la grande brune mit son manteau et sortit à la rencontre de Catherine.
La petite blonde était perdue dans ses pensées, lorsqu'elle entendit frapper à sa vitre. Cela la fit sursauter, et prête à envoyer au diable l’idiot qui lui avait fait peur, elle baissa sa vitre un petit peu. Son cœur battit la chamade quand elle aperçue debout sous la pluie, toute dégoulinante, Sara… Ses longs cheveux bruns collés sur le visage, elle était belle comme une « Madone » !
« Qu’est ce que tu fais là ? Dehors par ce temps ! Tu vas attraper la crève !! » Lui dit Catherine qui avait abaissé sa vitre complètement.
« Je m'inquiétais ! Tu as un souci ? » Lui répondit Sara
« Oui je t'ai... » Sa phrase resta en suspend, le dernier mot ne sortit qu'à moitié. Catherine essuya ses larmes d'un revers de main et tenta de reprendre ses esprits. « Oui… j'ai ma voiture en panne, mon téléphone est à plat et tu… tu me... quittes » en prononçant ces derniers mots des larmes se mirent à couler de nouveau sur le doux visage de Catherine.
« Viens à la maison, tu pourras appeler de mon fixe un dépanneur et prévenir chez toi afin que ta fille ne s'inquiète pas. Je t'offrirais un café ou un petit remontant » lui proposa la grande brune avec un sourire qui cachait mal ses yeux brillants de larmes.
« Va te mettre à l'abri, j'arrive ! » Répondit simplement Catherine en remontant sa vitre
Une fois à l'intérieur, la chaleur de l'appartement apaisa les « frissons » des deux femmes.
Assises l'une en face de l'autre, devant un verre de vin blanc, elles sirotaient doucement ce liquide qui diffusa dans leurs corps une douce chaleur.
« Tu sais, dit Sara, cela fait plusieurs mois que je n'ai pas touché une goutte d'alcool et je ne pensais pas que ce serait dans cette situation que j'y goûterais à nouveau : la pluie, mon départ, Toi... tout est réuni pour que je retombe dans mon problème ! »
« Explique moi, répondit Catherine, les raisons de ce départ soudain ? Je pensais que toi et moi commencions à devenir de vraies amies ! Alors pourquoi ce départ précipité sans aucune explication ? »
« Il fallait que je prenne une décision, car dans cette grande ville, malgré toi… et l'équipe je me sens seule. Bien sûr je pourrais avoir des amis mais en ce qui concerne les hommes, j’ai du mal… Ils pensent qu'un dîner en tête à tête doit forcement se finir à l'horizontal ou alors il faut être moche ! Et concernant les femmes, elles parlent toujours d'elles mêmes sans prendre le temps de sortir de leur monde. Vois tu, toi tu as ta fille, ta famille, ton boulot... moi, j'ai juste cet appartement vide... comme mon coeur d'ailleurs. Alors oui, je préfère partir et prendre un nouveau départ. Mais… maintenant que tu es là, je ne sais plus quoi penser ! »
Catherine n'en croyait pas ses oreilles, elle avait pourtant cru que la grande brune serait sensible à ses démarches et un peu de sa fierté l'empêchait de lui déclarer sa flamme. Elles restèrent sans parler pendant quelques minutes, la pluie tombant toujours.
« Et puis, reprit Sara, au boulot cela ne colle pas entre nous, j'ai bien remarqué qu'à chaque fois tu me reprends… tu me donnes parfois des tâches ingrates… ces derniers temps tu étais toujours sur mon dos… et lorsqu'un homme s'intéresse à moi, tu ne le supportes pas... tu es jalouse ! Tu ne supportes pas qu’il ne s’intéresse pas à toi… »
Le sang de Catherine ne fit qu'un tour. Elle déposa violemment son verre sur la table, se leva d'un bond et s'approchant de Sara, la gifla !
« Espèce de... de gourde ! Cria Catherine, tu ne vois pas plus loin que ton nez, si ces derniers temps j’étais souvent avec toi sur le terrain, c’est parce que j’en avais envie ! Ce n’était pas pour te surveiller comme tu le crois ! Quand aux hommes ce n’est pas de la jalousie, je pense simplement que tu mérites mieux que ces idiots qui nous matent toute la journée ! Et si je suis là ce soir, c'est pour que tu restes à Vegas et toi, au lieu de te secouer, tu geins sur ton sort ! Crois tu que la vie est facile pour moi ? Ma fille et ma famille sont présentes oui ! Mais ma vie privée, ma vie de femme ne vaut pas mieux que la tienne. Je me suis déplacée, croyant te faire changer d'avis, je te déteste Sara, je te déteste aussi fort que je t'... et puis laisse tomber »
Catherine se retourna et prit la direction de la porte. Sara, que la gifle avait surprise et que les mots avaient clouée sur place, reprit sa contenance et parvint à la porte avant Catherine. La grande brune retourna Catherine brusquement et de ses yeux brûlants de haine et de passion elle lui rendit sa gifle et s'effondra en pleurs...
« Comprends moi, Cath, je t'aime… pas comme une amie mais comme une amante, comme une femme peut en désirer une autre… mais jamais tu ne poses tes yeux sur moi comme dans mes rêves, jamais tu ne m'as montré tes sentiments et ce soir tu m'as giflé comme si entre nous tout était fini, alors même que nous n'avons même pas fait un petit bout de chemin ensemble. Oui je t'aime, mais peu importe pour toi... tu t’en moques... tu restes froide… Et ma souffrance physique et morale n'ont aucun effet sur toi. Alors si tu veux franchir cette porte je ne te retiens pas... vas-y ! Mais maintenant tu connais mes sentiments ! Et...et la vrai raison de mon départ...toi !»
Un éclair apporta une lumière dans la pièce, le tonnerre gronda immédiatement. Catherine n'en croyait pas, une fois encore, ses oreilles. Sara venait de lui déclarer son Amour et elle l'avait giflée… La petite blonde ne savait pas ce qui l’avait le plus surprise, le fait que Sara avait levé la main sur elle… ou le fait que la grande brune avait des sentiments pour elle !
C'en était trop pour les nerfs de la CSI qui se réfugia dans les bras de la grande brune ! Leurs yeux mouillés et leurs souffles étaient les seuls indices qui laissaient deviner qu’elles respiraient encore… Dans les bras l’une de l’autre, elles ne bougeaient plus … on aurait dit deux statues grecques… Puis, leurs lèvres tremblantes se rejoignirent dans un baiser « innocent ».... Sara entrouvrit ses lèvres et comme par instinct la langue de Catherine s'y engouffra, changeant ainsi leur « innocent » baiser en un baiser passionnel. Fini les tabous, les faux semblants, elles étaient des adultes responsables de leurs actes et de leurs sentiments.
Sara s'écarta légèrement de Catherine, la prit par la main et l'entraîna vers son canapé, sur lequel elles prirent place côte à côte. Une nouvelle tension vint prendre possession de leurs corps, mais celle ci, contrairement à la tension négative, qu’elles ressentaient toujours lorsqu’elles s’affrontaient, était douce et vibrante. Cela rappela à Catherine la première fois où elle s'était rendue à l'opéra pour y voir jouer « les noces de Figaro ». La musique avait eu sur elle ce même effet… oui les mêmes sensations qu'elle éprouvait en présence de Sara ce soir… La grande brune faisait vibrer tout sont corps ! Elle était émerveillée, charmée, hypnotisée tout comme le jour où elle avait vu son premier opéra !
Les lèvres de Sara vinrent rejoindre de nouveau celles de Catherine, pendant que leurs mains se cherchèrent. Leurs corps, comme des aimants, s'attirèrent. Ces contacts furent les ultimes signaux qui déclenchèrent un amour passionnel, fusionnel... entre elles ! Plus rien maintenant n'empêcherait Sara de montrer à Catherine tout le désir qu'elle éprouvait. Leurs lèvres se séparèrent, Sara sourit tendrement et lui dit dans un souffle :
« Il y avait longtemps que... » Mais la petite blonde mit un doigt sur la bouche de la grande brune et tout aussi doucement …
« Chut ! Je sais, moi aussi ! Viens te blottir contre moi, fais moi sentir les frissons d'un amour tendre, car cette nuit je voudrais me noyer mille fois dans tes yeux pour qu'à chaque fois ton souffle me redonne vie... Je voudrais que tes caresses soient les seuls vêtements que je porterais cette nuit... Aime moi Sara, comme je t'aimerai ! »
La suite de leurs étreintes, montrait au monde qu'enfin deux âmes sœurs s'étaient trouvées. Pendant une grande partie de la nuit, leurs corps évacuèrent les trop pleins d'attentes, d'espérances, d’abandons et d'amour qu'elles avaient gardées en elles durent de longs mois, pour finir épuisées sur le lit de Sara.
La grande brune se tourna alors vers Catherine et lui déposa un baiser sur le front : «Bon, il faut que je m'occupe de mes valises... »
Catherine la regarda avec panique, son regard brillant dangereusement de larmes, elle s'éloigna tout à coup de Sara comme si sa peau venait de la brûler ! La jeune CSI ne comprit pas la réaction de son amante…
La petite blonde bondit hors du lit de Sara et se rhabilla en vitesse, avant de se précipiter droit vers la porte … Sara se lança alors derrière Catherine juste avant qu’elle n’arrive à la porte
« Cath? ! Qu'est ce qui ne va pas... »
« Qu'est ce qui ne va pas?! Je viens de me donner à toi entièrement, je t'ai donné mon cœur et mon corps Sara, et toi tu veux toujours partir, tu veux partir loin de moi... » Commença à crier Catherine
Sara éclata de rire...
« Je t'interdis de te moquer de moi ! » répondit Catherine furieuse
« Je ne me moque pas de toi Cath... tu es trop mignonne... tu as vraiment cru que je voulais toujours partir ?! »
« Oui, bien sur... tu as dit que tu devais t'occuper de tes valises et... »
Sara passa un doigt sur la bouche de Catherine : « Je voulais juste défaire mes valises... pas les faire ! Idiote... tu n'as pas encore compris que j'avais besoin de toi... Je t’aime…»
Catherine se jeta alors au cou de Sara, et dans un baiser passionné la grande brune la dirigea jusqu'à son lit, où elles firent l’amour jusqu’à l’aube…
« Tu sais ce que j’aime le plus…» dit soudain Catherine en appuyant son coude sur le bord du lit.
« Je dirais… MOI ! » Répliqua Sara pour la taquiner
« Ce n’est pas faux… mais je pensais plutôt à nos disputes ! »
« Nos disputes ?! Tu es sérieuse ?! » Demanda Sara d’un ton hésitant
« Bien sûr que je suis sérieuse ! Elles sont toujours pleines de passion, de fougue ! »
« Et alors ?... »
« Alors… qui dit dispute… dit réconciliation… retrouvailles ! Et si nos retrouvailles sont toujours aussi tendres… et aussi passionnées… nous allons passer notre temps à nous disputer, fais moi confiance ! » Gloussa Catherine dans un clin d’œil
Sara lui sourit et l’embrassa avec tendresse : « J’ai hâte d’avoir notre prochaine dispute !.. »
Au matin, le soleil les trouva lovées l'une contre l'autre, dans une plénitude que nul lecteur ou lectrice ne viendrait déranger.
La porte de cette F.F se referma donc sur leur bonheur qui nous l'imaginons sera sans......
FIN