
J'en étais là de mes réflexions, couchée à demi nue sur mon lit, quand Sara surgit de nulle part...
" Cath ... Lindsey et moi on voulait..." Sara ne put finir sa phrase quand elle se rendit compte que j' étais là tranquille à demi nue... Prise de panique je sautais de mon lit et je retrouvais vite mes bonnes vieilles défenses... C'était tellement facile de hurler après Sara, et cela m'évitait bien de me pencher sur la première pensée qui m'avait traversée l'esprit lorsque j'avais vu Sara entrer dans ma chambre...

" Sara tu aurais pu frapper! C'est ma chambre ici, tu ne peux pas rentrer là comme dans un moulin ! "
Sara se figea, elle ne trouvait rien d'autre à dire que " Désolée..." Ses yeux étaient en train de briller dangereusement, je la sentais prête à pleurer... et je me rendis compte du ridicule de la situation... J'étais là, à moitié nue à hurler sur Sara parce qu'elle m'avait vue en string (et rien d'autre) alors que là, je m'agitais sous son nez comme une hystérique, sans avoir pris la peine d'enfiler un sweet ! C'était vraiment nul de ma part !

Nous avions passé plusieurs semaines sans le moindre orage, et c'est moi qui ré-ouvrais les hostilités pour une bêtise ! Tout ça n'en valait pas la peine, je m'étais emportée pour rien ! Sara... ma Sara... elle était au bord des larmes, ne comprenant pas vraiment pourquoi j'avais rompu le pacte de non agression que nous avions passé à son arrivée ici...
Quand Lindsey était triste je la prenais souvent dans mes bras... Un instinct maternel mal placé me poussa à faire de même avec Sara... Je la pris alors contre moi (toujours à moitié nue :o) et je sentis soudain son corps se tendre...

Ma poitrine frôla alors son tee shirt... et mes hormones s'enflammèrent ! Il n'était plus question de savoir si j'avais le béguin pour elle ou non , ni même si j'avais envie de flirter avec elle... J'avais simplement envie de vivre le moment présent... et à cette minute précise j'avais follement envie de l'embrasser... Peu m'importaient les conséquences.... Je voulais ce baiser à n'importe quel prix, et je l'aurais... Catherine Willows a toujours ce qu'elle veux !