Avertissements : Les personnages de CSI sont à CBS et Alliance Atlantique. Ce ne sont en aucun cas les miens (même si j'aimerais beaucoup^^)
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TOUT PEUT CHANGER…
Par Oscar
Je ne pouvais plus vivre… Mon cœur, mon âme, ma tête n’existaient plus… Trop de douleur, de souffrance… Personne pour me sauver… J’allais disparaître et personne ne s’en rendrait compte… Surtout ELLE ! Je pensais qu’elle serait celle qui me sauverait mais ce n’était qu’une illusion, encore une, comme celle de Hank ou de Gil…
Il était 6h du matin, j’allais quitter le labo après une nuit difficile. Je me regardais dans le miroir de mon casier dans les vestiaires : mes yeux étaient vitreux, sûrement à cause de la fatigue et mes cernes en témoignaient aussi. Je fermais délicatement le casier et l’espace d’un instant, je m’imaginais ce qu’il deviendrait une fois que j’aurais disparue.
-Hey Sara, nuit difficile hein ?
ELLE venait de m’interrompre dans mes pensées, toujours aussi magnifique, j’en profitais pour la regarder une dernière fois, comme un dernier souvenir à emporter dans le néant qu’était la Mort. Je n’avais plus la force de formuler une réponse correcte, mon cerveau ne répondait plus, mais je réussis tout de même à formuler un petit « oui ». Je pris mes affaires et me retournais vers ELLE avant de franchir la porte : - Au revoir Catherine.
……………………………………………………………………
J’arrivais chez moi fatiguée et pressée d’en finir avec cette pénible existence qu’était la mienne. Je déposais soigneusement mes affaires sur mon lit, et je commençais à écrire ce qui serait ma dernière lettre…
Après une bonne heure, je la pliais délicatement et la posais sur mon lit à l’intention de « celui ou celle qui trouverait cette lettre ». Je me dirigeais vers ma salle de bains et attrapais tous les cachets que je trouvais, il y en avait tellement ! Je les mis sur ma table de salon et j’allais chercher ma bouteille de whisky.
Je commençais par avaler les pilules de couleur bleue, je ne sais pourquoi mais comme dans chaque chose que je faisais, il fallait que je planifie le moindre de mes gestes. Après les bleues vint le tour des roses, puis des blanches et entre chaque série de couleurs, un verre de whisky.
DRING DRING
On venait de sonner ou était-ce les comprimés qui commençaient à faire effet ?
DRING DRING
On venait bien de sonner, devais-je ouvrir ? Oui pourquoi pas ? Après tout c’était ma dernière visite.
Je me dirigeais tant bien que mal vers la porte et après de maints efforts pour ouvrir, la surprise m’assomma bien plus que les médicaments que je venais d’avaler.
-Ca… therine ?
Son visage semblait inquiet, elle me détailla et d’un air gêné me dit : -Heu… Désolée de te déranger en plein milieu de ton sommeil mais je m’inquiétais un peu car tu n’avais pas l’air dans ton état normal aux vestiaires tout à l’heure. Tu vas bien ?
-Oui, je crois que oui…
-Ah ok… Heu… tu ne m’invites pas à rentrer ?
-Ben c’est que je ne peux pas…
Tout vacillait autour de moi, mais il ne fallait pas que je le lui montre, il fallait donc que j’écourte sa visite, quitte à être désagréable avec elle, de toute façon cela ne changerait plus rien. Et puis ce n’est pas comme si c’était nouveau, j’avais souvent été désagréable avec elle par le passé…
- Et pourquoi tu ne peux pas ? Me demanda t’elle d’une voix soupçonneuse
-Parce que je n’ai pas envie !!! Voilà pourquoi !
Ma voix tremblait et trahissait mes mots, elle le sentait. Ses yeux semblaient s’angoisser de seconde en seconde mais rien ne pouvait plus me faire changer d’avis.
-Sara qu’est ce qui se passe ? Dis le moi, s’il te plaît…
Son angoisse transparaissait à travers sa supplication. Je ne voulais qu’une chose qu’elle parte, sinon j’allais tout lui avouer…
-Rien et va t’en, je…ne…
Je n’eus pas le temps de terminer ma phrase, que mes yeux se recouvrirent d’un voile noir et je sombrais dans ce que j’avais espéré depuis quelques temps déjà… le néant !
*********************
-SARA !!!!! Mon cri avait dû réveiller tout le voisinage mais je m’en moquais. La femme que j’aimais venait de s’évanouir sous mes yeux et j’en ignorais la cause. Je la rattrapais et délicatement je la rentrais à l’intérieur de chez elle…Mon dieu…sur sa table… tous ces comprimés… je venais de comprendre ! Je décrochais mon portable et appelais une ambulance : - Allo, Catherine Willows du département de la police scientifique, dépêchez-vous, il y a urgence au 4288 King Street, appartement de Sara Sidle…une tentative de suicide… faites vite je vous en prie !
Je jetais mon portable sur le canapé et secouais sa tête en criant son nom : -Sara, tu ne peux pas me laisser comme ça, ouvre les yeux je t’en pris, tu ne peux pas me faire ça, je t’aime tu entends, je t’aime, ne me quitte pas !!
Les secours arrivèrent quelques minutes plus tard et la prirent tout de suite en charge. Je la suivis à l’intérieur de l’ambulance, je ne voulais la quitter pour rien au monde.
Je serrai sa main glacée jusqu’à l’hôpital. Une fois aux urgences, ils l’emmenèrent au bloc pour lui faire un lavage d’estomac et je ne pus les suivre malgré mes nombreuses supplications.
Je patientais donc dans la salle d’attente mais il m’était impossible de rester assise, trop de choses se bousculaient dans ma tête et rien ne pouvait y remédier.
Pourquoi Sara avait elle fait une chose pareille ?
Le médecin arriva quelques heures plus tard, le visage sombre, je me décomposais :
-Miss Willows ?
-Oui ?
-Miss Sidle est tirée d’affaire, elle est réveillée mais…
-Mais quoi ??!
-Elle s’est enfouie dans un profond mutisme et elle ne peut ou ne veut visiblement pas en sortir.
-Com… ment ça ?
-Son corps et ses fonctions vitales sont en bon état de marche mais pour ce qui est du psychique, il y a comme un blocage.
- Un blocage ?! Cela va s’arranger, n’est ce pas Docteur ?
-Cela dépend de Miss Sidle…
-Je peux la voir ?
-Normalement, je ne devrais pas vous y autoriser, mais… allez-y ; pas trop longtemps, il ne faudrait pas la perturber encore plus.
-Merci Docteur.
Je me dirigeais donc vers sa chambre, heureuse qu’elle ai survécu mais appréhendant son état actuel. J’ouvris la porte, elle était là. Assise sur la chaise près de la fenêtre, elle était pâle,
livide même, ses yeux étaient fixés dans le vague et son visage était impassible.
-Sara ? Tentais-je.
Elle ne me répondit pas et ne semblait même pas voir que je me trouvais dans la même pièce qu’elle. Mon cœur se déchirait, je souffrais tellement, je voulais la serrer dans mes bras, mais
quelle serait sa réaction ? Sara et moi n’avions jamais eu de contact physique avant…
Je décidais donc de ne pas la toucher et de me retirer.
Une fois à l’extérieur de la chambre j’appelais l’équipe afin de les tenir au courant de ce qui était arrivé à Sara.
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Une heure après, tout le monde était là : Grissom, Nick, Greg, Warrick, Hodges, Sofia et même Ecklie.
Tous avaient sur le visage ce même mélange d’inquiétude, de peine, d’interrogations et de peur.
Grissom m’interrogeait du regard, Nick et Warrick me consolaient maladroitement.
Greg retenait tant bien que mal ses larmes, Sofia le soutenait mais on pouvait lire l’inquiétude sur son visage .
Hodges tentait de détendre l’atmosphère mais sa voix était bien moins assurée que d’habitude et Ecklie était au téléphone afin de s’assurer que les meilleurs soins seraient prodigués à Sara.
Quelques heures après, le médecin revint nous voir afin de nous dire que Sara allait être prise en charge par une unité psychiatrique...
C’était la procédure, chaque personne qui avait tenté de mettre fin à ses jours devait être suivie par un psy ! Et pour son bien, elle allait être envoyée loin de Las Vegas
-NON !!! M’écriais je avec violence
Tout le monde se tourna vers moi, étonné de mon intervention si brutale
-Euh… Je voulais dire, ne serait il pas possible que l’un de nous, par exemple, moi, prenne Sara chez lui; elle serait bien mieux avec des gens qu’elle connaît !
Même si en ce moment elle est…ailleurs. Elle a besoin d’être entourée par des gens qui lui sont familiers, si vous l’envoyez dans l’un de vos centres elle va dépérir !
Sara ne fait pas facilement confiance aux gens !
-Je suis d’accord avec Catherine ! Dit soudain Gil. Je pense que c’est une bonne idée, Sara sera mieux chez l’un d’entre nous… mais qui la prendra chez lui ? Hasarda Grissom
-Moi ! Répondis-je d’un ton vigoureux
Personne n’osa me contredire et je partis avec le médecin afin de signer les papiers de sortie de Sara ainsi que la décharge stipulant que l’hôpital n’était plus responsable de la grande brune.
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Quelques heures plus tard, Sara était là, chez moi, les yeux toujours aussi vagues et le visage toujours assit impassible. Elle n’avait pas protesté le moins du monde lorsque je lui avais expliqué
quelle allait vivre quelques jours chez moi ! Je m’étais attendue à ce qu’elle bondisse de sa chaise et qu’elle commence à me hurler dessus, comme elle le faisait souvent…
mais rien ne s’était passé ! Absolument rien ! Elle m’avait juste suivie jusque chez moi sans dire le moindre mot…
-Sara ?
Rien ne semblait l’atteindre, je décidais donc de la coucher, puis d’aviser le lendemain.
La nuit me porterait sûrement conseil…
Je réalisais alors soudain que je n’avais pas d’affaires pour Sara, je lui aurais bien prêté quelques vêtements, mais il était évident que nous ne faisions pas la même taille.
Une fois la grande brune endormie, je pris donc mes clés de voiture et je me rendis chez elle.
Devant l’entrée de chez elle, des sueurs froides me parcoururent le dos et me donnèrent des frissons, mais je pris mon courage à deux mains et décidais d’entrer.
Dans son appartement tout était précautionneusement rangé et je retrouvais ses habits sans aucun souci, j’allais sortir de la chambre quand quelque chose sur le lit retint mon attention...
C’était une enveloppe, au titre qu’elle portait, je devinais la date d’écriture, je l’ouvris délicatement, mes doigts tremblaient sous la peur de lire ceci. Je dépliais la lettre et commençais à lire :
"A toi qui lis ma lettre ...
Tu as du me retrouver, ne t’inquiètes pas tout ceci était prémédité. Tu te demandes sûrement pourquoi, et bien pour de nombreuses raisons ...
Première raison, mon passé me rattrape, tu dois te demander quel est mon passé, et bien je vais te l’expliquer ...
chez moi tout sentait l’alcool, en particulier mon père, et quand il n’était pas ivre sur le canapé et bien il nous « éduquait » mon frère et moi, à coups de baffes, de poings ou de pieds !
Nous passions notre temps à l’hôpital, d’où ma révulsion pour ce lieu à présent.
A neuf ans, je revenais de l’école, quand je suis tombée sur une bande de crétins de ma classe qui voulaient se battre...
J’ai donc réglé mes comptes sans me rendre compte du temps qui passait, et malheureusement je savais qu’en rentrant j’allais être corrigée !
Cela n’avait pas raté, j’étais à peine rentrée dans la maison que j’entendis mon père hurler que je devais le rejoindre dans la cuisine...
Je m’y dirigeais la peur au ventre, redoutant ce qui allait m’arriver, quand soudain, je me sentis agrippée à la taille, et quelque chose de froid se posa immédiatement sur ma gorge...
Un couteau. J’entendis ma mère me chuchoter à l’oreille : « c’est pour ton bien, ma puce, sinon il va te tuer, n’aie pas peur ».
Mon père ouvrit la porte avec fureur quelques minutes après et en voyant la scène son visage s’est décomposé : « Laura… qu’est-ce que tu fais ? »
Après ce moment là, je ne me rappelle de rien si ce n’est le sang qui coulait partout, sur le sol, les murs, mon visage…
Tout cela me rattrape, ma mère m’a appelée pour s’excuser, ce qui vient sûrement de sa thérapie, et IL est revenu.
Ce IL, c’est mon frère qui est devenu comme mon père et qui m’a harcelée pendant toute ma vie, il a recommencé à m’appeler, à me menacer, à menacer mes proches...
Je dois disparaître sinon il va faire du mal à tous ceux que j’aime, c'est-à-dire mon équipe.
Deuxième raison pour expliquer mon geste... Mon amour pour Catherine !
Elle est si parfaite, si belle, si loin de moi, je ne peux rien faire, elle me déteste, sûrement la faute de mon sale caractère !
Catherine si tu lis cette lettre...
Et je sais que tu le feras, voilà, je t’aime voilà tu le sais !
Mais je n’ai jamais eu assez de courage pour te le dire, jamais eu assez de cran pour t’avouer mes sentiments...
La peur d’être rejetée secouait mon être à chaque fois que je souhaitais te l’avouer. Ne te sens pas coupable tout est ma faute et j’en ai pleinement conscience.
Pour mes affaires, Greg et Warrick je vous laisse tout mon matériel électronique.
Nick je te laisse tous mes cd.
Griss mes livres sont pour toi, Sofia je vous laisse mes notes, Hodges pour vous, mon ordinateur, et pour toi Catherine... mes photos !
Pour le reste faites au mieux pour vous, je n’en aurai plus besoin de toute façon !
Je sais que ce trait d’humour n’est peut être pas approprié mais je peux me permettre ce que je veux étant donné que je suis morte !
Au revoir...
SARA
Je repliais la lettre, mes larmes coulaient et rien ne pouvait les arrêter, comment n’avais-je pu rien voir ?
Je rentrais chez moi afin de prendre le plus soin de mon amour.
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Arrivée chez moi, j’allais directement dans la chambre où j’avais mise Sara, mais elle n’y était pas, je la cherchais et la retrouvais sur la balustrade de ma fenêtre, elle pleurait.
-Sara ?
-N’ap…proches pas…
-Sara qu’est ce que tu fais ? J’ai lu ta lettre, s’il te plaît, ne fais pas ça…
-Pour…quoi ? Rien ne me retient, surtout pas toi.
-Pourquoi veux tu autant me faire souffrir ?
-Souffrir ? Mais sais-tu ce que c’est souffrir ? Tu n’en sais rien, tu ne peux pas comprendre !
-Je comprends que je ne veux pas te perdre… je t’aime Sara
-Tu dis ça à cause de la lettre !
-Tu ne m’as donc pas entendue quand tu t’es évanouie ? Je t’ai crié que je t’aimais !
Ses yeux cherchaient les miens, à la recherche d’un éventuel mensonge, et presque mécaniquement elle descendit de la balustrade...
Une fois sur le plancher, elle tomba en sanglots, je me précipitais sur elle, je la pris dans mes bras, et la forçais à me regarder : -Je t’aime et rien ni personne ne pourra changer ça, tu as compris ?
-Oui…
*****************
Elle venait de me sauver du gouffre dans lequel j’allais tomber, je la regardai et lentement je me penchais vers ses lèvres, je les effleurais doucement, simplement pour sentir son souffle chaud à travers moi, comme si elle me redonnait la vie. Le baiser se fit de plus en plus passionné, et nous nous retrouvâmes en fin de compte le lendemain matin dans son lit, nos deux corps collés l’un à l’autre.
J’ouvris les yeux et pour la première fois depuis des mois, je souriais, en la regardant dormir ; peu de temps après, elle ouvrit les yeux, son sourire mi-amusé mi-surpris me séduisait totalement, elle se colla un peu plus à moi : -Sara, je t’aime, tu le sais ?
-Je crois que j’ai bien compris ça cette nuit, moi aussi je t’aime, enfin… je crois
-Hein ???!!
-Je plaisante ma puce ! Bien sûr que je t’aime !
-Ce n’est pas drôle, en même temps, cela me rassure car tu as retrouvé ton sens de l’humour ! Mais s’il te plaît ne me refais jamais une peur comme celle d’il y a deux jours !
-Je te le promets !!
J’allais l’embrasser quand mon téléphone se mit à sonner. Je décrochais : -Salut Sara !
Je frissonnais, c’était LUI !!
-Lâche-moi !! Laisse-moi tranquille !!
-Ce n’est pas une manière de me parler Sara, sinon tu sais ce qui va se passer, en plus je me ferais une joie de tuer ton amie, Catherine, je crois, c’est bien ça ?
**************
Ce coup de fil l’angoissait, son visage se décomposait, et lentement ses larmes se mirent à couler :
-Je suis désolée, je ne voulais pas… Qu’est ce que je peux faire pour toi ?
-……………….
-D’ac… cord ! Elle raccrocha péniblement, et après avoir essuyé ses larmes, elle me regarda avec le sourire :
-Je vais aller faire quelques courses pour le déjeuner !
-Sara, c’était quoi ce coup de fil ? C’était lui ?
-Non, faux numéro, un crétin qui voulait se défouler sur un numéro de téléphone.
-Dis moi la vérité Sara !!
-C’est la vérité !! Bon j’y vais, je veux que tout soit parfait pour notre premier repas en couple !
Elle m’embrassa passionnément comme si on n’allait jamais se revoir et elle quitta la chambre, ses yeux exprimaient une grande détresse, que pouvais-je faire ?
Je savais qu’elle me mentait cela se voyait comme le nez au milieu de la figure, elle tremblait de peur et je ne pouvais rien faire… si, j’allais la suivre !
Je la laissais s’habiller, et quand elle sortit, je courus pour prendre les clés de la Tahoe, mais je ne les trouvais pas, elle les avait prises, je savais que je devais m’inquiéter, je décidais donc d’appeler toute l’équipe !
***********************
J’arrivais à l’entrepôt du rendez-vous, et je savais que je n’allais pas revoir Catherine avant longtemps, si ce n’est jamais !
Je rentrais à l’intérieur, il faisait froid et des frissons me parcoururent le dos, j’avançais dans la partie éclairée et soudain, des mains m’agrippèrent la taille, je sentis un couteau passer sous ma gorge, de mauvais souvenirs remontaient en moi...
-Salut toi, ça faisait longtemps ? Je te trouve de plus en plus belle ! Tu ne m’as pas oublié j’espère ? Je vais quand même te rafraîchir la mémoire !
Sur ce, je sentis sa main remonter vers ma poitrine, mes larmes coulaient toutes seules, la douleur transperçait mon cœur ! Il arracha ma chemise et violemment me retourna face à lui, il me dévisagea rapidement et sans aucune explication, me frappa sans ménagement, je fus projetée par terre. Le goût ferreux du sang emplissait ma bouche, j’eus à peine le temps de le réaliser, que déjà les coups pleuvaient, mon corps n’était plus qu’une douleur géante et je sentais mes os craquer. Je me retins de hurler sachant que ça allait l’exciter, je mordais mes lèvres, la chair cédait sous mes dents !
Soudain, les coups s’arrêtèrent, et c’est le poids de son corps que je sentis s’appuyer sur moi !
-Alors p’tite sœur, on ne veut pas dire qu’on est contente de retrouver son grand frère, et bien moi je vais te dire qu’on va bien s’amuser tout les deux ! Tout d’abord, on passe un moment ensemble et ensuite je te tue !!
-Marc… s’il te plaît… ne me fais pas de mal !
-Huuummm ! Non ! Depuis le temps que j’en rêve, je vais enfin t’avoir pour moi !
Mes yeux s’embuaient tandis que ses mains commençaient à arracher mes vêtements…
****************
Je ne tenais plus en place, l’équipe effectuait les recherches après que j’ai expliqué ce qui était nécessaire ! Mon téléphone sonna :
-Allo ?
-Catherine c’est ça si ma mémoire est bonne ?! Je suis le frère de Sara, Marc. Heureux de faire votre connaissance !
-Qu’est-ce que vous lui avez fait ? Où est Sara ?!
-Pour l’instant, pas grand-chose, des bleus, quelques fractures, un peu de sang, mais bientôt elle sera totalement mienne, si vous voyez ce que je veux dire !
-Touchez la et je vous tue de mes mains, je vous explose le crâne ! C’est clair ?!
-Ce n’est pas très gentil, pour la peine Sara prend un coup !
J’entendis un cri étouffé à l’autre bout du combiné, mes larmes montaient :
-Non, s’il vous plaît, qu’est-ce que vous voulez ?
-Juste vous la passer avant qu’elle meure, on ne croirait pas comme ça, mais je suis très romantique !
-Pourquoi vouloir la tuer ? Que vous a-t-elle fait ?
-Pas de questions ou Sara prend un coup !!
-D’accord… Pardon
-C’est mieux ! Je vous la passe !
-A…llo -Sara ???!!!
-En chair et en os enfin ce qu’il en reste… Aïe !!
-Tu es où ?
-Laisse tomber… je t’aime et c’est tout ce que je voulais te dire ! Pense à prendre soin de mes algues, et retourne au magasin où on entrepose plein de trucs quand je serais…morte.
-J’ai compris, moi aussi, je t’aime !
-Voilà qui est parfait, le couple s’est dit au revoir et maintenant je vais… enfin bon ! Au revoir !
Il raccrocha, toute la colère du monde était en moi et les indices de Sara étaient clairs, c’était à Algun Bay, entrepôt numéro 132 qu’elle était prise en otage !
Je mis au courant toute l’équipe et nous partîmes dans l’espoir de ne pas arriver trop tard !
****************
Je tremblais, mes nerfs lâchaient ! Il s’approcha lentement de moi et m’attrapa par les cheveux, je hurlais, il recommença à me frapper, mes les coups ne se sentaient plus, trop de douleur ! Il m’allongea par terre et commença à m’embrasser violemment, en me mordant, en même temps, il commençait à glisser sa main sous mon soutien-gorge…
BLAM BLAM BLAM
Le bruit le surprit tellement qu’il en sursauta à 2 mètres, il m’attrapa et me balança au fond de l’entrepôt !
Catherine entra tout de suite, quand elle me vit elle se précipita vers moi et m’entoura de ses bras.
Marc se tenait derrière elle, il la tenait en joue, je pris sur moi et difficilement je me levais pour me placer devant Catherine : -Marc…s’il te plaît…elle n’a rien fait, laisse la partir, je t’en prie.
-Tu me supplies, c’est tellement agréable ! Mais je suis désolé, elle n’avait qu’à pas venir ! Elle va te voir souffrir mais ne t’inquiètes pas, je la tuerais avant toi pour que tu souffres encore plus !
Son poing se leva et je me retrouvais projetée à quelques mètres. Je ne sentais plus la douleur, la seule chose que je voulais était protéger Catherine. Je me relevais doucement et me replaçais devant Catherine.
Elle tenta de se placer devant moi mais je l’en empêchais avec le peu de force qui me restait.
-Marc, je ferais tout ce que tu voudras, mais s’il te plaît ne lui fait rien ! Ne deviens pas comme papa qui se vengeait sur nous pour assouvir et exprimer sa colère !
-NE PARLE PAS DE PAPA !!!!!!!
Son poing se leva encore une fois, et encore une fois, je me retrouvais à terre, Catherine se précipita sur lui et tenta de le désarmer, mais Marc était bien plus fort qu’elle et se mit à la frapper !
Je me jetais sur lui pour l’en empêcher mais je n’y arrivais pas, ma colère se décupla et je parvins enfin à le faire tomber ! Mon idée n’était pas très judicieuse, il se retourna vers moi :
-Pourquoi tu ne peux pas obéir pour une fois ? Tant pis, je vais la tuer maintenant !
Il mit Catherine en joue, je me jetais sur elle afin de la protéger
Une bruit de détonation retentit…
La douleur me transperça la poitrine, je regardais une dernière fois Catherine et je vis les larmes embuer ses yeux, je m’effondrais.
*****************
-NON !!!!!
Elle…elle avait été touchée, son sang s’imbibait sur ma chemise ! Je relevais la tête et vis le bout de son revolver pointé sur moi.
Mon corps semblait possédé par une haine infinie, il allait tirer quand soudain, Grissom surgit derrière lui et sans aucune sommation lui tira dans la tête.
-Griss… appelle une ambulance, vite et magne toi !
Grissom sortit son portable et appela les secours.
-Sara… Sara, s’il te plaît, ne me laisse pas toute seule, je t’en prie, je t’aime…
Je ne m’occupais pas de ce qui se passait autour de moi, je ne voulais même pas voir les regards que s’échangeaient l’équipe, en comprenant ce qui se passait entre moi et Sara ! Les secours arrivèrent quelques minutes après, je suivis Sara dans l’ambulance.
……………………………………………………………………………………………………
A l’hôpital, je ne tenais plus en place, je faisais les cent pas, en attendant le verdict des médecins. Aucun membre de l’équipe ne m’adressait la parole, craignant sûrement ma réaction. Nick s’y hasarda quand même après quelques minutes :
-Catherine ? Tu devrais arrêter de t’inquiéter, Sara est solide et elle…
-Qu’en sais-tu ? Connais-tu vraiment Sara ? Penses-tu savoir qui elle est vraiment ?
-Catherine ne t’énerve pas ! Je connais Sara, elle est comme ma petite sœur et ce n’est pas parce que tu es amoureuse d’elle que tu peux te permettre d’être odieuse avec nous ! Nous tenons aussi à Sara !
-Je suis désolé, je ne voulais pas…
-Non, je suis désolé aussi, pardon, je ne voulais pas m’énerver.
Mes larmes coulaient malgré moi, je l’aimais mais je ne pouvais rien faire ! Le médecin arriva : -Miss Sidle est tirée d’affaire, elle est réveillée et demande à voir Miss Willows !
Je courais vers sa chambre, trop heureuse de savoir qu’elle continuerait à être près de moi, je rentrais dans la pièce mais quelque chose me stoppa net : elle pleurait. Je rentrais doucement, elle tourna sa tête vers moi, ses yeux exprimaient une douleur indéfinissable :
-Catherine… je suis vraiment désolée de te causer autant de soucis, excuse moi je ne voulais pas, ces marques sur ton visage, c’est ma faute, tout est ma faute vraiment, je comprendrais que tu ne veuilles plus de moi après… cette histoire !
-Quoi ?! Mais voyons ce n’est pas ta faute ! C’est ton frère qui m’a fait ça et qui t’a mise dans cet état !
Sara était elle aussi dans un pitoyable état : sa bouche était violacée et sa lèvre inférieure était fendue, son œil marquait un horrible bleu, son arcade était, elle aussi, fracturée, tout comme son bras droit, je vis sur sa fiche qu’elle avait aussi trois côtes cassées et deux fêlées et qu’elle souffrait d’un léger traumatisme crânien.
-Tu ne m’en veux pas ?
-Comment pourrais-je t’en vouloir pour quelque chose que tu n’as pas fait ? Je t’aime et nous allons rentrer chez nous !
-Chez nous ?
-Oui j’ai parlé avec Lindsay, je lui ai tout expliqué, elle a compris et elle a dit qu’elle voulait, elle aussi, que tu viennes t’installer avec nous !
-Je… je… ne sais pas quoi dire !
-Dis que tu acceptes et que tu m’aimes !
-J’accepte mais pour ce qui est de t’aimer… Mon visage se décomposait
-Je rigole, encore une fois ma puce, détends toi !
-Ce n’est vraiment pas drôle Sara !!
*****************
Je l’aimais tellement, et la voir bouder ainsi, telle une enfant me faisait rire par-dessus tout ! Elle venait de me demander de vivre avec elle et c’était la plus belle chose qu’elle pouvait m’offrir après son amour !
-Bon on rentre !
-Sara, tu n’es pas sérieuse tu viens de subir un grave traumatisme et tu veux quitter l’hôpital ?
-C’est exactement ça !
-Non.
-Non ?
-Non, ce n’est pas sérieux, et si tu rentres je ne suis pas préparée si il t’arrive quelque chose et ce serait terrible pour moi de te perdre.
-Mais… je….
-Mais, je reste avec toi cette nuit tout de même !
-Ah, bon tant mieux !
L’équipe vint me voir, puis elle partit pour me laisser me reposer. L’infirmière apporta mon dîner, mais je n’avais pas faim, j’avais mal, la douleur s’était réveillée.
-Tu ne manges pas ?
-Je n’ai pas très faim, j’ai… j’ai mal
-Fais un effort, s’il te plaît, mon amour.
-Non… je ne peux… pas
-D’accord, mais repose toi maintenant !
-Oui, je crois que… c’est le mieux à faire maintenant.
Je fermais les yeux et le sommeil s’empara immédiatement de moi.
*Je me trouvais dans le hangar et Marc glissait ses mains sous mon haut, je me débattais mais son rire me pétrifia, il ne voulait qu’une chose, et cela me faisait peur, je ne voulais qu’une chose, être sauvée, mais Catherine n’arrivait pas*
-Catherine !!!!!!
*************
-Catherine !!!!!!
Son cri me glaça le sang, je courus vers elle et tentais de la réveiller, mais elle ne répondait pas, son corps était secoué de spasmes, elle hurla, mais je ne pouvais la réveiller, des infirmières arrivèrent quelques minutes plus tard et lui administrèrent un calmant. Elle se réveilla quelques heures plus tard :
-Catherine, qu’est ce qui s’est passé ? Pourquoi j’ai dormi aussi longtemps ?
-Sara, tu as eu une terreur nocturne et les infirmières ont du t’administrer un calmant assez puissant. Tu ne veux pas en parler ?
-Je… je… j’ai revu Marc, il me… touchait encore une fois, il me frappait, je… pleurais, et tu ne venais pas me sauver !
Son corps fut secoué de sanglots violents :
-Je ne t’aurais jamais abandonnée et je ne te laisserais jamais tomber, tu entends ce que je te dis ?
-Oui…
-Je t’aime et ça, c’est pour la vie !
-Catherine ?
-Hum ?
-On rentre chez nous ? Je n’en peux plus de l’hôpital !!
-Heu…je ne sais pas si c’est vraiment raisonnable !
Elle me regarda avec ses yeux tendres et sa meilleure imitation de Bambi, je ne pouvais résister :
-D’accord… je vais chercher l’infirmière.
L’infirmière arriva quelques minutes plus tard : -A ce que je comprends, Miss Sidle veut sortir de l’hôpital sans l’autorisation du médecin, ce n’est pas très sérieux !
-Cela ne vous regarde pas, je pense ? Non ?
Sara avait été froide et distante, ses lèvres étaient pincées, ses yeux étaient noirs de colère, je ne la reconnaissais pas.
-Sara…
-Quoi ? Cela ne la regarde pas, un point c’est tout !
L’infirmière finit de remplir les papiers, me les donna et partit sans dire un seul mot. Je regardais Sara à la recherche d’explications, son visage se tourna vers moi, elle n’était plus la même, son regard était redevenu doux, sa bouche formait un petit sourire, elle ne paraissait plus du tout froide et distante.
-On y va !
-Heu…oui.
Nous prîmes la route et une fois à la maison, elle se laissa tomber dans le canapé :
-Tu veux qu’on aille se promener ?
-Je crois que tu devrais te reposer, ton corps n’a pas encore récupéré.
-Catherine, s’il te plaît…
-Bon d’accord, tu veux aller où ?
-Je ne sais pas…on peut aller voir l’équipe au labo !
-D’accord !
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Nous prîmes la voiture et nous allâmes vers le département de police des experts. Lorsque nous arrivâmes, Nous fûmes accueillies par Nick, il me prît dans ses bras et quand il prît Sara, elle le repoussa violemment et son regard s’obscurcit d’un coup, je revoyais la Sara de la chambre d’hôpital :
-Ne me touche pas !
-Je suis désolée… je ne voulais pas te blesser. Son regard s’adoucit et avec un air gêné, elle ajouta :
-Désolée, je… allons voir les autres !
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Je ne savais pas ce qui m’arrivait, pourquoi je devenais si, enfin, si horrible dès que l’on tentait un contact physique ou que l’on faisait de l’humour ? Ça ne durerait pas, ça devait être la fatigue !
-Catherine ?
-Humm ?
-Je voudrais rentrer ! J’en ai marre !
-Mais, c’est toi qui voulais sortir ! C’est toi qui as voulu venir ici !
-Et bien reste si tu veux, moi je vais aller à mon appartement !
-………….
Je l’avais prise au dépourvu, je tournais les talons et me dirigeais vers la sortie sous les yeux ébahis de Catherine et de Nick.
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-Attends !!
Je criais presque, mais l’angoisse me serrait le cœur ! Je ne la reconnaissais plus, je ne savais plus qui elle était. Je me précipitais vers la sortie mais elle avait déjà disparu ! Où était elle ? Je pris la voiture et partis vers son appartement, espérant qu’elle y serait !
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J’arrivais devant chez elle, je me précipitais dans l’appartement, elle n’était pas là, je fouillais partout, où es-tu Sara ? J’entendis pleurer, c’était elle, j’ouvris son placard : elle était là, roulée en boule, pleurant toutes les larmes de son corps. Je me penchais pour la prendre dans mes bras mais elle se mit à hurler, et son corps tremblait, je continuais quand même à m’approcher, elle ne semblait pas se calmer, au contraire. Au moment de resserrer mes bras autour d’elle, elle me frappa, puis se protégea juste après.
-Je ne voulais pas pardon… fuis moi… VAS T’EN !!
-Non ! Je ne partirais pas, je te l’ai dit ce matin, je ne te laisse pas tomber !
-Alors aide-moi à ne plus avoir peur des autres, de leurs gestes… je ne sais pas ce qui m’arrive…
-Nous allons retourner à l’hôpital, ils vont t’aider, et moi aussi.
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Nous étions de retour à l’hôpital, Sara n’avait rien dit depuis plus de vingt minutes.
-Tu vas bien ?
Quelle question stupide, ah, bravo Catherine !
-Je… je… ne sais pas tellement. Je viens de te frapper, je refuse tout contact avec ceux que j’aime, je suis désagréable avec ceux que je ne connais pas et de surcroît, mon corps me fait horriblement souffrir !
-Désolée, ma question était stupide ! Mais sache que je ne t’en veux pas pour… ce que tu m’as fait.
Je me garais, puis nous marchâmes vers l’entrée, soudain Sara se plia en deux, quand elle releva la tête vers moi, son visage était livide, je l’attrapais par le bras et elle ne me repoussa pas.
-Qu’est ce qu’il y a ? Sara !
-Rien, ce sont mes côtes qui me font souffrir ! Elles n’ont pas l’air de supporter tous mes efforts d’aujourd’hui !
-Sara, ce n’est pas drôle !
-Vaut mieux que je rigole, sinon je vais pleurer !
Dans le bureau du docteur, Sara avait l’air mal à l’aise, elle frottait ses mains nerveusement et sa jambe tremblait. Pour la rassurer, je posais ma main sur son genou, elle ne me repoussa pas, mais je sentis un frisson la parcourir. Elle tourna sa tête vers moi, les yeux remplis d’amour, et sur ses lèvres, je pus lire un « merci ».
-Miss Sidle, vous ne devriez pas faire autant d’efforts, on vous a tiré dessus !
-Je suis adulte et ce que je fais ne vous regarde pas !
Elle était redevenue agressive, son visage était fermé, ses yeux étaient noirs de colère. Je pris la parole : Sara ! Excusez-la docteur, nous sommes aussi venues pour ça, elle est devenue agressive et violente depuis quelques temps, elle refuse tout contact physique.
-Cela ne m’étonne pas, elle a subi un grave traumatisme et la seule chose que je puisse lui prescrire, c’est de rencontrer notre médecin psychiatre, le docteur Chase.
-Un psy, non merci je ne suis pas folle !
Sara commençait à hausser le ton.
-Sara, s’il te plaît, fais le pour toi, moi et Lindsay !
-Je… je… d’accord.
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C’était mon premier rendez-vous avec le docteur Chase. Je ne me sentais pas à mon aise, Catherine avait voulu m’accompagner, mais c’était à moi, et à moi seule de guérir !
-Miss Sidle ?
-Oui ?
- Si vous voulez bien entrer ? Me dit une jeune femme en s’approchant de moi.
-Oui…
C’était elle le Dr Chase ?! Plutôt mignonne pour une Psy…
Je m’apprêtais à rentrer quand elle effleura doucement ma hanche, je m écartais vivement d’elle mais le Dr Chase fit comme si elle n’avait rien vu.
-Pourquoi venez-vous ici ?
-Pour faire un tennis, bien sûr ! Ma remarque ironique la fit sourire.
Elle me fixait depuis le début et je commençais à trouver ça gênant. Elle était assez séduisante, de grandes jambes fines, un visage fin, ses yeux étaient d’un bleu profond, et ses longs cheveux châtains descendaient en cascade sur ses épaules.
A la fin de la séance elle me serra la main et se rapprocha doucement vers mes lèvres, je m’écartais vivement.
-Je suis désolée, j’ai déjà quelqu’un d’autre dans ma vie Dr Chase.
-Cela ne me gêne pas !
-Je l’aime et vous commencez à m’énerver !
-Allons… laissez votre colère s’en aller et profitez du moment présent ! dit elle en s’approchant encore de moi
La porte du bureau du Dr Chase s’ouvrit soudain dans un vacarme assourdissant : VLAM !!!
Catherine se tenait là devant nous, tremblante de rage, doucement elle s’avança vers le docteur et très calmement lui décocha une magnifique gifle : -Je crois que vous n’avez pas compris ce que Miss Sidle vient de vous dire ! Elle est avec quelqu’un et ce quelqu’un, c’est moi, alors laissez la tranquille, et si vous tentez encore une fois, ne serait-ce que de la regarder, je ne serai pas aussi gentille que je viens de l’être !
Je regardais Catherine, incrédule, elle me prit la main et me sortit du cabinet en hâte.
*************
Pour qui cette femme se prenait elle ? Nous étions dans la voiture, j’étais très énervée, je tentais de me calmer, je regardais Sara, m’imaginant qu’elle serait déçue et très en colère de ma réaction, mais il n’en était rien : ses lèvres étaient pincées, et soudain elle fut prise d’un fou rire qu’elle ne pouvait plus arrêter ! Décontenancée, je la regardais :
-Qu’est ce qu’il y a ?
-Ta crise de jalousie était magnifique et ce que tu lui as dit encore plus !
Elle riait de bon cœur, et cela me faisait plaisir.
-Alors tu ne m’en veux pas ?
-De quoi ? De m’avoir sauvée des griffes de Cruella ?
-Heu…oui !
-Non, je suis touchée et de plus en plus amoureuse de toi.
Elle se pencha délicatement vers moi, et ses lèvres effleurèrent les miennes. Sa main commença à se diriger vers mon ventre, je me laissais faire, pour qu’elle puisse combattre ses démons, soudain elle s’arrêta :
-Tu… ne veux pas ?
-Si, mais je préfère ne pas te brusquer.
-Je suis prête à rentrer chez nous, avec toi et Lindsay et je suis prête à faire l’amour avec toi !
-Ça a le mérite d’être clair !
-On rentre ?
-Oui !
Nous partîmes donc chez moi. Arrivées à la maison, elle se jeta encore une fois sur le canapé, soudain, Lindsay déboula des escaliers et se jeta sur Sara : -Salut Sara !!
Les yeux de Sara s’assombrirent, je craignais le pire, mais délicatement, elle leva sa main, la rapprocha de la tête de Lindsay, et se mit doucement à lui caresser les cheveux : -Salut Lindsay !
-Maman m’a tout expliqué, alors tu vas vivre avec nous, parce que tu es amoureuse de maman !
-Oui, c’est exactement ça ! Ça te gêne ?
-Ben non !
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Cela avait l’air tellement normal pour elle ! Je regardais Catherine, son sourire était rayonnant, son être entier rayonnait ! Elle était si belle, si désirable, mon ventre commençait à se réchauffer.
-Sara, pourquoi tu as des bleus ?
-Je…
-Oh maman, toi aussi tu as un bleu ! Pourquoi ?
Je ne me sentais plus très bien, mes démons remontaient et je ne pouvais rien faire, je me levais brusquement en écartant Lindsay de moi et je me dirigeais vers la salle de bains.
-Sara ? Murmura Catherine en me suivant.
Je l’entendais derrière la porte de la salle de bains où je m’étais enfermée, sa voix inquiète me parvenait à peine, je lui ouvris enfin la porte après plusieurs minutes : -Sara, je ne t’en veux pas, tu ne dois pas avoir honte !
-Je t’ai frappée, tu ne te rends pas compte !
-Je ne t’en veux pas !!
-Je…
-Je t’aime et je ne t’en veux pas !
Elle attrapa mon menton du bout des doigts et m’embrassa.
Lindsay arriva à ce moment là et sans rien dire, me prit dans ses bras : -Je t’aime aussi Sara. Me dit elle gentiment
Mes larmes montaient, je me mis doucement à pleurer
-Pourquoi tu pleures ? J’ai dit quelque chose de mal ou j’ai appuyé sur tes blessures ?
-Non, je suis heureuse ! Merci Lindsay !
Catherine pleurait elle aussi.
-J’ai faim ! dis je soudain
Catherine ouvrit des yeux ronds, comme si je venais d’avouer que je me droguais !
-Quoi ? Lui demandais je dans un mouvement de tête
-C’est la première fois que je t’entends dire que tu as faim !
-Et bien j’ai faim !
-Moi aussi maman !
-D’accord, donc ça veut dire que je vais me mettre aux fourneaux !
-C’est exactement ça !!
Elle se releva, et se dirigea vers la cuisine. Je restais seule avec Lindsay :
-Sara ?
-Hum ?
-Tu viens avec moi ?
-Où ?
-On va jouer dans ma chambre.
-Ok.
******************
J’entendais Sara et Lindsay rire et cela me faisait chaud au coeur. Soudain, j’entendis Lindsay crier : -Maman !!!!!!!!!
Je montais les escaliers quatre à quatre, et une fois dans la chambre, je vis Sara assise par terre, le visage livide, elle se tenait les côtes, sa main était rouge de sang, sa plaie s’était rouverte !
-Catherine, ce n’est rien, ça c’est juste ré ouvert un peu !
-Lindsay va me chercher la trousse de secours, s’il te plaît !
Je soignais Sara, puis je la fis descendre dans le salon.
-Le repas va être prêt ! Tu ne bouges pas de ce canapé !
-Tu n’es pas drôle, je voulais continuer à jouer avec Lindsay !
-Ne fais pas l’enfant ! Tu auras tout le temps de jouer avec elle quand tu seras guérie ! En attendant tiens toi tranquille si tu ne veux pas retourner à l’hôpital !
-Oui maman !
-Très drôle !
A table, l’ambiance était détendue, je voyais Sara, picorer dans son assiette mais elle ne mangeait pas vraiment.
-Tu ne manges pas ?
-Si, bien sûr.
-Alors arrête de remuer ton poulet dans ton assiette !
-Je crois que tu as du oublier que je suis végétarienne !
-Oh ! Je suis désolée, je n’y avais pas pensé !
-Ce n’est pas grave, et je suis sûre que ton poulet est délicieux !
Après ce fameux repas, j’allais coucher Lindsay mais elle ne voulait pas que ce soit moi qui la couche, mais Sara. J’étais un peu jalouse, mais Sara lui proposa que nous y allions toutes les deux. Elle accepta, contente d’être au centre de nos préoccupations. Après l’avoir couchée, Sara se proposa pour faire la vaisselle, mais je refusais : elle devait se reposer ! Elle monta donc dans la chambre.
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Je me déshabillais et en passant devant la glace, mon reflet m’effraya : mon corps était couvert de bleus et je faisais vraiment peur à voir ! Comment Catherine pourrait avoir envie de moi ? Je fus interrompue par la sonnerie de mon portable, c’était un message de la part du fameux docteur : « Miss Sidle, malgré le petit accrochage avec votre amie, je pense qu’on pourrait continuer votre thérapie ! Et peut être apprendrez vous à connaître mon charme et moi-même ! »
J’appelais Catherine, elle arriva quelques minutes après :
-Regarde ce que je viens de recevoir !
Je vis Catherine changer de couleur au fur et à mesure qu’elle lisait le message :
-Je vais la tuer !!!
-Catherine détend toi !
-Mais non, elle ne peut pas… enfin… elle…
Je l’interrompis en l’embrassant passionnément :
-Je me fiche de cette femme, c’est toi que j’aimes et rien que toi !
Son regard changea brusquement, elle répondit fougueusement à mon baiser et glissa ses mains dans mon dos.
Je répondis à ses avances en lui enlevant son tee-shirt, et en caressant son ventre.
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Je me réveillais doucement, Catherine était là, elle dormait profondément et le sourire qui s’affichait sur son visage me remplissait de joie. Je commençais à lui caresser le visage, quand la porte s’ouvrit violemment et que Lindsay me sauta dessus !
-Bonjour maman !
-Maman ? C’est moi que tu viens d’appeler Maman ? Lui demandais je surprise.
-Ben oui, maintenant j’ai deux mamans !
-Oui, c’est vrai on peut dire ça !! Lui répondis je en souriant
Je la chatouillais, son rire guérissait les blessures de mon âme à une vitesse folle
- On ne peut pas dormir dans cette maison ? Grogna Catherine en sortant de sous la couverture
Oups ! Catherine était réveillée, enfin on venait de la réveiller, elle releva la tête et avec son magnifique sourire nous gratifia d’un « chipies » largement mérité !
Elle m’embrassa, embrassa Lindsay et m’aida à chatouiller la fillette. Si on m’avait dit une semaine avant que j’allais vivre tout ce bonheur, que j’allais enfin savoir ce que c’était d’avoir une famille, je ne l’aurai pas cru, mais ce que je vivais était tellement beau que pour une fois, je ne voulais pas m’inquiéter du lendemain…
Je ne sais plus qui avait dit un jour « Tout peut changer si on y croit ! » et c’était le cas pour moi : Tout avait changé !
J’étais HEUREUSE !! Et c’est tout ce qui comptait !
FIN